# 40 jours # 7 : catabase

La métropole s’étend jusque dans ses sous-sols. Le nom inscrit en grandes lettres vertes rappelle que l’espace urbain trouve sous terre ses prolongements et offre des possibilités de voyages souterrains, c’est le métropolitain. Laissez-moi dire impunément tous les secrets cachés et enfouis dans l’En-bas. Sur le trottoir, le sol goudronné s’ouvre et découvre un escalier gris très étroit qui descend Continuer la lecture# 40 jours # 7 : catabase

#40 jours #10 | chanson

vingt juin J’ai peu de souvenirs du Kram – j’ai peu de souvenirs de ces moments-là je les invente en allant – j’essaye d’écrire à propos de cette époque-là pour en garder le souvenir vivant, pour qu’ils (elle et lui) reviennent un moment – un peu plus de réalité que celle de ces deux parallélépipèdes noirs, on peut y voir Continuer la lecture#40 jours #10 | chanson

#40jours#08 | 4 murs et de l’eau

Une journée caniculaire entre maisons ville/village. Dans les centre-ville du sud la moiteur étouffe.Les cris percent les toits le soleil ne descend pas si bas trop de mur de dédales de vieille pierre, insalubre ça sent l’urine et la moisissure même l’été fenêtres ouvertes.Le linge pend au fenêtre à travers les bâtiments, le folklore italien n’est pas vraiment du folklore Continuer la lecture#40jours#08 | 4 murs et de l’eau

#40 jours #09 la réunion des présidents d’associations

À la réunion des présidents d’association, le Premier adjoint et la responsable de la communication étaient en short. Ils savaient pourtant qu’on prenait la photo. C’est lui qui l’avait commandée et c’est elle qui tenait l’appareil. On est ressorti sur la pelouse pour la réunion alors qu’on venait juste de s’assoir. La présidente du yoga rentrait d’une randonnée et ne Continuer la lecture#40 jours #09 la réunion des présidents d’associations

#40 jours #10 | rancune

Trop nombreux, ils m’étouffent. Entre les souvenirs perdus et ceux que l’on s’efforce d’effacer, une pièce noire où la mère peut enfermer l’enfant, en haut d’une avenue qui porte le nom d’un saint, dans une ville prétentieuse et factice où une fois l’an on change dix fois par jour le tapis rouge d’escaliers mythiques. Ceux qui me manquent sont au Continuer la lecture#40 jours #10 | rancune

#40 jours #07 | l’ascension et après ?

Nous redescendons dans la nuit noire entaillée par les rayons de nos lampes torches, nous nous laissons tomber à pas lourds, la pente est abrupte et la descente sans cesse amortie par le sable noir qui s’insinue dans nos chaussures, celui du groupe chaussé de tongs ne palabre plus, Iddu a absorbé sa peur, il est maintenant silencieux, nous descendons Continuer la lecture#40 jours #07 | l’ascension et après ?

#40jours #08 | bousculements du paysage

Tout a changé vite, je ne reconnais plus rien. Chaque fois que j’ai rendez-vous dans la ville, Tout a changé vite, je ne reconnais plus rien. Chaque fois que j’ai rendez-vous dans la ville, ma ville, celle où j’ai vécu depuis mon époque étudiante, je prends le tram. Les lignes sont reconnaissables grâce à des voitures de couleurs différentes, des Continuer la lecture#40jours #08 | bousculements du paysage

#40 jours #10 | furtives

Passe l’image furtive d’un pavillon, au soleil, tout neuf, tout blanc, dans un quartier tout neuf, tout blanc, en périphérie de la ville, accroché à la colline, et cette impression fantôme d’un renouveau qui colle aussi à la peau de l’adolescence, aucune odeur particulière mais des bruits, celui du train de marchandises lourd et lent qui traverse la ville deux Continuer la lecture#40 jours #10 | furtives

#40jours #09 | passants

Cité de la rue Piat. La moitié du trottoir. Côté gauche de la rue. Barre-tour. En montant. La rue Piat. Rue du belvédère de Belleville. Ancien terrain vague. Transformé en parc. Toute une population. Habite là. Somptueuse vue sur Paris. Énorme cité HLM. Des locataires. Des familles. Des lascars. Peu d’artistes. Des cafards. La nuit. Des rats. Petit matin. Des Continuer la lecture#40jours #09 | passants