#40 jours.| # 06. Plans guides et cartes. « Où mènent les voyages ? »

Les plans ou cartes amassés pour son travail, toute un histoire, pour chaque déplacement en moitié sud de France, les plans de toute les villes traversées tiennent la moitié d’un rayon, Lyon, Roanne, Grenoble, Clermont-Ferrand, Aurillac Saint-Flour Limoges et d’autres. Les cartes routières autant dans la voiture que sur l’autre moitié du rayon, il finit par les savoir par coeur. Continuer la lecture#40 jours.| # 06. Plans guides et cartes. « Où mènent les voyages ? »

#40jours #05 | entre Vercors et les Alpes

Tu y entres pour la 2éme fois. Trois étages par escalier, déjà sur le balcon la troisième porte à gauche. Un grand rideau thermique rouge velours se soulève dès la porte ouverte, tu te faufiles pour entrer dans un couloir étroit murs blancs et vieux carrelage par terre aux carreaux dix sur dix beige et marrons. deux portes fermées sur Continuer la lecture#40jours #05 | entre Vercors et les Alpes

# 40J. #04 | Le pied au plancher.

La bande blanche, c’est bon, juste repeinte à l’instant le goudron parait plus sale. La suivante déjà rejointe, des mégots collés dessus déjà, le marché vient de se terminer, le jeu est de traverser la place en zig-zags une tomate écrasée, le masque abandonné, un mouchoir, un vrai tableau de peintre pour une exposition, une collection de sacs plastiques précède Continuer la lecture# 40J. #04 | Le pied au plancher.

#40jours #03 | Salvador Allende.

Le lycée des métiers Salvador Allende à Béthunes dans le nord. On y arrive par la rue de l’université, en face des maisons mitoyennes à un seul étage typiques du nord en briques marron-rouge, et lui, le lycée, tout simple, d’abord le long de la rue sa longue barrière en croisillons de bois peint en blanc quatre-vingt cm de haut, Continuer la lecture#40jours #03 | Salvador Allende.

#40jours #02 | ni « La vie mode d’emploi » ni « l’immeuble yacoubian.

Assise sur le balcon, j’imagine. Il a cinq étages et trois entrées. Je l’ai désossé combien de fois, à force d’y voir entrer et sortir les gens toute la journée, j’y ai imaginé des pièces entières pleines de leur vie. À raison de quatre appartements de cinq pièces par palier, cela fait déjà vingt, fois trois entrées fois cinq étages, Continuer la lecture#40jours #02 | ni « La vie mode d’emploi » ni « l’immeuble yacoubian.

#40 jours. #01. Appartement 8ème étage.

C’est un appartement au 8e étage d’un immeuble cossu. Elle rit, veille sur son enfant de cinq ans. Ce soir elle va au cinéma, elle se maquille, part heureuse.   Rentre chez elle et s’endort, à côté de son mari. On la voit deux trois heures plus tard tourner s’agiter, pleurer, prendre les valises préparées depuis longtemps au cas où, prendre Continuer la lecture#40 jours. #01. Appartement 8ème étage.

#40 jours #prologue | de Sainté à Kharkiv

Du Guizay, on voit les sept collines et cette grand’rue de sept kilomètres. Des voies de chemin de fer, beaucoup, là, tu vois, c’est notre immeuble. Du vert beaucoup, et pas seulement de nature, le vert des footballeurs : le 26 mai 1944, les avions américains veulent détruire les infrastructures du chemin de fer, la gare de triage vers Tardy. Neuf bombes Continuer la lecture#40 jours #prologue | de Sainté à Kharkiv

Écrire-film. #5 Pousser la porte. Vertiges dans le réel.

Je voudrais être dans la tête de Koltès au moment où il entre dans le théâtre pour la représentation de « Médée » de Sénèque avec Maria Casares.Il a été médusé par sa puissance, soulevé par sa force. Je le vois avec sa bienveillance et sa luminosité. Maria Casarès, Il l’a vue peu par la suite mais ce qu’il avait vu comptera Continuer la lectureÉcrire-film. #5 Pousser la porte. Vertiges dans le réel.

transversales #04 | commencer, ça s’appellerait «Savoir continuer»

Une bonne clé de bras, aussitôt les menottes. tout de suite les coups de poing, les douleurs, la tête maintenue à terre, lui à côté qui voulait t’aider emmené lui aussi, embarqués dans le fourgon, passage par l’hôpital, épaule démontée, retour commissariat, pas d’attelle, on n’est pas une pharmacie. Tout s’enchaîne comme il s’y attendait, menaces, insultes, humiliations, la cellule Continuer la lecturetransversales #04 | commencer, ça s’appellerait «Savoir continuer»

transversale # 03 | son chapeau tout gelé était-il bien le chapeau de sa femme ?

Le chapeau à terre ne sait plus ce qu’il est, mais comment faire maintenant que je n’ai plus de tête où me poser , je suis fou ? je suis aveugle ? je n’existe plus ? Et mon étiquette ? Elle me dit made in China, vraiment ? Ça m’étonne. Impossible. Mais où est-elle ? Pourquoi me fuit – elle Continuer la lecturetransversale # 03 | son chapeau tout gelé était-il bien le chapeau de sa femme ?