#anthologie #37  | Ransmayr | anticipation

Je vis les cendres de l’incendie de sa vie voler là où la mer appelle les corps sur les rochers débordés par les embruns d’une flamme de fond, ici où le chien s’est couché les yeux embrumés de chagrin il n’a fait que suivre la file, un simple éclair d’humanité que la musique entraînait de ses pas chaloupés, en un Continuer la lecture #anthologie #37  | Ransmayr | anticipation

#anthologie #05 | Ce corps qui me précède

#05 | Ce corps qui me précède J’ai ce corps qui me précède. J’ai ce corps dans une valise et je me promène. Toute de chair vêtue, je me promène avec ma valise contenant mon corps et trois blue-jeans les uns dans les autres. Les jambes droites dans les jambes droites, les jambes gauches dans les jambes gauches. Je porte Continuer la lecture#anthologie #05 | Ce corps qui me précède

ateliers : le cycle #écopoétique, les mardis

les mardisUn nouvel horaire légèrement décalé, un accès direct au lien de chaque semaine (pas d’inscription préalable), mais surtout la possibilité de publier et partager ici même les textes produits dans ce cycle, en version révisée… Voir détail ici sur la page avec sommaire. vers une écopoétiqueNous voilà de nouveau en terrain très neuf pour un cycle dont le thème Continuer la lectureateliers : le cycle #écopoétique, les mardis

#anthologie #25 | Odeurs

#25 | Odeurs – Travailler comme caissière : aux heures d’affluence, dégager une odeur de stress irrépressible et impossible à masquer, comme un putois qui se débat sous son Chanel n°5. L’odeur, nauséabonde et prégnante, surgit d’un coup comme si elle avait toujours été là. C’est une odeur de sueur qui vient d’entre les jambes, elle en est persuadée. Aucun Continuer la lecture#anthologie #25 | Odeurs

#anthologie #39 et #40 | Carnet 40×50

« Quarante fois parler, quarante fois crier, quarante fois la page affichée collée punaisée mais qui dans ma cour fait le crochet qui dans la cour vient traverser sinon rapidement sinon dans l’ombre et se cachant : on prend des raccourcis par ma cour où sont mes pages, on passe vite dans la cour où je parle et je crie. » — « Formes d’une guerre » Continuer la lecture#anthologie #39 et #40 | Carnet 40×50

#enfances | Eaux

La source suinte de la prairie épaisse tel un gâteau qui s’effondrait au bord. Elle l’écoute couler son pipi sur les petits cailloux brillant au fond de la rigole creusée dans les mousses. Elle s’accroupit. L’écoulement est doux mais froid sur sa main. Elle remarque son genou écorché; de l’eau fraîche sur l’égratignure, ça pique aussi dans les narines, l’air Continuer la lecture#enfances | Eaux

#enfances | Infirmes

Dans la ville, on croise cet homme, un lépreux. Il marche en imperméable sombre d’où dépasse un visage dévoré, des mains sans doigt. Elle rentre du collège dans un bus bondé, débout, serrée contre des camarades chahutant. Le bus freine, les gens basculent, les collégiennes éclatent de rire. Hilare, elle se retourne vers le voyageur dont elle sent la présence Continuer la lecture#enfances | Infirmes

#anthologie #13 #22 | La place Saint-Sulpice hier et aujourd’hui

#13 #22 | La place Saint-Sulpice hier et aujourd’hui En sortant de l’école des Beaux-Arts, le midi, j’allais régulièrement sur la place Saint-Sulpice, à deux rues, pour y chercher et peut-être trouver cet homme. Il a aujourd’hui disparu. Il avait, aux yeux de tous l’apparence d’un clochard, étant presque un motif dans le décor, ou encore un monument de Paris Continuer la lecture#anthologie #13 #22 | La place Saint-Sulpice hier et aujourd’hui

#anthologie #21 | ajout de notes sur le texte #19 | tout sera oublié

#21 | ajout de notes sur le texte #19 | tout sera oublié toutes les images disparaitront (1) que reste-t-il de la mémoire…cette petite fille démembrant une poupée (2) comme on désosse un poulet (3), le visage en extase (4)cette jeune fille, une colombe sur la tête, l’air gauche et un sourire niais (5)les années 80 et l’arrivée du sida, Continuer la lecture#anthologie #21 | ajout de notes sur le texte #19 | tout sera oublié

#anthologie #11 | retour de nuit / trajet habituel

Un mois de retard, comme les minutes du matin je mets exactement sept minutes pour aller au cabinet l’autre appartement ce n’est pas en voiture, c’est à pied mais je vais donc me prendre au jeu d’écrire ce texte en sept minutes (lit-on au même rythme que l’on écrit?) et de le vivre comme je vis mon trajet ce qui Continuer la lecture#anthologie #11 | retour de nuit / trajet habituel