# Je t’aime comme

je t’aime comme toi et moi ferait quatre si nous dansions encore sous le grand drap je t’aime comme je ne te vois plus et que tu m’apparais je t’aime comme à pas d’heure et dru à la vitesse de la lumière et c’est encore trop lent je t’aime comme d’avant la mort pomme pendu à l’arbre et pourtant détaché de la pesanteur je t’aime comme revenir au début et s’il neige c’est aussi bien je t’aime comme un serrement au cœur quand on sait qu’il n’y a rien à faire  je t’aime comme deux mots pliés dans un mouchoir ou comme Cordélia avec ou sans cheval à mots rares dans une lande battue par le vent je t’aime comme le fou le vieillard et l’aveugle je t’aime comme la mort passe à pile ou face je t’aime comme elle frappe je t’aime comme tu me tiens par la main sans rire je t’aime comme je voudrais crier des fois j’voudrais crier ou comme partir pour ne jamais revenir je t’aime comme il  pleut  dans une forêt après qu’il n’a plus plu et que toutes les bêtes  s’arrêtent pour boire

A propos de Nathalie Holt

Rêve de peinture. Pose et dessine à la Grande Chaumière. Entre aux beaux arts avec un dossier fait la nuit. Rôde à la Sorbonne : trois ans de philosophie. 1981 premier décor de théâtre. Se prend au jeu. S'appuie sur la mémoire des studios et plateaux de l'enfance. Vue rétrospective et oblique. Enfant de la balle. Apprend son métier sur le tas. Ne peint plus que des maquettes ou des murs plus hauts qu'elle. 30 ans de théâtre. Se promène avec un appareil photo, argentique puis numérique, tout en manuel, sans technique.

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