#anthologie #08 | s’échapper
un rêve d’Aldo avec cette musique qui fait « soit dit en passant, j’ai beaucoup à apprendre » Continuer la lecture#anthologie #08 | s’échapper
la plateforme de publication collective des ateliers Tiers Livre
un rêve d’Aldo avec cette musique qui fait « soit dit en passant, j’ai beaucoup à apprendre » Continuer la lecture#anthologie #08 | s’échapper
Le soleil est lourd derrière ses nuages. Je préfère le frais de ma maison. Sur la table de la cuisine d’été j’ai posé mon ordinateur. Il est blanc comme le blanc des commencements. Je l’ouvre, il y a entre le clavier et moi l’espace des incertitudes, des ambivalences. Il faut bien commencer, se faire confiance, foncer vers l’imprévisible des mots Continuer la lecture#anthologie #07 | blanc
…, et c’est ainsi que, là sous l’escalier qui conduirait aux chambres, mon pied s’est posé sur une étrangeté du sol, suscitant un son creux, caverneux, avec une sensation éprouvée sous la plante des pieds qui laissait imaginer que le sol pouvait, à tout instant se dérober. Mon pied venait de ressentir la trappe. À bien écouter, il semblait que Continuer la lecture#anthologie #08 | la forêt obscure
Une bille – son bleu nuit – traverse une cour. Ça ne dure jamais. Une porte claque, courant d’air. Ça ne dure jamais. Une vague se retire – elle emporte les cris des gamins. Ça ne dure jamais. Un feuille d’érable tombe, promesse d’automne. Ça ne dure jamais. Une double croche sur une partition, Ravel – son Boléro. Ça ne Continuer la lecture#anthologie #06 | de ses yeux mouillés
Dans ma chambre, mon fauteuil est placé sous le fenêtre du toit. Confortable, je peux lire soit assise bien droite les pieds posés par terre, soit pelotonnée d’un côté avec les jambes par dessus un des accoudoirs larges et hauts. Cette position n’est confortable que pendant quelques chapitres, ensuite je dois me remettre droite. Mon dos est devenu douillet. La fenêtre ouvre Continuer la lecture#anthologie #07 | Luminosité
… une vague histoire de box internet, de débarras qui m’avait laissé indifférent mais ce jour-là, j’ai frôlé un petit bouton sur le côté de la serrure et la porte s’est entr’ouverte lentement et, je dirais, précieusement comme une invite à entrer. C’est plus haut que large et dès que mes deux pieds y ont trouvé place, je me suis Continuer la lecture#anthologie #08 | montages
[…] Il s’avance prudemment car on n’y voit pas grand-chose. Pour quelqu’un comme lui qui a oublié ses lunettes avant de s’aventurer là, on n’y voit même rien. Il sent rapidement que le sol bouge sous ses pieds, il tombe et découvre, sous une lumière éblouissante qui jaillit de néons multicolores suspendus au plafond, qu’il est assis sur un tapis Continuer la lecture#anthologie #08 | Roule ta bille
Le bruit des chantiers à côté a enfin cessé. L’écho des coups de marteaux tapent encore dans le crâne. À moins que ce ne soit les chantiers d’écriture en cours qui commencent à se faire entendre, et écrivent déjà sans moi, alors que je ne me suis pas encore assis à ma table. Je reste debout, à la fenêtre, dans Continuer la lecture#anthologie #07 | pour que le lieu d’écrire m’ouvre la porte
Ce n’est pas attendre, c’est être là, devenir sac, tout entier à la pesanteur, à l’absence de mouvement. Tendre le bras pour donner de la lumière, se lever et aller vers le lit : une pensée exorbitante. La chambre devient une sensation. Elle croît cependant que la limite des membres s’estompe. Les arêtes s’enfoncent dans le flou. Les parois s’arrondissent Continuer la lecture#anthologie #07 | Complies
Cette porte en trompe l’œil n’est pas une porte depuis des années elle anime mes rêves les plus fous pour ce qu’il y aurait derrière là où réalité et fiction se mêlent, ce soir elle m’intrigue est-ce une lumière différente, le soir un état de fatigue et mon imagination s’emballe cette porte est une porte… s’approcher avec la légèreté des lutins à Continuer la lecture#anthologie #08 | Kafka en trompe l’œil