#40jours #39 | Sur la route

Partir à l’aube, avant tout le monde. C’est plus fatigant mais il y aura moins de monde sur la route. Ce que tu te dis pour te persuader. Les enfants dormiront à l’arrière du véhicule, dans le désordre et l’accumulation des bagages. Une chance d’avoir la paix. Avant le lever du jour, la faim qui tenaille, le besoin de s’arrêter, Continuer la lecture#40jours #39 | Sur la route

#40jours #39 | vacances de février

Veille. Grand voyage. Février. Chaque année. Veille. Et avant-veille. Préparatifs. Absence. Deux semaines. Bagage. En conséquence. Excitations. Ma mère. Les valises. Les sacs. Convenablement remplis. Chaque recoin. Bouché. Chaque petite place. Occupée. Pas trop. En emporter. Le nécessaire. Le suffisant. Serrer. Se débrouiller. Là-bas. Mon père. Le voyage. En voiture. Explications. Les routes empruntées. Les nationales. Les régions. Écouter. Religieusement. Continuer la lecture#40jours #39 | vacances de février

#40jours #double | l’autre chemin

La forêt n’est pas si loin de la ville natale. Nous avons marché sur un chemin entre deux champs, en direction de la forêt. Les longues promenades en famille étaient rares mais mon grand-père maternel aimait les champignons et avait assez d’allant pour entraîner tout le monde. À l’orée de la forêt, deux chemins s’offraient à nous pour y pénétrer. Continuer la lecture#40jours #double | l’autre chemin

#40jours #37 | Lointain horizon

Tous les ans depuis quelques années nous revenons régulièrement en famille à Édenville, avenue de la plage à Carolles où Caroline a vécu lorsqu’elle était enfant. Elle y retrouve tous les étés et ses souvenirs d’enfants, et les enfants devenus adultes qu’elle y côtoyait, la maison de son enfance, L’îlot, et la plage et la dune de son enfance. La Continuer la lecture#40jours #37 | Lointain horizon

#40jours #34 | L’étrangeté de l’immédiat

Au fond de la propriété de nos voisins qui délaissaient leur jardin pour ne vivre que du côté rue, à l’opposée de chez nous, une vieille fosse de compostage était négligée depuis longtemps. Le jardin n’était plus entretenu, à l’abandon. À l’automne, les nombreux arbres du parc perdaient leur feuillage roux en abondance, le sol était régulièrement recouvert d’une épaisse Continuer la lecture#40jours #34 | L’étrangeté de l’immédiat

#40jours #33 | Tirer son épingle du jeu

J’ai mis du temps à comprendre que ce qui me faisait peur, enfant j’ai toujours été très craintif, pas très courageux, je préférais me défiler face à l’adversité, fuir le conflit, me cacher pour éviter les embrouilles, ce n’était pas le danger, la violence des plus forts, des méchants, bien sûr devant eux j’étais impuissant, la violence me tétanisait, je Continuer la lecture#40jours #33 | Tirer son épingle du jeu

#40jours #27 | Qui L. ?

Pourquoi tu ne réponds pas ? Où est-ce que tu l’as connue ? Au village ? Quelle était votre relation, exactement ? Est-ce que j’ai vraiment envie de savoir ? T’as fini de sourire comme une demeurée ? Pourquoi tu nous fais ça, à nous ? Après tout ce qu’on a fait pour toi, tu t’en souviens ? Tu t’en souviens ? Et Continuer la lecture#40jours #27 | Qui L. ?

#40jours #24 | Nous et toi

Nous sommes là, tu n’es pas seul, nous veillons sur toi, jamais tu ne t’ennuieras, regarde les pouces qui se lèvent, tout cet amour qui s’amoncelle, entends ton cœur qui bat, tik-tok, la foule d’amis que nous attirons à toi, par dizaines, par centaines et plus si tu le veux, tik-tok, merci de nous donner tout ce temps, n’oublie pas de répondre cœur pour cœur Continuer la lecture#40jours #24 | Nous et toi

#40jours #23 | elle marche, elle hurle, tout droit

Elle marche.Elle marche tout droit dans l’aube grise de ma ville. Dans l’aube grise de ma ville, personne ne semble la voir. Personne ne semble la voir parmi les rares passants qu’elle traverse, cette petite gosse perdue dans ses vêtements avec ce poisson qu’elle transporte. Ce poisson qu’elle transporte serré tout contre elle, il a de gros yeux jaunes. Ces Continuer la lecture#40jours #23 | elle marche, elle hurle, tout droit

#40 jours #19 | se faire attendre

L’attente c’était son truc, elle savait y faire, à l’heure où nous aurions du partir elle entamait une savante séance de maquillage, Je ne suis pas prête, on savait qu’il n’y avait rien à dire rien à faire ça ne ferait que l’agacer davantage nous n’avions plus qu’à attendre encore, l’impatience gagnait les corps, les mains tapotaient nerveusement les cuisses, Continuer la lecture#40 jours #19 | se faire attendre