#boost #01 | tanne et terre

St4L’exondation est l’émergence d’une terre précédemment inondée. St1Le tanne est à nu. C’est une membrane. Le Tanne exsude son sel. Ce que fait le tanne sous le soleil, il salive. Il rend l’âme. Sel et  pyrite. Le tanne distille. Il se précipite. 4FeS2​+15O2​+14H2​O→4Fe(OH)3​+8H2​SO4. L’hématite teinte le tanne de veinures rouges et brunes. 4FeS2​+15O2​+14H2​O→4Fe(OH)3​+8H2​SO4. L’acide sulfurique déshydrate le gypse. Il tache Continuer la lecture#boost #01 | tanne et terre

#LVME#14 Faire archive

Faire archive La blogueuse pensait que les vies étaient faites de lieux et d’histoires et se demandait ce qui disparaissait le plus vite des lieux ou des histoires; les lieux changeaient, se transformaient quand les histoires s’effaçaient soit que les gens les oublient, soit qu’ils disparaissent eux-mêmes. La blogueuse était surtout habitée par la conscience de sa propre disparition qui Continuer la lecture#LVME#14 Faire archive

#LVME #13 La blogueuse

La blogueuse Noémie Lwoff , la blogueuse, serait leur chroniqueuse, le garde-mémoire de leurs histoires, de leurs modes, de leurs travers, de leurs dérives à travers son blog. Elle aimait cette réalité née avec la Révolution française d’un collectif humain qui s’administrait et qui s’appelait une commune. Cette échelle lui convenait, suffisante pour repérer une certaine diversité, pas trop étendue Continuer la lecture#LVME #13 La blogueuse

#boost #02 | deux portes

Un couloir. Des portes. Rejoindre la dernière à droite. Fin d’après-midi les vocalises remontent la cage d’escalier. Vérifier le nom dans le porte étiquette. Frapper. Attendre. Frapper encore pour être sûre. Tourner la poignée. Entrer. Appuyer sur l’interrupteur. La lumière jaillit. La vive lumière du miroir cerné d’ampoules à filament. Des années en arrière. Dehors le jour pâlit avant de Continuer la lecture#boost #02 | deux portes

#boost #02 | Plus rien ne m’étonne

Pousser fébrilement vers le bas la petite poignée de la petite portière en fer rouge du petit camion de pompier. S’engouffrer dans la petite cabine, s’agripper au petit volant avec ses deux petites mains coincées dans des petites moufles en laine bouclée. Donner au grand monsieur à moustache un petit ticket rose ou vert et sentir soudain sous ses petits Continuer la lecture#boost #02 | Plus rien ne m’étonne

#boost #02 | respirer quand même

On sort de la voiture et on entre. La porte s’ouvre toute seule. Elle détecte. L’objet a cette forme d’intelligence de s’ouvrir à notre approche. C’est pour ne pas poser les mains sur la surface vitrée. C’est pour ne pas toucher. On entre et on marche dans l’odeur de détergent et d’éther. De javel qui prend à la gorge. On Continuer la lecture#boost #02 | respirer quand même

#boost#02/ (suite 00 et 01) Attention à la fermeture des portes

A Vaison la porte d’entrée de sa maison est restée béante laissant passer fleuve et rivières. Lit, placard et maison de Barbie restent immobiles dans la boue stagnante. La décrue arrive le désastre émerge alors qu’un soleil éclatant inonde de lumière les restes du cataclysme. Plus de colère pour claquer la porte de la chambre aux huisseries engluées. C’était pitié Continuer la lecture#boost#02/ (suite 00 et 01) Attention à la fermeture des portes

#LVME #09 | Rangée H, siège 24

Presque pleine mer, gros coefficient, la navette pour l’Arcouest part de la cale 1, tout en haut du port Clos, juste sous les fenêtres de l’hôtel Bellevue. Pas tout en haut du quai, un peu plus bas sur la cale en pente. Le matelot qui s’occupe de l’amarrage aide les gens à monter sur l’étroite passerelle un peu bancale. Il connaît Continuer la lecture#LVME #09 | Rangée H, siège 24

#LVME #14 | paysage de cicatrices 

On peut penser que le temps s’était suspendu, comme une parenthèse dans laquelle l’immeuble du 12 rue Évariste Murray avait existé. On peut penser que le temps était au final une succession de suspensions et de parenthèses. Entre la cicatrice d’une blessure et une autre blessure qui deviendra à son tour une cicatrice. Entre le fragment d’une forêt originelle que Continuer la lecture#LVME #14 | paysage de cicatrices 

#boost #01 | nuit d’été (le corps écoute la langue)

version du 15 février ST2 / liminaire Dans terreur, il y a terre. Cette nuit-là, j’entends : dans terreur, il y a terre. ST4 Erre : lieu d’errance. Ton erre favorite. Comme une erreur. ST2 Vers les trois heures, j’ai ouvert à la terreur des coupables, mon maître. La nuit avançant, à entendre ses jugements sévères, j’ai eu besoin de mordre, de Continuer la lecture#boost #01 | nuit d’été (le corps écoute la langue)