autobiographies #03 | Pefko

Essence de lumière, un pin sur une île grecque. Jamais le même – jamais la même. Une légère vibration rayonne à travers le corps calé à la jointure du tronc écailleux et des racines découvertes, avant leur plongée dans le sable. Les branches oscillent sous le souffle du Meltemi et diffractent les rayons du soleil. Quelques épines se décrochent, hésitent, Continuer la lectureautobiographies #03 | Pefko

autobiographies #04 | au 3-4 rue de Marne à Maisons-Alfort (94)

SOUVENT CE SONT LES ORGASMES qui nous réveillent la nuit. De très grands orgasmes. Avec Rosette c’est comme ça.On est fatigués de la journée et les cris des orgasmes très grands de Rosette la nuit nous réveillent tard dans la nuit. Parfois très tard.C’est pas comme ça toutes les nuits. Non. Mais quand il vient l’orgasme très grand alors là Continuer la lectureautobiographies #04 | au 3-4 rue de Marne à Maisons-Alfort (94)

autobiographies #03 | chétif et solitaire

C’est pas de la tristesse, mais juste de l’émotion. À repenser à lui si frêle sur le bord du chemin. Si perdu dans ce paysage de rochers, de prairies, de cailloux, de mousses, de lichens. Si fragile dans cette courbe du chemin. À l’écart du passage des troupeaux. Si peu de passants arpente ce sentier de pierrailles qui serpente jusqu’à Continuer la lectureautobiographies #03 | chétif et solitaire

autobiographies #06 Trains de 21h00 et des poussières

Paris Gare de Lyon, le soir, à 18 ans et 20 ans, voici 40 ans, à 21 h 00 passées ou 20 h 00 selon la saison, voies 17 et 19, ça dépend, vers Marseille et Modane, par Lyon, toujours, tous les jours aux quatre saisons, cohue du dimanche départ et retour, voyageurs du jour revenant de Lyon vers Paris Continuer la lectureautobiographies #06 Trains de 21h00 et des poussières

autobiographies #06 I 12 juillet 1998. 21h-minuit

Tous les dimanches soirs, c’était le rituel de fermeture de la maison : débarrasser la table et ranger la cuisine, couper l’eau, arrêter le chauffage (un réflexe, même en été), vérifier les volets, fermer le verrou de la porte sur le jardin, ouvrir le frigo et emporter ce qu’on pouvait emporter, jeter le reste, ficeler le sac poubelle, le lancer dans Continuer la lectureautobiographies #06 I 12 juillet 1998. 21h-minuit

autobiographies #06 | aire de nuit

C’est l’été, quand les nuits sont les plus courtes, le bus parti de la gare de Bordeaux bien après le coucher est comme un œuf, et il est surprenant ce monde en partance vers un lieu du Portugal jusque-là inconnu… un bus très haut non pas rempli de jeunes touristes comme d’abord imaginé, mais de femmes et d’hommes qui rentrent Continuer la lectureautobiographies #06 | aire de nuit

Autobiographie #01- paysages intérieurs bis

Au cœur de la grande ville. Elle. Petite, courte, droite, descendant vers la mer, comme l’eau du caniveau. Microcosme du vaste monde. Elle. Le Sud tout entier. Va et vient de la vie, jouer, fuir, aimer, y vivre tout simplement. Elle. Issue de secours des misérables choses vivant derrière ses murs. Au cœur de la grande ville, un terrain vague, Continuer la lectureAutobiographie #01- paysages intérieurs bis

autobiographies #03 | des arbres

Elles se sont assises à l’abri du plaqueminier, l’une sur une souche, l’autre sur un tapis de feuilles et de bois morts. Augustine avait demandé à Camille de l’accompagner jusqu’à la berge à la lisière du bois, un endroit touffu à l’opposé de la clairière, là où la couleur de l’eau est étrange, aussi nébuleuse que la mémoire de la Continuer la lectureautobiographies #03 | des arbres

autobiographies #05 | 4 fois l’arbre

En gras, les restes du premier texte totalement remanié dès la première réécriture qui est là. En italique, des commentaires et des notes qui doivent peut-être s’écrire encore et changer de statut? Bref je ne sais plus si je réécris, si je note ou si je commente, si la note ne doit pas être aussi écriture, je ne sais plus Continuer la lectureautobiographies #05 | 4 fois l’arbre

autobiographies #03 | arbres

À mesure qu’avance l’après-midi l’ombre arrondie têtes ciselées des pins découpe en les mangeant les rochers rouges. Tu viens t’assoir presque à même le sol, sur une racine émergeant de la terre. Tu déposes un moment le poème que tu trimbales depuis le matin comme un cailloux coincé sous ta chaussure. Quand tu lèves les yeux, le ciel bouge dans Continuer la lectureautobiographies #03 | arbres