#L2 Ce qu’il ne sait pas

Lorsque vous vous adressez au bureau des transports réels par portage, vous ne signez rien. Vous êtes seulement amené à lire une fois à haute voix des conditions générales de ventes somme toute assez courtes. Le bureau des transports réels par portage vous assure un transport secret et sécurisé de vos documents sans traçabilité numérique. Vous ne saurez rien du Continuer la lecture#L2 Ce qu’il ne sait pas

#L7 | épluchage

Entre carnets, feuilles volantes, mémo téléphone, conversations, échanges, retrouvailles, découvertes, essais, jeux, colères, photos, voyages, tenter un épluchage pour y voir plus clair…Ou au moins faire remonter à la surface un peu du trouble qui préoccupe mon écriture. Déjà un peu le passé J’ai commencé par écrire un train. Les trains sont essentiels dans la géographie de ce livre. J’aurai Continuer la lecture#L7 | épluchage

#P7 | Promenade intérieure

Le temps comme arrêté, il n’existe pas encore de mouvement, il est encore tôt. Le vent fait claquer les portes. Les feuilles s’agitent, prisonnières. Le sac en osier rempli de papiers journaux aux dates brouillées. Les courants d’air qui sifflent dans les oreilles. Il y a de la vaisselle qui se casse. Bourdon envahissant. Dans le cadre embrumé la promenade Continuer la lecture#P7 | Promenade intérieure

#P7 Orgasme céleste

Emménagement dans cet appartement sous les toits et immédiatement le choc, une fenêtre à double battant s’ouvre sur la capitale, offrant au regard ses toits en zinc et quelques uns de ses monuments les plus illustres. Et en ce soir d’hiver, le soleil joue les funambules sur les toits, le voilà qui s’approche du dôme de la Bourse du commerce, Continuer la lecture#P7 Orgasme céleste

#L5 Le passage de la ligne

Le passage de la ligne, ça pourrait être le nom d’une ruelle étroite entre deux immeubles ou le nom d’une allée ne contenant que des boutiques, à droite comme à gauche, tant de boutiques et tant de choses à voir qu’il faut au minimum la parcourir deux fois, une fois dans chaque sens et très lentement. Il faudrait s’arrêter à Continuer la lecture#L5 Le passage de la ligne

#P4 C’est complet

Tu m’as laissée sortir comme ça, avec ma jupe trop courte, bottes aux mollets et les genoux qui dépassent, c’est complet. Manquerait plus que je tombe par terre et qu’on me ramasse à coup de Mercurochrome, comme quand j’étais gamine dans la rue Michelet, c’est complet. À mon âge, j’ai l’air de quoi. Pas de miroir à l’hôtel, faut dire, Continuer la lecture#P4 C’est complet

#P7 cinq cieux

Dans l’Yonne, comme partout sur terre, au-dessus des toits, le ciel. À Perrigny, mercredi 17h07, le ciel est chargé de nuages gris, on les dirait même sales. Quelques nuages sont légèrement plus blancs, il reste aussi de toutes petites portions de bleu, de ciel bleu. Au fait, est-ce que le bleu est la couleur initiale du ciel? D’où, la couleur Continuer la lecture#P7 cinq cieux

#L7 | carnet | des 6 et 7 août 2021

Etrangement, le carnet continue à tracer en moi son sillon. Alors je le suis. 06/08/2021 Abattement, doutes. Ai pensé ce matin à des greffons de souvenirs d’enfance (les miens), mais qui feraient pièces rapportées, aveu d’impuissance, puisqu’ils ne sont pas directement liés au passé algérien de mon père. Drôle de boule dans le ventre, tant cela (me) remue. Une amicale Continuer la lecture#L7 | carnet | des 6 et 7 août 2021

#P7 | En ouvrant la fenêtre

La lumière blanche des premières heures lui prête la dureté du métal, éblouit plus qu’émerveille. Il vient à peine de quitter la fraicheur de la nuit, les bancs de sable de la marée basse révèlent sa vérité trouble. A mesure que le soleil monte dans le ciel, un cercle d’étincelles laisse sur sa surface lisse les éclats d’un miroir brisé. Continuer la lecture#P7 | En ouvrant la fenêtre