autobiographies #12 | vestibulaire

Les marques sont récentes. Un radiateur à bain d’huile a joué là aux autos tamponneuses. Il y a des lambeaux de tapisserie qui frisent et à certains endroits, ça plonge jusque dans le mur et pourtant il est dur, là, le mur, c’est l’ancien mur extérieur, on n’y a pas plaint le ciment ni les galets de Garonne, pas comme Continuer la lectureautobiographies #12 | vestibulaire

autobiographies #11 | segments bifides

Demest la girba deth hromatge esparricath al long de l’escalassa, que s’es facha berra coma cap davath de mandra damb resson e resson. Au milieu des gros morceaux mal digérés dans le carrelage de l’escalier, elle tente l’élégance d’un museau feutré prolongé de froufrous. Going towards the little declining path to the sport field, open. The yard is closed by Continuer la lectureautobiographies #11 | segments bifides

autobiographies #10 | élingue

Elle a bien retenu l’appellation. Elle pourrait en avoir faim. Elle en a plutôt mal à la tête. Elle n’y regarde pas de trop près. Elle sent la peinture fraîche. Elle tente de se rassurer. Elle sait bien dire fenestron, avec la bonne prononciation, et l’écrire aussi, avec cette graphie qui ne se devine pas forcément. Elle pense aux arbres. Continuer la lectureautobiographies #10 | élingue

autobiographies #09 | tour de passe passe passe

Bien campé au milieu, comme en un champ de ville. Petite parcelle, comme en un champ du sud. Semoir avisé. Y entrer par trois doigts, le petit reste à faire des arabesques. Landiro ! Le cri est lancé, il se diffuse bien au-delà des murs effrités. La petite calebasse du semoir est écornée, on la dirait bancale, comme la marche dans Continuer la lectureautobiographies #09 | tour de passe passe passe

autobiographies #08 | Triplieux

la cage d’escalier ; des plaques froides à la largeur des marches ; imitation marbre sans doute mais appellation courante de fromage de tête ; head cheese ; froid à y pleurer ; sous le regard du lucarneau à la vitre dépolie ; passage violent des phares à travers ; so violent ; des murs à oublier sans doute ; puisqu’oubliés ; forgotten for ever ; la porte avec l’oeil-de-boeuf ; une Continuer la lectureautobiographies #08 | Triplieux

autobiographies #07 | déporté au vestibule

Dans mon rêve, la mort m’avait placé là, au coude du vestibule, bon endroit finalement pour prendre en triple perspective l’ensemble des passages de la vieille maison. En glissant sur la droite, le passage est facile par la porte de la cuisine, toujours béante du plus loin de l’enfance mais toujours surmontée de ces carreaux encollés d’un plastique à facettes Continuer la lectureautobiographies #07 | déporté au vestibule

autobiographies #03 | au clair de l’arbre

Je voulais savoir intégralement ce qui se passait sous l’arbre rond, alors j’y installais mon duvet des nuits entières et je laissais accompagner mon immobilité par tous les mouvements qui rayonnaient autour du grand-gros hêtre, ce qui commençait par une certaine agitation de ses branches les plus hautes, bruissant avec une voix de papier et cela dégringolait peu à peu Continuer la lectureautobiographies #03 | au clair de l’arbre

autobiographies #04 | itinéraire bistre

Il n’y aurait que la nuit pour tisser un tel chemin… En sus, où l’introuvable Biscomte, même en écartant les ronces d’aujourd’hui et en essayant de déchiffrer la boite aux lettres rouillée, En sus qui porte comme une hauteur de noblesse. Eylie, qu’on atteindrait d’un jet de hillet, à condition de savoir où se tourner, Eylie d’en haut, Eylie d’en Continuer la lectureautobiographies #04 | itinéraire bistre

Sambucus Nigra n prgrss

version dé-verbée Au temps des saisons longues, l’infini froissement des feuilles. Avec rien que ça et la grande incertitude. Que l’étirement, de la racine à la baie cible des oiseaux. Un infini bruissement. Un chantier pour tous les vents et la résistance des nervures même aux voltes et virevoltes et rabattement de la pluie sur toutes les faces possibles. Avec Continuer la lectureSambucus Nigra n prgrss

#P10 | Hic et oc

Il a la barbe sombre des conquistadores et son message c’est plutôt de ne pas les aimer, eux les conquistadores, d’aimer plutôt les autres. Les autres, ceux qui parlent les langues indiennes. Il a la peau qu’on attrape sûrement après des jours et des jours à grimper dans la montagne, par tous les soleils. Dans le rabat du livre qu’il Continuer la lecture#P10 | Hic et oc