les deux eaux

Entre brins d’herbe, ciment et crottes, descendre l’escalier en frottant une fleur de chèvrefeuille, rejoindre le canal qui émerge, passé l’échangeur, suivre la coulée dans l’ombre du large ruban moiré vert sombre glissant entre les parois moussues vers le chant liquide qui s’affirme en jouant avec la musique des branches de l’allée proche, atteindre la bouche rectangulaire ovalisée par le temps qui s’ouvre dans la paroi, négocier la courte pente, vers « les deux eaux » la joie lumineuse de la chute, le tourbillon d’eau libre, si jeune, la danse des diamants fragiles dans un trou de lumière sur lequel se penchent, pour un salut reconnaissant, des graminées.

A propos de Brigitte Célérier

une des légendes du blog au quotidien, nous sommes très honorés de sa présence ici – à suivre notamment, dans sa ville d'Avignon, au moment du festival...

10 commentaires à propos de “les deux eaux”

  1. Impitoyable réalisme du départ – on reconnaît là votre sourire espiègle, Brigitte, et l’on oublie vite les crottes au fur et à mesure que le texte avance, que le chemin descend, que l’on s’approche de la chute pour y découvrir le tourbillon d’eau libre, y assister à cette “danse de diamants fragiles” – bien belle cette danse de diamants fragiles !

  2. ( herbe ciment et crottes) vers cette eau lumineuse, la joie lumineuse de la “chute” … le trou de lumière, le salut reconnaissant des graminées . La promenade est belle ( fort belle)

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