#photofictions #01 | Ciel

Texte 1 – Photo C’est le ciel d’hier au soir, c’est le ciel orageux, c’est le ciel éclairé par la dernière lumière du soleil, c’est sa danse, un soir de septembre. C’est une fraction, une seconde, un instant, à l’endroit même, où le soleil et l’orage se rencontrent. C’est l’enchevêtrement des couleurs, c’est la divinité de la nature, c’est ce Continuer la lecture#photofictions #01 | Ciel

#photofictions #01 | une image pour exister

Cette image de moi, c’est pour avoir une preuve que j’étais là. Oui j’étais là, l’après-midi du neuf août 2022, dans la rue du Club nautique de Villajoyosa. On avait déjeuné au restaurant du port, M. n’avait pas voulu venir, mais peut- être était-elle quand même là, dans nos têtes. Ne pas laisser mon humeur s’obscurcir, ne pas prendre ombrage Continuer la lecture#photofictions #01 | une image pour exister

#photofictions #01 Nouer

Je pars marcher. Cette fois c’est sûr je ne prendrai pas de photo, marcher dans la simplicité de l’instant présent, ne pas encore une fois, plusieurs fois m’arrêter pour photographier, m’enlever cette idée de la tête, photographier les nœuds, tous les nœuds, zoomer sur les nœuds, me pencher, me déhancher, chercher l’angle idéal, mais oui bien sûr cette couleur de Continuer la lecture#photofictions #01 Nouer

#photofictions #01 | dans la tête mieux

Elle me dit il faut prendre des photos. Maman les souvenirs comptent. Je lui dis les souvenirs dans la tête. Profite l’instant plein ciel pas derrière un écran. Elle dit oui mais insiste. Elle insiste et les feux grondent déjà depuis plusieurs minutes. Elle dit maman plusieurs fois. La dernière gigote je dois veiller avec mon œil en moins à Continuer la lecture#photofictions #01 | dans la tête mieux

#photofictions #01 | Bal du 14 juillet

Des lampions sur des fils disposés en étoiles sont tendus entre les arbres et disparaissent derrière les feuilles. Les bannières triangulaires qu’on imagine pleines de couleurs demeurent immobiles, témoignant d’une absence de vent. Les parasols encore ouverts malgré la nuit jouent avec leurs franges. Sur le côté, une grande porte vitrée est ouverte, offrant une large vue sur la terrasse Continuer la lecture#photofictions #01 | Bal du 14 juillet

#photofictions #01 | MM2022

sur le trottoir James Haspiel and the Monroe six, 1955, page 249 j’en suis là. 424 pages, un livre de photos sans images. Aucune idée du mode de fabrication, sept ans on me dit ça m’étonne pas parce que c’est tellement de regards, de trouvailles, de réflexion. Dire une photo par un lieu et un nom de photographe. Sur tweeter Continuer la lecture#photofictions #01 | MM2022

#photofictions #01 | depuis la corniche Kennedy

On revenait à Marseille pour une semaine, c’était l’automne, on avait loué un appartement sur la corniche Kennedy, à la sortie de l’anse de Malmousque, face à la mer, avec une de ces loggias vitrées qu’on trouve souvent par ici. On n’avait pas imaginé que ce serait un tel saisissement, une telle lumière, ni que le Frioul serait juste en Continuer la lecture#photofictions #01 | depuis la corniche Kennedy

#photofictions #01 | fax à la mer

Récurrente et aléatoire, à partir d’une chambre, la mienne. La mer, le ciel, trois îles à l’horizon. A contre-jour dans le privilège du levant. Gestes incertains du réveil. Veiller trop tard à l’horizontale de l’horizon, y compris quand celui-ci est absent, dissout dans les brumes ou les nuages si bas Le ciel, la mer, trois îles à l’horizon. Une mémoire plus ou Continuer la lecture#photofictions #01 | fax à la mer

#photofictions #01 | Le voyage à Chabeuil

ça commence lundi. C’est la troisième fois que je vais à Chabeuil pour un atelier, un workshop, un stage, quelque chose où l’on fera des photos pendant 5 jours. Une série, une histoire, un récit en dix images. Le photographe, animateur, conférencier, maître de stage m’a écrit des Philippines pour me demander pourquoi je n’en étais pas cette année; ça Continuer la lecture#photofictions #01 | Le voyage à Chabeuil

#40 fois la ville # 21. Là où il semblerait qu’il n’y ait rien.

Plus trop de magasins, plus trop de promeneurs, plus trop de vie ? Mais comment faire ? Trois fois par semaine, ramasser papiers, mégots, saletés dans la rue, on sait quand les enfants de l’école sont passés, quand le vent a tourbillonné, le samedi matin, que les jeunes se sont réunis dans le coin, cannettes, mouchoirs etc. On pense que Continuer la lecture#40 fois la ville # 21. Là où il semblerait qu’il n’y ait rien.