A propos de Clarence Massiani

J'entre au théâtre dès l'adolescence afin de me donner la parole et dire celle des autres. Je m'aventure au cinéma et à la télévision puis explore l'art de la narration et du collectage de la parole- Depuis 25 ans, je donne corps et voix à tous ces mots à travers des performances, spectacles et écritures littéraires. Publie dans la revue Nectart N°11 en juin 2020 : "l'art de collecter la parole et de rendre visible les invisibles" voir : Cairn, Nectart et son site clarencemassiani.com.

#40 jours #35 | ce ne sera jamais notre rue

Avoir sa rue. Sa rue pour soi tout seul. Sa rue, notre rue, son appartement dans un immeuble, pas notre immeuble, pas notre rue, pas tous les appartements, seulement le sien et pas sa rue, la rue de tous, la rue pas qu’à nous. Voilà ce dont nous rêvons ou ce dont je rêve. Ma rue, mon immeuble, mes appartements, Continuer la lecture#40 jours #35 | ce ne sera jamais notre rue

#40jours #34 | un noël au Portugal.

France-Portugal – Les années 2000. Avaient ils déjà deux enfants ? Elle ne souvient plus – Il faudrait aller regarder dans les photos, les archives, il faudrait qu’elle se lève de la table pour aller voir mais elle ne bouge pas. Elle se souvient, vaguement, que c’était un noël – Un noël où ils avaient décidé de partir, loin de Continuer la lecture#40jours #34 | un noël au Portugal.

40 jours #33 | J’en tremble.

Je me suis trouvée dans une aire de service au bord de l’autoroute et j’ai vu un couple engueuler son enfant, fort. Je suis restée là sans mouvements, sans un mot, j’ai marché de long en large, je me suis posée mille questions, mais je n’ai rien fait. Effroi – J’ai reçu le coup de fil d’une amie m’annonçant son Continuer la lecture40 jours #33 | J’en tremble.

40 jours #32 | Souvenirs très lacunaires

Le Liban, une rue sale et sombre, des échoppes mal famées, un trafic de voitures incessant, la poussière sur les vitres, des devantures déchirées, une arrière boutique louche. Il marche dans la rue quand tout d’un coup sur le trottoir d’en face, il le voit. Il le reconnait tout de suite, il se cache de peur d’être repéré, il y Continuer la lecture40 jours #32 | Souvenirs très lacunaires

40 jours #31| Le film que cela pourrait être.

Ce serait un monde en couleurs, ce serait l’histoire d’un clown qui aurait perdu les siennes, il serait devenu noir et blanc, triste et se sentirait différent. Ce jour-là, il s’avancerait dans la rue, il s’assiérait à la terrasse d’un café, il commanderait un Perrier. Les gens le regarderaient intrigués et une petite fille le pointerait du doigt en riant. Continuer la lecture40 jours #31| Le film que cela pourrait être.

40 jours#28.Tout ne s’achète pas, ah bon ?

Bien que je sache que le bonheur ne s’achète pas, je me demande parfois s’il n’est pas à vendre. Bien que je sache que l’amour ne s’achète pas, je me demande si parfois il ne serait pas en solde. Bien que je sache que l’amitié ne s’achète pas, je me demande parfois, si cela ne serait pas utile. Bien que Continuer la lecture40 jours#28.Tout ne s’achète pas, ah bon ?

40 jours #22 – Fête d’anniversaire

Trois jours C’est un grand jardin et une si belle maison. Une terrasse en pierre et des bouquets de fleurs, des buissons magnifiquement découpés et une petite fontaine surmontée d’une jolie statue dans une pelouse caressée par les saules pleureurs. C’est le calme et la volupté, la plénitude et le silence, le ciel bleu et pas de nuages. Il y Continuer la lecture40 jours #22 – Fête d’anniversaire