#rectoverso #11 | les plus importantes du monde

Le chauffeur de taxi qui parle de sa toyota, plus solide que ci, plus ça que ça…le nouveau fond d’écran, quatre fillettes qui regardent des bulles de savon s’envoler, vive Helen Levitten face de moi elle mange une pomme, sa voisine fait la gueule, une de l’autre côté fait un signe de croix. Nous sommes à Opérarêve d’une salle d’attente Continuer la lecture#rectoverso #11 | les plus importantes du monde

#rectoverso #07 | Tumeurs

Recto  Le fait que nous sommes le 29 décembre. Le fait que j’ai trop bu hier soir — vin blanc, sûrement, ou peut-être le pétillant que Fred a rapporté. Le fait que je lui ai dit qu’il pouvait rester. Le fait que nous avons couché ensemble. Le fait que j’ai dormi dans le salon ensuite et que je lui ai Continuer la lecture#rectoverso #07 | Tumeurs

#rectoverso #10 | Paysage urbain, l’œil regarde

Paris 15. La devanture de la boutique de fleurs, la calligraphie du nom de la boutique comme si écrit à la main. Dans un coin de la vitrine des roses éternelles figées par traitement et coloré en rouge carmin, une fleur de cinéma dans une bulle de verre. À sa gauche, la pharmacie à l’angle des deux rues. La croix Continuer la lecture#rectoverso #10 | Paysage urbain, l’œil regarde

#rectoverso #10 | Seine

Ville de Paris. Domaine des Sources de la Seine. Seul le panneau dit ville, en blanc et lettres bleues. Écailles de peinture sur les frêles montants. Autour, vert.
Futaie n’est pas forêt. Troncs comme perches haut perchées. Balustrade en béton comme ailleurs dans les parcs.
Herbe. Allées blanches de douce sinuosité. Quelques flaques, à peine une mare, même pas un marécage. Vert partout. Seule l’eau est brune. Continuer la lecture#rectoverso #10 | Seine

#rectoverso #10 | Parc imaginé.

Très souvent il avait emmené son petit-fils dans ce parc ancien. Pas pressés, ni l’un ni l’autre. Le temps de flâner, d’enlever le caillou dans la chaussure qui pique d’apercevoir la fourmi et de relever le nez pour voir du coin de l’oeil le papillon rouge et marron, d’arriver vers le grand bassin rond rempli d’eau le petit a amené Continuer la lecture#rectoverso #10 | Parc imaginé.

#rectoverso #11 | Les choses de l’endroit et les choses de l’envers

Codicille : Je me trouve à la piscine, en compagnie de ma nièce Iris, et elle vient de me demander d’aller chercher au fond du bassin le bracelet qui ferme son casier, car il s’est détaché de son poignet. En recto, j’ai son rire, ses yeux exigeants, en verso, je glisse dans le silence et la semi-obscurité de l’en-dessous. Plus Continuer la lecture#rectoverso #11 | Les choses de l’endroit et les choses de l’envers

#rectoverso #10 | Impressions au square

1 – Voir on y pénètre en poussant un portillon à deux battants si bas qu’une personne agile, un enfant, pourraient l’enjamber,mais il fut un temps pas si lointain où les enfants ne venaient pas ici pour jouer,il a été dessiné sur l’emplacement d’une ancienne prison qui fonctionna à plein régime entre 1836 et 1973,les deux guérites qui encadrent l’entrée Continuer la lecture#rectoverso #10 | Impressions au square

#rectoverso #11 | les cris et ce qu’il en reste

Codicille: J’ai lu hier l’entretien de Jean Echenoz dans Le Monde, intitulé par le journal: « J’ai pu être déçu, voire consterné par ce que je tentais d’écrire, mais jamais je ne me suis dit : j’arrête ». C’est à cette lecture que me renvoie l’idée de codicille proposée par François (c’est bien de lire un auteur parler de ses livres quand on n’en Continuer la lecture#rectoverso #11 | les cris et ce qu’il en reste

#rectoverso #10 | Sextuor, œil, oreille et nuages

une petite place banale, le long de la nef d’une église néogothique du XIXe, Notre-Dame des Forges. Atmosphère chaleureuse. Tous les jeudis soir d’été, ils et elles se retrouvent là, les habitantes et les habitants de cette petite ville littorale du sud des Landes, quelques touristes, très peu, ici on est coincé entre le port industriel, l’usine en friche, les Continuer la lecture#rectoverso #10 | Sextuor, œil, oreille et nuages

#rectoverso #06 | Cow Girl

Recto : Je m’appelle Magali. J’ai 23 ans. Je vis ici depuis un an et demi. Avant, j’étais à Paris. J’en ai eu assez. Trop de monde, trop de bruit, trop de métro. J’avais besoin d’air. De nature. De chevaux. Les chevaux, je les connais depuis longtemps. C’est mon truc. J’ai toujours aimé ça. Petite, on m’a offert un livre Continuer la lecture#rectoverso #06 | Cow Girl