#anthologie #23 | Plus haut, toujours plus haut

Quand tu arrives (arrivais faudrait-il dire) à la Bérarde par la route, après avoir passé le pont sur le torrent des Étançons, ce n’est pas beau. Murs gris de ciment, de moellons .Toits de tôles ondulées, pancartes de snack, gîte, hôtel. La mecque de l’alpinisme a l’allure rude de ces hameaux où la neige fond tardivement. C’est un bout du Continuer la lecture#anthologie #23 | Plus haut, toujours plus haut

#anthologie #25 | Odeur de tristesse

Dernier enregistrement (6) Comment ne pas travailler sur les odeurs quand le sens de la vue est étranger à l’enfant (et à l’adulte) qu’est mon grand-père Henry . Donc, Henry  est aveugle et là , il va falloir chercher. J’aurai aimé qu’il me parle et raconte… mais rien , je ne l’ai pas connu… Alors je me bande  les yeux régulièrement Continuer la lecture#anthologie #25 | Odeur de tristesse

#anthologie #24 | Je les regarde dormir comme en miroir

Je la regarde : elle vient de m’aimer. Endormie, elle aime peut-être encore. Je regarde dormir la mère : le grand âge pour elle, démunie, l’âge adulte pour moi la surprenant ainsi. Je la regarde dormir : Son corps agité, le visage se fronce, puis un sourire : je ne suis plus dans son désir. Je regarde dormir le Général : assis à table en Continuer la lecture#anthologie #24 | Je les regarde dormir comme en miroir

#anthologie #24 | les dormeurs intempestifs

Ce qui me manquant le plus de la vie en Chine, ce sont les dormeurs et les dormeuses. En Occident, l’oisiveté est suspecte, qu’on soit vautré ou qu’on piétine nerveusement. Mais en Chine, dormir quand on n’a rien à faire est tout à fait normal. On dort partout : sur le siège d’une moto, à l’ombre d’une charrette à bras, Continuer la lecture#anthologie #24 | les dormeurs intempestifs

#anthologie #16 | L’exposition

Il passait devant son stand, les mains dans les poches, la troisième fois déjà. Il feuilletait un des livres, toujours de la main gauche, l’autre toujours dans la poche, regardait les images, s’arrêtait parfois longuement sur une page ou une autre, se perdait dans la lecture mais s’écartait aussitôt que quelqu’un s’approchait trop. Quand il n’avait pas les yeux posés Continuer la lecture#anthologie #16 | L’exposition

#anthologie #25 I Paris ne sent pas le riz

L’odeur du fleuve qui passe où s’en va-t-elle ? Y a-t-il une odeur de surface et une des profondeurs ?  Certaines odeurs viennent de loin, nous surprennent. Ainsi l’odeur des embruns qui remonte la Seine, dépasse Paris, portée par le vent d’Ouest. Soudain les enfants des banlieues s’arrêtent surpris, leurs yeux flottent et se perdent au delà des immeubles qui Continuer la lecture#anthologie #25 I Paris ne sent pas le riz

#anthologie #17 | Sujet et Institution

25 févr. 2015 10:56 C-M C Subject is an ambiguous word to deal with when it is not contextualized. It may drive to think about a person who is submitted to an authority or to a person responsible for his actions. Institution is in the same time rather easy to grasp. It describes an authority which is to organize life Continuer la lecture#anthologie #17 | Sujet et Institution

#anthologie #17 | une dernière rencontre avec Xavier OR. / Hommage par Jean Yves LEBORGNE

#anthologie# 17 Une dernière rencontre avec Xavier ORVILLE / Hommage par Jean-Yves LEBORGNE Je vais prendre des nouvelles, missionné par un ami commun que j’ai retrouvé à l’occasion des obsèques de mon père Je vais me rendre au domicile privé de XAVIER OR…. L’écrivain de Martinique qui a consacré une petite partie de sa vie à enseigner car hispanophone et Continuer la lecture#anthologie #17 | une dernière rencontre avec Xavier OR. / Hommage par Jean Yves LEBORGNE

#anthologie #22 | Rue Michel Servet

Rue Michel Servet – souvenir lointain C’était vraiment difficile de trouver une place pour se garer dans la rue Michel Servet. Le parking de la place du marché était proche mais trois fois par semaine, les mardis, jeudis et samedis il fallait enlever la voiture sinon la fourrière. J’avais oublié une fois mais les forains avaient poussé ma voiture. Le Continuer la lecture#anthologie #22 | Rue Michel Servet

#anthologie #23 | Le sous-sol

Je ne me souviens pas d’une époque antérieure au sous-sol. Il a toujours été là, comme mes bras, mes jambes, ma tête qui repose sur mon torse, et sur personne d’autre. Nous étions assez enfants pour partager naturellement le même sol, même s’il y en avait deux. L’un en haut, l’autre en bas, mais nous n’avions pas besoin de celui Continuer la lecture#anthologie #23 | Le sous-sol