#L4 | Sentimenthèque en désordre, avec ou sans sel.

D’Annie Ernaux, comment dire le père du bout des mots et la femme au bout de soi.

De Søren Kierkegaard, le choix pour la vie d’esthète et les ruptures de fiançailles.

D’Edgar Hilsenrath, la langue qui coupe là où ça fait mal dans les histoires de fils de pute.

De Pierre Michon, les phrases qui s’imposent comme des épiphanies en chaîne.

De Bernard Noël, les fentes du corps qui épousent celles de la page.

De Louis Calaferte,  les éclaboussures de la jouissance.

De Marcel Proust, la vie sur échasses.

D’Isabelle Stengers, qu’un concept est vivant.

De Duras, les bords de mer. Et le reste.

De Virginia Woolf, les manières de tuer l’ange du foyer pour avancer dans son coin à soi.

D’Arnaud Cathrine, comment gober des Xanax pour redéfinir l’amour.

De Laurent Mauvigner, que les histoires de nuits peuvent se lire d’une traite le dimanche après-midi.

Des Sœurs Brontë , les premières lectures dans la noirceur des âmes et des paysages tristes.

De Caroline Quine, que la bibliothèque verte c’était mieux que la rose et qu’un livre peut faire peur à chaque page que l’on tourne.

D’Henri Bergson, les tempes qui dégoulinent de sueurs en lisant tellement l’acte libre est si simple et si impalpable à la fois.

De Lola Lafon, qu’on n’ est pas seule à chavirer.

De Nathalie Sarraute, la ponctuation et un surnom.

De Sarah Kane, qu’un texte de théâtre peut te foutre la gerbe même sans représentation, et que c’était bon quand même.

De Louise Labé, le courage du désir en désordre.

De Gustave Flaubert, qu’il faudrait penser, aujourd’hui, au hashtag #jesuisEmma.

De Jean-Luc Lagarce comment murmurer quand on va crever et qu’on a envie d’hurler.

De Marguerite Yourcenar, comment donner des voix à l’écriture, sans Larsen. Et l’envie d’aller sur sa tombe. 

A propos de Marie-Caroline Gallot

Navigue entre lettres et philosophie, lecture et écriture.

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