A propos de Huguette Albernhe

Plusieurs années dans l'enseignement et la recherche. Passion pour l'histoire de l'écriture, la littérature . Ai rejoint l'atelier de FB en juin 2018, je reste sur la barque même si je disparais de temps en temps

L#11 non pas fuir

Elle a décidé de partir, de tout quitter. Elle s’est mis dans la tête de s’éloigner de sa maison non pas pour fuir, non pas pour ne jamais revenir, non pas pour se changer superficiellement les idées, non pas pour éviter de comprendre ce qui se passe en elle, non pas pour se satisfaire d’explications creuses. Elle avance le long Continuer la lectureL#11 non pas fuir→

hors-série #2 I tout vider ou presque

C’est un objet du quotidien : récipient en céramique, porcelaine, noix de coco, métal, tissu, bois, cuir, carton ou jonc tressé destiné à recevoir des objets, un creux à remplir à convenance. 1— dans l’entrée poser les clés dans une demi-noix de coco qui se balance dès qu’on l’effleure, 2 — dans la cuisine après un grand verre d’eau et une Continuer la lecturehors-série #2 I tout vider ou presque→

L#8 Fabrication

Moi, Poecilotheria metallica, plus communément mygale ornementale bleu saphir ou mygale de Gooty, originaire de l’Andhra Pradesh en Inde, résidant habituellement à Chennai, je vais faire ma toile et émettre un son subtil durant toute sa fabrication — froutch — Moi, araignée arboricole je ne me demande plus ce que je fais là, si loin de chez moi dans cette Continuer la lectureL#8 Fabrication→

#L6 Quatre solitudes

La voyageuse Je partirai demain matin mue par une force qui me propulse je ne sais où. Besoin irrépressible d’être seule et d’explorer le hasard. Même sentiment depuis l’enfance, besoin qu’on me fiche la paix. Je ne suis jamais aussi calme, apaisée que lorsque je suis seule dans la nature ou bien dans un jardin, j’ai plaisir à être en Continuer la lecture#L6 Quatre solitudes→

P#6 Sept jours sous le regard de l’homme de pierre rouge

Journal de 7 jours (du 27 au 20 juillet) mardi 27 petite Emma à la maison. Elle a bientôt six ans. Elle m’entraîne dans un tourbillon de mots et d’actions. Préparation du repas ensemble, légumes découpés avec le couteau à bout rond, filets de poisson au four, bien disposés par ses soins dans le plat, pêches plates au dessert. Elle joue Continuer la lectureP#6 Sept jours sous le regard de l’homme de pierre rouge→

L#5 Le bien et le mal

Le boulevard qui longe la mer C’est le jour. Un immeuble, un parc, un boulevard, des voitures, des motos, des vélos, des piétons, des joggers, des jeunes, des moins jeunes, des vieux, des hommes, des femmes, des enfants, des chiens, ils sont tous là sur le boulevard et ses trottoirs. Ils ont vue sur la mer, le phare, le plongeoir, Continuer la lectureL#5 Le bien et le mal→

L#3 Quatre visages

La voyageuse Je suis partie sur un coup de tête. J’avais décidé de tout quitter sans définir le lieu de destination. J’avais décidé de me laisser emporter au gré de l’eau et du vent. Je mesure déjà combien mes carapaces égotiques sont risibles, superflues. En partant ainsi j’ai le sentiment de m’être mise à l’épreuve de l’inattendu et des forces Continuer la lectureL#3 Quatre visages→

Traversée en alphabet bleu

Voilà tous les bleus rencontrés, observés, adulés, classés par ordre alphabétique, des nuances se sont échappées, celles que tout le monde ne peut voir, le bleu regarde l’infini. Ainsi il y a le bleu acier, le bleu aigue-marine, le bleu azur brume, le bleu azur, le bleu azur clair, le bleu azurin, le bleu clair, le bleu ardoise, le bleu Continuer la lectureTraversée en alphabet bleu→

Et ce n’est que le haut de l’iceberg !

Elle passe la nuit dans l’hôtel. Ce qu’elle ne pouvait savoir hier en longeant le boulevard du bord de mer et le jardin du 27, celui devant la maison blanche embellie de bougainvilliers — c’est que derrière la haie, un jeune homme d’une vingtaine d’années se vidait de son sang. Ce qu’elle ne pouvait savoir dans la gare en choisissant Continuer la lectureEt ce n’est que le haut de l’iceberg !→

Nuits gravées

avoir été avalé dans le matelas de laine et bercé par les sonneries de la grosse pendule à balancier qui résonne chaque heure dans le grand hall s’être endormi enfin au sein d’une maison vigneronne languedocienne après le supplice du vieux traitement de grand-mère contre la bronchite — le cataplasme brûlant à l’odeur douceâtre de farine de lin et aux Continuer la lectureNuits gravées→