#anthologie #25 | si rares si fortes

Pas moyen de les retenir, de les provoquer, et manquant de mots plus que pour tout le reste. Elle dit : ne met pas de parfum. Elle dit j’aime ton odeur. Elle ferme les yeux, son nez me parcours sans toucher ma peau. Elles m’ont toutes parlé de mon odeur, et jamais je n’ai senti la leur. Je sens ce que Continuer la lecture#anthologie #25 | si rares si fortes

#anthologie #22 | Véritable route de campagne avec fictions

Derrière le portail de la petite maison de l’autre coté de la route, à peine dissimulé par une armada d’herbes folles, c’est un capharnaüm d’objets abandonnés qui bloque le passage jusqu’à la porte d’entrée. On dirait une cargaison de brocante à ciel ouvert, déchargée à la hâte, puis laissée à l’abandon. Il fixe d’abord son attention sur un matelas noirci Continuer la lecture#anthologie #22 | Véritable route de campagne avec fictions

#anthologie #25 | artefact

A l’autopsie, la puanteur du cadavre d’un mort en odeur de sainteté demande autant d’huile de menthe poivrée sous le nez que le cadavre d’un mécréant. Dans les rues passantes de nos jours les odeurs de pains au chocolat et de croissants sont des illusions : les boutiques de viennoiseries sont désormais équipées de diffuseurs d’odeurs attirantes. Une société parisienne Continuer la lecture#anthologie #25 | artefact

#anthologie #25 | odeurs, parfums

Est-ce la pluie qui remonte les parfums de la terre ou la terre humide qui sent ainsi ? Provoque un tel sentiment de bonheur ? Les fleurs n’ont plus de parfums lorsqu’il pleut comme si elles ne voulaient pas les mouiller   Nul ne sait ce que les autres sentent de lui.  Un corps chaud exhale un parfum chaud. Un corps froid Continuer la lecture#anthologie #25 | odeurs, parfums

#anthologie #24 | Tête bêche

Allant vers le sombre lit… (Joyce Ulysse) Oui, c’était là-bas à Gibraltar j’étais si impatient toujours trop pressé je l’ai poussée, pressée serrée de toutes mes forces jusqu’à ce qu’elle me dise oui elle a dit oui je ne saurai jamais si c’était pour moi ou pour échapper à la famille à la maison connaître enfin un homme et je Continuer la lecture#anthologie #24 | Tête bêche

#anthologie #19 | en noir et blanc

«toutes les images disparaîtront» le rire terrifiant de Grace Poole, la vision de l’enfer et l’enfant lisant en cachette Jane Eyre sous l’édredon de plumes, à la lueur d’une lampe de poche affiche annonçant le match de foot du dimanche sur la porte du café restaurant, Chez La Bruna, rue de rû, un couple endimanché pose devant la porte, la Continuer la lecture#anthologie #19 | en noir et blanc

#anthologie #25 | lot d’odeurs

Je ne sens rien. Ne rien sentir, se sentir ne rien sentir. Juste voir. L’odeur du pet qui fait rire les enfants. T’as pété ! Non j’ai pas pété. Si t’as pété. Ça pue, tu pues. Passer de ça pue à tu pues, à ils puent, à ils puent tous. Repousser les puants, celles et ceux qui ne sentent pas Continuer la lecture#anthologie #25 | lot d’odeurs

#anthologie #22 | Thomas Edison

La rue Thomas Edison, zone industrielle, Pessac, Gironde Récemment :   J’arrive en voiture depuis l’autoroute, je tourne à gauche au rond point de l’Euro, ainsi nommé à cause de la pièce géante de un euro posée au milieu pour signaler la présence d’une usine de fabrication de la monnaie européenne. J’emprunte la rue Gustave Eiffel avec l’intention de tourner Continuer la lecture#anthologie #22 | Thomas Edison

#anthologie #21 | Vies annotées

Tu es tout l’inconnu assemblé en un seul corps (1). Ce corps gracile. Ces bras immenses où jouent l’enfant qui te sourit (2). Cet enfant main sur la bouche où retentit ton cri. Un cri de mère planté à la racine des dents (3). Ce cri d’enfant qui dit maman n’est pas le tien. Pourtant il est le sang qui Continuer la lecture#anthologie #21 | Vies annotées

#anthologie #24 | gens qui dorment

Il était allongé sur le côté gauche, le bras droit posé sur le flanc droit, le bras gauche allongé en angle droit avec le corps, la tête reposant sur le biceps gauche, le menton légèrement baissé entraînant la tête vers la poitrine. Yeux fermés,de temps en temps ils les plissaient. Etait-ce une réaction à un stimuli extérieur? à une pensée Continuer la lecture#anthologie #24 | gens qui dorment