#anthologie #14 | Parlez pour ne rien dire

Mais arrête, on ne parle que de ça ! A vrai dire, je te dirais que ce n’est pas vrai. Calme-toi. Arrête de trembler comme ça. D’ailleurs , il n’y a aucune chance pour que ça arrive , on a beau attendre, ça n’arrivera pas. Alors pour toi, c’est la grande illusion ! He bien,  ne te fais pas d’illusion ! Ça nous pend Continuer la lecture#anthologie #14 | Parlez pour ne rien dire

#anthologie #08 | dans l’angle de la porte

… la porte est à peine ouverte mais ça leur suffit. Ils retournent sur la pointe des pieds dans le lit superposé, le grand en haut, le petit en bas. Les flashs de couleurs leur parviennent pile comme il faut, même si le grand, depuis le lit du haut, doit un peu se pencher. Ils regardent : un paysage vert, des Continuer la lecture#anthologie #08 | dans l’angle de la porte

#anthologie #08 | La goutte

Sur la porte dont je devinais la présence plutôt que je ne la percevais, tant le noir était devenu dense dans la chambre, une goutte, une simple et dérisoire petite goutte d’eau perlait. Je n’avais jamais remarqué cette porte auparavant. La veille, il y avait le mur à la place. Mais peut-être cette confusion était-elle due au manque de sommeil. Continuer la lecture#anthologie #08 | La goutte

#anthologie #08 | Un rai de lumière

Le Rai de lumière, photopoétique de François Teyssandier et Patricia Laranco.https://larencore.blogspot.com/2016/04/le-rai-de-lumiere-photopoetique-de.html Elle s’éveille. Le plafond éclairé par la lumière de l’extérieur est la première chose qu’elle voit. Sur le mur face au lit, une tache rectangulaire jaunâtre, elle aussi née de la lumière artificielle du dehors. Elle entend marcher dans le couloir. On parle. Elle ne distingue pas les mots Continuer la lecture#anthologie #08 | Un rai de lumière

#anthologie #07 | Mon rêve d’eau

Dans la banalité des heures solitaires, entre mon jardinet, ma table de travail et le mur qui me fait face, je me délecte intimement du caractère répétitif de mes vacances à venir. D’une certaine manière, elles ont, dans la projection fantasmatique que je m’en fais, le caractère et la valeur d’un rituel qui doit enfin me permettre d’écrire. C’est ainsi Continuer la lecture#anthologie #07 | Mon rêve d’eau

#anthologie #13 | la petite église du village

La petite église du village est pleine, chapelles latérales comprises. On rend un dernier hommage à la femme de l’ancien maire, encore conseiller municipal. Sur les premiers bancs, la famille, les deux enfants, leurs épouses, les petits enfants et arrière-petits-enfants en noir. Le mari de la morte porte une chemise blanche sans cravate ; ce qu’on a l’habitude d’appeler un bel Continuer la lecture#anthologie #13 | la petite église du village

#anthologie #08 | Et lui, en artiste

Dans l’ancien lycée qu’on appelait la base, sa pièce à lui était au fond du couloir, à droite.  Une pièce, en théorie un bureau, pas officiellement une chambre, mais le canapé servait bien plus souvent de lit, duvet étalé, que de canapé, duvet poussé en boule dans un coin. Une chaise pour table de nuit, la même chaise que devant la Continuer la lecture#anthologie #08 | Et lui, en artiste

#anthologie #12 | E. W. N.

Moins qu’un prolongement de la plaine crayeuse, Épernay se présente comme allant de soi, comme étant de nulle part ailleurs que d’entre soi. Des maisons à un étage, larges, aux toits noirs, des maisons à un étage, plates, faites en brique, d’autres en pierre, des immeubles à un étage, même pas deux, ou si peu, des entrepôts des volets des Continuer la lecture#anthologie #12 | E. W. N.

#anthologie #12 | Traversées.

Fouille de mon sac avant de prendre l’avion à Paris. L’homme m’accompagne jusque sur mon siège pour s’assurer que je ne vais pas commettre un acte malencontreux ou je ne sais quoi, avant ou pendant le vol. A mon arrivée, interrogatoires par cinq femmes et toujours les mêmes questions. Je rejoins un metteur en scène palestinien et suis en train Continuer la lecture#anthologie #12 | Traversées.

#anthologie #12 | vu du dessus

Du bar suspendu, la statue équestre de la Plaza de las Tendillas parait minuscule mais il y a plus haut que moi encore : au sommet d’un immeuble boursouflé, une sorte d’ange guerrier qui lève le bras droit pour montrer une direction ou frapper d’un couteau meurtrier. A Córdoba, il faut se méfier des anges : ils ont réussi à Continuer la lecture#anthologie #12 | vu du dessus