autobiographies #14 | cartographie

Tout n’est rien. sur une place un dimanche soir d’hiver, des marrons chauds dans un cornet de papier journal, la chaleur au bout des doigts le long couloir sombre au bas de l’immeuble de trois étages, le cœur qui bat trop vite, les escaliers montés quatre à quatre sous la table, Le club des cinq entre les mains, la vie Continuer la lectureautobiographies #14 | cartographie

autobiographies #08 | couloir ; cuisine ; salon ; chambre ; escalier ; cagibi ; chambre ; chambre ; chambre ; salle-de-bain ;

Sur sa paillasse sommaire la chienne ; elle ne bave pas beaucoup pour un Boxer ; chien brun oreilles coupées en pointe et queue en moignon ; la canine inférieure gauche déborde ses babines ; roulée en boule ; haletante ; l’œil un peu rouge quand le poil de barbe blanc ; contre le rideau marron épais coupant la respiration du vent sous la porte d’entrée ; ça sent Continuer la lectureautobiographies #08 | couloir ; cuisine ; salon ; chambre ; escalier ; cagibi ; chambre ; chambre ; chambre ; salle-de-bain ;

autobiographies #14 | extérieurs, traces

un jardin, ou la terre battue d’un enclos plutôt, avec deux arbres et une maison s’ouvrant par une véranda à l’arrière plan, un fauteuil d’osier transplantés dans la Chine d’après la guerre des boxers, et puis une robe blanche et sur les genoux un minuscule être enfoui dans de la dentelle un jardin, ou la terre battue d’un enclos plutôt, Continuer la lectureautobiographies #14 | extérieurs, traces

autobiographies #09 | autobiographie véhiculée de ma voix qui pleure

procédure des clés deux tours, entrée de service à rebours se dire sortie, sortie de service, échappée du service, procédure inerte à l’accélération, on ne tourne pas le dos aux feulements, on baisse les yeux, on recule au ralenti, un pas, deux pas de côté, on a ouvert le guichet de l’interrupteur sur lequel on garde le doigt appuyé, que Continuer la lectureautobiographies #09 | autobiographie véhiculée de ma voix qui pleure

autobiographies #14 | sans hiérarchie

le dessin de Matisse, visage d’une femme de trois-quart elle accroupie contre la machine à laver les yeux levés vers lui dont la main est en l’air. le stand France-Urss de la fête de l’huma, et les 5 poules picorant sur un plateau de bois quand on fait tourner la boule dessous, le petit bruit qu’elle font la cohue sur Continuer la lectureautobiographies #14 | sans hiérarchie

autobiographies #13 | Denise

Quand j’étais petite on a dit tourne sept fois ta langue dans ta bouche et au pays de la poussière et du soleil j’ai appris à me taire. J’ai appris qu’on descend les escaliers quatre à quatre et que la vie peut s’écouler lentement devant des porches endormis dont on se réveil uniquement pour la poussière. Enlever la poussière, taper Continuer la lectureautobiographies #13 | Denise

autobiographies #14 | une image pour

Une image de chaque film vu, de chaque film oublié ou aimé, de tous les films qu’on ne revoit pas, parce qu’on ne s’en souvient pas une image pour chaque vie ville morceau de vie retrouvé comme jeté en arrière les grands arbres plantés là au bout du chemin des chiens qui aboient, une maison pour un chien, une semaine Continuer la lectureautobiographies #14 | une image pour

autobiographies #14 | le poids des mots, le choc des photos

Des images qu’on voudrait oublier et qui vous hantent, mutilation, infibulation, décapitation, excision, crucifixion. les mouches dans les yeux d’un enfant mourant, une petite fille en feu, la maigreur des membres et les ventres ballonnés, l’apparition d’Hervé Guibert chez Pivot pour parler de « L’ami qui ne m’a pas sauvé la vie » et la prise de conscience de ce que fait Continuer la lectureautobiographies #14 | le poids des mots, le choc des photos

autobiographies #14 | disparaîtront

les deux têtes parlantes entre deux cuisses — que disent-elles? les quatre yeux s’écarquillent alors qu’une main invisible fait pivoter le corps volcan l’apparition d’un deuxième corps en boule comme lapin tombé du chapeau le vieil homme soudain cesse d’exister osseux dans un lit d’hôpital l’autre mort dont le corps exposé sent peut-être la vanille la meringue ou les sucres Continuer la lectureautobiographies #14 | disparaîtront

autobiographies #03 | des arbres comme écriture : l’éplucheuse de platanes ou le sentier de désir

« Je n’ai pas de mots », disent les arbres. Je n’ose pas les contredire. (Luc Baba) Les arbres échangent des oiseaux comme des paroles. (Saint-Pol-Roux) 22.11.2021, Sainte Cécile, tout bois fait racine, il jette quelques mots sur une feuille de papier-terreau. Attendre et voir comment ça pousse. Semaine de l’arbre, distribution gratuite d’aulnes, à planter aux bords des cours d’eaux pour stabiliser Continuer la lectureautobiographies #03 | des arbres comme écriture : l’éplucheuse de platanes ou le sentier de désir