#comme | je te vois comme une ombre fugitive

fabienne verdier, l’énergie des mots

Je te VOIS comme une ombre fugitive,

Je te vois COMME, à peine esquissé,

Je te vois comme une silhouette longiligne,

Je te vois comme ébauche de futurs encore ignorés.

Je te VOIS comme un passé qui hoquète,

Je te vois COMME retenu par d’invisibles fils d’une proie tapie aux aguets,

Je te vois comme enfant découvrant la vie,

Je te vois comme étonné par ce que tu découvres, de cette vie-là.

Je te VOIS comme tâtonner dans des espoirs déclinants,

Je te vois COMME plongé dans une piscine de bubble-gum,

Je te vois comme ange funeste irrésolu,   

Je te vois comme exilé aux îles Kerguelen, sans bateau de retour.

Je te VOIS comme parti pour un voyage sans bagage, sans boussole, bientôt sans mémoire, 

Je te vois COMME un ermite renonçant à la fréquentation ordinaire des hommes,

Je te vois comme le navigateur où la mer décidera, et puis c’est tout,

Je te vois comme celui qui sait le combat inégal.

Je te VOIS COMME celui qui regarde les étoiles,

Je te VOIS COMME rideau de pluie, tout se brouille, pluie, vagues, houle, mêlées,  

Je te vois comme si ma vue s’absentait …

Annick NAY – 11 Juillet 2021

A propos de Annick Nay

Des bords de Loire aux bords de Seine, Annick Nay vit actuellement à Paris. A toujours aimé écrire au gré des saisons et de ses pérégrinations.

2 commentaires à propos de “#comme | je te vois comme une ombre fugitive”

  1. ok Merci Je suis tjrs assez étonnée par l’espèce de congruence que peut provoquer une proposition d’atelier, le rythme s’est imposé quand il s’est agit de mettre en ligne le texte, ( le gras comme une intonation différente si le texte était lu) , puis j’ai retrouvé cette photo complètement oubliée ds mon ordi. Et quand je relis le texte, la thématique autour de voir/pas voir et une échappée sur la mémoire et l’exil. Je n’en dirai pas plus mais merci à vous et merci à Sébastien pour cette belle énergie de l’ écrire-partagé.

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