#40jours #10 | là où je suis née

Je ne me souviens pas de la ville où je suis née. Je ne vois pas ses contours, ni les personnes qui la peuplent. L’artère principale bordée de platanes, oui. Avec la lumière des phares de véhicules sortant de l’autoroute. J’ai bien peur que les autres souvenirs que j’en ai soient inventés. Je vois un théâtre, avec une entrée sombre Continuer la lecture#40jours #10 | là où je suis née

#40jours #10 | au bon Souvenir derrière un mauvais…

Il n’y a pas d’images que déclaratives, assertives, finies Hors temps, hors personne, hors circonstances, vérités proférées comme telles […] Et mon esprit compte; et refuse jacques roubaud, Méditation du 21 jUILLET 1985 Je dirais Au bon Souvenir, comme je dirais Au bonheur des Dames… Reconstituer les après-midi d’été chez cette délicieuse dame, une parente, avenante et artiste, dont la Continuer la lecture#40jours #10 | au bon Souvenir derrière un mauvais…

#40jours #07 | un trou

Je descends dans le métro par l’escalier gris sombre, les traces rondes et plus claires des chewing-gums aplatis sont toujours à la même place, je descends sans croiser un cafard ni même un humain, ça c’est plus étrange, les humains cachés comme les cafards, ça résonne étrangement d’ailleurs, je descends descends descends et c’est ensuite un couloir, le bitume brillant Continuer la lecture#40jours #07 | un trou

#40 jours #10 | Vacances du souvenir

Illustration : une clairière en hiver, fait d’arbres et de sorte de tavaillons multicolores, Hannibal, le mammouth de Marina Le Gall.https://ventdesforets.com/oeuvre/marina-le-gall/ Peu de souvenirs du vieux chalet alpin perdu dans une clairière et dans l’hiver. Loué par la famille pour le ski de fond et pour se retrouver. Reste cette image, arrivé fourbu ou dans les bras d’un adulte, devant Continuer la lecture#40 jours #10 | Vacances du souvenir

#40jours #10 | je n’ai pas beaucoup cherché.

Je n’ai pas beaucoup cherché à savoir qui était Pierre Valdo alors que j’ai habité cette maison dans cette rue qui portait son nom durant 554 jours après avoir déménagé de Tassin la Demi-Lune où je ne suis resté que 35 jours en arrivant de Paris dans la région. Je n’ai pas estimé très important de me demander non plus Continuer la lecture#40jours #10 | je n’ai pas beaucoup cherché.

#40 jours #09 | vie de quartier

Le comique est dans la longueur des jambes disait Tati. Quand je le vois je me dis quel potentiel. Il tient un petit chien à la main qui rythme ses journées. Depuis quand ? Qui emmène qui ? Je pense toujours dans ces duos, celui qui meurt en premier emporte l’autre. Le tour de marche est restreint, sûrement le même Continuer la lecture#40 jours #09 | vie de quartier

#40jours #09 | jour de vote.

Jean Levis 501, polo bleu clair Lacoste, cheveux bruns, plus l’allure d’un jeune homme mais encore celle d’un homme, accoudé à ma fenêtre, il prend des photos des gens et me les envoie sur mon portable pour que je les écrive. Il m’a rencontré il y a 25 ans maintenant et nous allons fêter cela dans quelques jours. Il aurait Continuer la lecture#40jours #09 | jour de vote.

#40jours #06 | deux guides en un

ma main sait où il est, dans l’étagère du bas, au milieu d’autres, il a atterri là après être effectivement allé dans le pays de destination, ce qui n’est pas le cas de tous, il y est allé même 2 fois et en est revenu tout autant, enrichi de petits coupons de voyage et de fleurs séchées décolorées glissés entre Continuer la lecture#40jours #06 | deux guides en un

#40jours #10 | la chair n’oublie pas

Je ferme les yeux, fort, si fort que mon front se plisse et les maxillaires durcissent. Je sens les maxillaires sous les pouces et le front sous la pulpe des autres doigts. Mes coudes sont posés sur la table. J’essaie de me souvenir ce qui me travaille à l’estomac de ce passé. « Pourtant, rien ne vient. Un peu de vide Continuer la lecture#40jours #10 | la chair n’oublie pas

# 40 jours # 08 terminus | là où la ville s’effondre

Pour une fois, aller à pied à l’école, prendre le chemin étroit aperçu chaque jour en voiture. Son étroitesse le réserve aux piétons. Il passe près d’une maison à deux étages, puis est longé par un grillage. Derrière, deux immeubles bas, leur portique se font face à distance respectueuse, une cour vide entre et autour d’eux, des poteaux supportant des Continuer la lecture# 40 jours # 08 terminus | là où la ville s’effondre