#40jours #34 | un noël au Portugal.

France-Portugal – Les années 2000. Avaient ils déjà deux enfants ? Elle ne souvient plus – Il faudrait aller regarder dans les photos, les archives, il faudrait qu’elle se lève de la table pour aller voir mais elle ne bouge pas. Elle se souvient, vaguement, que c’était un noël – Un noël où ils avaient décidé de partir, loin de Continuer la lecture#40jours #34 | un noël au Portugal.

#40 jours #35 | Notre ville pleure

Notre ville, il en a fait sa capitale. Il la veut à son image, à son idée, à l’idée qu’il se fait de son pouvoir, de sa puissance. Il réalise son programme : enrayer la crise, mettre tout le monde au travail, grands travaux pour notre ville. Plus de ces rues torves, bancales et sales mais des avenues larges, droites, nettes, Continuer la lecture#40 jours #35 | Notre ville pleure

#40jours #34 | laisser passer

il y avait son père à lui mais c’est une autre histoire – ce sont toujours les mêmes histoires racontées, comme on sait, par des idiots – mais il y avait d’abord son père à elle, je crois que du plus loin c’est et ça a toujours été mon meilleur ami (tu te rappelles, les « mon meilleur ami » ou « ma Continuer la lecture#40jours #34 | laisser passer

#40jours #34 | départ en vacances

une voiture de la marque Peugeot, 504 familiale s’engage sur l’autoroute. A l’intérieur, deux adultes, cinq enfants, des bagages pour un mois de vacances et à l’extérieur sur la galerie trois vélos enchevêtrés, deux trottinettes. Famille nombreuse, famille heureuse part en vacances comme chaque hiver, comme chaque été, à la campagne, toujours au même endroit, chez la grand-mère. Bonne ambiance Continuer la lecture#40jours #34 | départ en vacances

#40jours #34 | samedi 31 juillet 2021

Samedi 31 juillet 2021, 10 h du matin La grande place de Châteauroux (les Alpes), la bouquinerie Rions de Soleil me fait face. C’est une grotte pleine de merveilles, rayons couverts de livres chinés à travers le département – et plus loin encore –, une ouverture sur l’ailleurs, un labyrinthe. Pour moi, un lieu de rencontre. Hier soir, S.C. et Continuer la lecture#40jours #34 | samedi 31 juillet 2021

#40jours #35 | grands travaux

Démolitions, constructions, rénovations. Pour elle, les Grands Travaux avaient l’image de sa rue défoncée. L’asphalte rentrait dans sa ville. Finis les pavés plats ou rebondis, fini le macadam des allées, fini le béton des voies secondaires… Tout a volé en éclats, tout a été lissé, nivelé, uniformisé dans un fracas épouvantable. Une poignée de sable, une de gravillons, une de Continuer la lecture#40jours #35 | grands travaux

#40jours #35 | Un monde en métamorphose

une stratégie de la tension, des lendemains qui chantent, des jours de pluie, par dévoilements successifs, des chants échevelés, des chausse-trappes, des rendez-vous manqués, des situations embarrassantes, des zones d’ombre et de lumière, des courants d’air, des rues où se perdre sans fin, des feux rouges, des passages piétons, des ronds-points, des panneaux stop, des radars, des caméras de surveillance, Continuer la lecture#40jours #35 | Un monde en métamorphose

#40jours #33 | ça éviscère à force

ombres fantastiques dans la ville vidée par la nuit et peuplée d’errances accélération des pas inquiétude | il tarde à rentrer je ne comprends pas voilà une heure qu’il est parti pourquoi il ne répond pas et cette pluie inquiétude | bus en retard regard rivé sur la montre inquiétude |le soir tombe la nuit avec et l’insomnie inquiétude | Continuer la lecture#40jours #33 | ça éviscère à force

#40jours #23 | manque quelques kilomètres

Si j’avais été plus longue, je serais allée jusqu’à Angers, me serais jetée dans les bras de la Loire.Mais malheureusement la commune de La Perrière – qui depuis le 1er janvier 2017 s’est fondue avec cinq autres dans une commune nouvelle appelée Belfôret-en-Perche – en était trop éloignée. Je me suis fatiguée dans de nombreux méandres. Le sud du Perche Continuer la lecture#40jours #23 | manque quelques kilomètres

#40 jours #34 | il n’est que minuit

Elle s’engouffre dans un immeuble. Une plaque en métal émaillé indique le numéro, quarante-deux. La lourde porte en bois se referme lentement derrière elle, laissant entrevoir dans la lumière du hall un escalier, large, bordé d’une rampe toute en arabesques de fer forgé. La façade est parcourue par un balcon dont une partie déborde de plantes indistinctes dans la nuit. Continuer la lecture#40 jours #34 | il n’est que minuit