#anthologie #08 | La porte

Je me lève et me glisse entre le lit et la télévision suspendue, m’engageant dans le petit couloir. A gauche, la porte de la salle de bain fait face à celle attenante au garage par laquelle je suis entrée deux heures plus tôt. Je ne dispose d’aucune clé, c’est le réceptionniste du motel qui ouvrit cette porte à distance. En Continuer la lecture#anthologie #08 | La porte

#anthologie #04 | maisons

1« Beauté et vérité, mais ces hautes vaguesSur ces cris qui s’obstinent. Comment garderAudible l’espérance dans le tumulte,Comment faire pour que vieillir, ce soit renaître,Pour que la maison s’ouvre, de l’intérieur, Pour que ce ne soit pas que la mort qui pousseDehors celui qui demandait un lieu natal? »(Yves Bonnefoy, Les planches courbes)   Après le déjeuner, avant de repartir travailler, ouvrir la Continuer la lecture#anthologie #04 | maisons

#anthologie #03 | graine d’inconnu

Je l’ai ramassée, je l’ai mise dans ma poche, je l’ai ramenée chez moi, je l’ai posée sur mon bureau, elle est toujours là. Elle me regarde, je la regarde, je la garde, je la touche souvent. Elle est lisse, douce, brillante, marron, la forme d’un cœur. Une graine en forme de cœur, c’est une graine je le sais. Je Continuer la lecture#anthologie #03 | graine d’inconnu

#anthologie #08 | Ça déchire

Une fissure se fait sur le mur et  découpe une porte parfaitement formée haute et étroite qui m’amène directement dans le hall de l’entrée de l’immeuble vers le passage de la Bonne Graine. Du sixième au rez-de chaussée je ne vais pas bouder cette facilité et je sors dans la rue. Il fait nuit mais je retrouve rapidement ma mobylette Continuer la lecture#anthologie #08 | Ça déchire

#anthologie #07 | de l’air, du silence et des lettres

Puisque je suis malade, puisqu’il l’est aussi, puisque nous le sommes tous les deux et que je lui ai laissé ma chambre pour garder intact l’espace de mon fourbi d’écriture et autre dans le salon. Puisqu’il va et vient sans cesse, pour aller fumer des cigarettes ou revenir poser pour la unième fois la question dont je ne connais pas Continuer la lecture#anthologie #07 | de l’air, du silence et des lettres

#anthologie #04 | vivre quelque part ou habiter le monde

habiter le monde en pensées, Boulevard Serurier, les Buttes Chaumont et le belvédère, le parc de la Butte au Chapeau rouge, le Parc de la Villette et le dragon, lieux d’enfances, paradis perdus se souvenir d’autres lieux, d’autres joies, l’herbe mouillée, l’habitacle d’une voiture chauffée par le soleil, l’arbre aux papillons, être de partout et de nulle part, rue des Continuer la lecture#anthologie #04 | vivre quelque part ou habiter le monde

#anthologie #08 | montages

… une vague histoire de box internet, de débarras qui m’avait laissé indifférent mais ce jour-là, j’ai frôlé un petit bouton sur le côté de la serrure et la porte s’est entr’ouverte lentement et, je dirais, précieusement comme une invite à entrer. C’est plus haut que large et dès que mes deux pieds y ont trouvé place, je me suis Continuer la lecture#anthologie #08 | montages

#anthologie #06 | seul ici

Seul ici sur la grande terrasse dans le chant des oiseaux, seul avec le vent qui berce le marronnier, le drapeau, les voitures qui descendent la route, l’enfant qui traverse et celle de l’autre côté qui fume seule. Un nuage cache le soleil. Un milan royal plane au-dessus de la crête de forêt. Le vent forcit. Seul ici avec le Continuer la lecture#anthologie #06 | seul ici

#anthologie #06 | seul dans la ville étrangère

Seul dans la ville étrangère, par les rues inconnues, seul devant leurs noms imprononçables, sur des trajets menant nulle part, avec l’errance pour seule compagne, en qui je n’ai aucune confiance, seul à la merci des pas qui ne sont pas les miens, seul dans mon corps où l’âme est bien trop à l’étroit, seul derrière mon visage juvénile qui Continuer la lecture#anthologie #06 | seul dans la ville étrangère

#anthologie #08 | la chambre

c’est bizarre, me dis-je ; il semblait que la porte avait glissé de quelques centimètres sur sa droite et qu’elle s’était soulevée – oh, mais de presque rien. Quelqu’un qui n’aurait jamais dormi là ne l’aurait sûrement pas remarqué. J’aurais pu aller chercher un mètre  pour vérifier seulement mes pieds avait rétréci et j’avais peur en me levant de perdre l’équilibre. Il Continuer la lecture#anthologie #08 | la chambre