# 40 jours – #11 perdu | je ne te reconnais plus

Si je bifurque ici, peut-être que je saurai. A force de regarder en arrêtant le corps, à hauteur de plan américain, je saurai retrouver une plaque, un porche jaune à Ferragus, une ombre portée comme un sourire, qui t’enlace et te perd, à marcher les yeux partout, crois reconnaître un abribus, cette station essoufflée dans une chaleur de ville, presque Continuer la lecture# 40 jours – #11 perdu | je ne te reconnais plus

#40 jours #12 | sous l’eau venir

Absence de méduses ce jour là. La crique que nous aimions choisir pour ses rochers plats est presque déserte. La mer est douce, soyeuse, accueillante. Nous partons, sans nous éloigner, épier la danse lente des posidonies, survoler les fonds, suivre une troupe minuscule de minuscules poissons, espérer en vain un poulpe se réfugier dans sa maison invisible. Déjà tu regagnes Continuer la lecture#40 jours #12 | sous l’eau venir

40 jours #11| Lointaines perditions.

Perdue, me perdre, ne pas trouver qui je suis, ne pas savoir où est ma place, être réduite à rien, cesser d’exister, être mal utilisée, cesser d’apercevoir, ne plus retrouver mon chemin, m’égarer, ne pas comprendre… Rue Paul Bert Paris 11ème Perdue dans mon premier appartement avec personne à qui parler, surtout les dimanches soirs, accoudée à ma fenêtre, à Continuer la lecture40 jours #11| Lointaines perditions.

#40jours #10 | wild side

J’avais quitté Paris trop chaud sur la route de rennes le mans j’y avais vécu cinq ans il faisait aussi chaud ici j’ai souvenir de 41°C est-ce possible m’arrêter revoir la ville marcher les noms m’ont guidé place de la république rue du cirque rue du docteur delaunay j’y avais souvent dormi dans un calme deuxième étage une autre vie Continuer la lecture#40jours #10 | wild side

#40 jours #10| la branche paternelle de ma famille maternelle

J’ai peu de souvenirs du département du Jura où vivait la branche paternelle de ma famille maternelle| J’ai peu de souvenirs du vieux centre ville et du quartier médieval de Dôle où vivait la branche paternelle de ma famille maternelle| J’ai peu de souvenirs du 12 rue des archives, du bel immeuble à colombage qui appartenait à la branche paternelle Continuer la lecture#40 jours #10| la branche paternelle de ma famille maternelle

#40jours #10 | olvido

Danielle ne se souvenait pas très bien de la belle villa d’Acassuso à Buenos Aires. Elle était si petite alors. Lui revient seulement une terrasse fleurie chargée d’hibiscus où voletaient des colibris. Elle se souvient du mot picaflores. Elle ne se souvient pas très bien de la rue Olazabal dans le quartier de Belgrano, où la famille déménagea quand les affaires Continuer la lecture#40jours #10 | olvido

#40 jours #11 | dédale

La ville est inconnue. On y a débarqué il y a seulement trois jours, on loge dans une chambre sommairement meublée dans un petit hôtel tenu par des réfugiés, on a bien l’intention de découvrir, on y va, on explore avec une carte en main — carte simplifiée récupérée au bureau de tourisme de l’aéroport –, la plupart du temps Continuer la lecture#40 jours #11 | dédale

#40 jours #11| quelques semaines

vingt et un juin tout est perdu – voilà un type qui n’a pas vingt ans et qui s’engage pour aller combattre, c’est la guerre (mondiale, numéro deux) – son père a disparu, arrêté par la police française, il a été envoyé en métropole – prison, attente, puis plus de nouvelle – il faudrait voir les papiers qui restent il Continuer la lecture#40 jours #11| quelques semaines

#40 jours #11 | l’enfant perdu

L’enfant dans le corridor, l’enfant dans la cave, l’enfant dans la grange, l’homme ne sait pas, ne sait plus, mais il y avait un enfant, il y avait ce dessin de cheval, où est-il passé, ce dessin de cheval, un cheval blanc, celui de cet endroit qu’on appelait l’écurie au cheval, mais le cheval est mort, dit-on, le cheval est Continuer la lecture#40 jours #11 | l’enfant perdu

#40 jours# 10 près de la gare

J’ai peu de souvenir de la ville aux odeurs acres d’huile d’olives, j’ai peu de souvenir de la ville aux odeurs de souffre de l’usine SIAPE de Sfax, j’ai peu de souvenir des odeurs de jasmin, j’ai peu de souvenir de la ville au petit souk aux épices, j’ai peu de souvenir de la ville aux cigarettes rouges, je n’ai Continuer la lecture#40 jours# 10 près de la gare