A propos de Sandrine Cuzzucoli

Aime le temps suspendu en contemplant, lisant, dessinant, parlant, regardant le plafond, les visages, peintures, ciels.. Dans mes études passées mais encore présentes!: la littérature américaine, italienne, les beaux-arts, la traduction et d'autres choses depuis... Ecris en revue depuis environ 5 ans, dessine depuis plus, c'est un aller-retour constant un peu comme un Appel de la Forêt, le titre d' un des premiers livres de Jack London — que j'ai aimé! à suivre aussi sur Instagram.

#photofictions #04 | le trépied 

le trépied ce serait cet écart entre nous ; qui quand l’accessoire de travail est manipulé par Alex s’estompe ; comme une prothèse prolongé par un bras ; un tentacule ; une main ; se dissipant dans l’espace pour nous saisir (et nous nous diluons) ; un courant aussi bien ; la même chose quand nous marchons tous les quatre ; il nous arrive de plus en plus souvent Continuer la lecture#photofictions #04 | le trépied 

#photofictions #03 | sur cette photo

sur cette photo j’ai le regard d’un cheval fou ; ou le regard de Méduse ; je pense souvent à ce regard ; je ne savais pas avoir cette expression entre stupeur crainte  et mystère ; je ne sais pas toujours parler à Alex ; quoi lui dire ; je lui dis que le marais est plein de lucioles la nuit ; je l’appelle au téléphone pour Continuer la lecture#photofictions #03 | sur cette photo

#photofictions #02 | ce portrait

(ce portrait) qui physiquement s’était donc dressé au détour d’un couloir blanc d’exposition et proposait à l’observateur tel une évidence ces trois silhouettes claires ne se détachant pas vraiment du fond festonné épais d’un feuillage dense semblait-il d’une lourde étoffe brocart de velours vert foncé aux reflets bleutés rappelant les nuances de la chemise de coton pâle  usée du père Continuer la lecture#photofictions #02 | ce portrait

#photofictions #01 | J’avais fait le tour du Colisée

j’avais fait le tour du Colisée ce matin calme pâle d’été  qui déjà en filigrane flamboyait Comme faire le tour d’une construction pas vraiment réelle un château évanescent elliptique fissuré de toutes parts où allaient se diffracter sur la pierre les mille lumières reflets silences et cris de la journée Je crois bien que j’étais fatiguée (de marcher, d’attendre, d’écrire) Continuer la lecture#photofictions #01 | J’avais fait le tour du Colisée

dialogue #04 | les voiles tombent à nouveau

les voiles tombent à nouveau sur la scène alors que derrière eux tout le mobilier disparait une autre fois dans ce qui ressemble à un mouvement de corps d’objets visibles et invisibles vacillants  dans la nuit embrassée par la mer Au sein du labyrinthe circulaire peu après mis à nu dans cette intermittence rendue par le positionnement et l’éclipse des Continuer la lecturedialogue #04 | les voiles tombent à nouveau

dialogue #03 | le mobilier

le mobilier réapparait et la petite fille joue du tambour de ses mains et finalement de tout son corps ; joue de ce lit-tambour posé à la verticale elle semble dans une lente chorégraphie les bras levés vers le ciel vouloir ouvrir une porte les personnages regardent le cheval alors que la petite fille s’en approche et lui donne un nom Continuer la lecturedialogue #03 | le mobilier

dialogue #02 | les voiles s’écartent

les voiles s’écartent ; donnent à voir une femme (Ari/Elle) ; un homme (Man_sour); et un chœur d’hommes et de femmes (les lecteurs) tantôt immobiles tantôt marchant ; le son du tambour s’estompe ; la petite fille se couche au sol je suis face à Man_sour mon frère, au centre de la scène-labyrinthe circulaire dont les échos sonores le mélange de formes figures géométries derrière Continuer la lecturedialogue #02 | les voiles s’écartent

dialogues #01 | la scène est circulaire

dans son rêve à elle la scène de théâtre est circulaire ; est en fait un cercle ouvert qui pourrait donner sur la mer, la nuit ; on distingue des lits des chaises et une table dans un décor pouvant être celui d’un monastère, d’un hôpital ou d’une cité universitaire ; des livres, de vieux ordinateurs, des jeux d’enfants et des ustensiles de Continuer la lecturedialogues #01 | la scène est circulaire

Vers un écrire/film #08 Chris Marker

Mansour le metteur en scène n’aurait pas aimé que j’écrive des oiseaux nocturnes il aurait plutôt aimé que je parle du cri des corneilles très tôt le matin dès l’aube printanière comme dans ce film de Chris Marker Sans Soleil un film que Mansour avait beaucoup aimé et qu’il lui avait fait découvrir un jour alors qu’il lui avait aussi Continuer la lectureVers un écrire/film #08 Chris Marker

vers un écrire-film #7 | oiseaux nocturnes

à sa nouvelle brève descente du train entre deux gares cette pâte matière nocturne composée à la fois de lumière et de noirceur par moments la happait comme dans un vertige dont elle aurait voulu sortir mais les deux composantes étaient bien trop fortes et aussi indissociables dans cette texture presque malléable tactile de la nuit où d’étranges cris d’oiseaux Continuer la lecturevers un écrire-film #7 | oiseaux nocturnes