#construire #05 (2) | à claire voix- jalousies

Éphélides de poussière en contre-jour. Porte fenêtre grand-ouverte mais jalousies. Souvenir de pas sur le gravier: œil se dessine une robe de fleurs pâles, c’est peut-être un tablier bleu qui passe. De grands platanes à claire-voie pèlent ; entre la chaise et le miroir ombres en jeu d’eau. Grillons, mouches, guêpes ; un chœur d’insectes fait front. Œil écoute et Continuer la lecture#construire #05 (2) | à claire voix- jalousies

#histoires # 01 Perec | Histoires possibles de l’histoire laissée en plan

Histoire d’un point qu’on ne peut pas fixerHistoire de la première image qui se déplace ou se déforme au gré de l’histoire Histoire du film de mariage à dix-huit images par secondes; et la mariée rit et on voit toutes ses dents même ses gencivesHistoires de celles et ceux qui ont les gencives découvertes et ou les yeux plutôt enfoncés Continuer la lecture#histoires # 01 Perec | Histoires possibles de l’histoire laissée en plan

#rectoverso #10 | notes

sous l’orage à travers le va et vient qui mélange poussières de sable et traits de pluie  la route file, loin devant un point recule avec le concerto italien au piano qui avance et fait retour en boucle. Paysage minéral, verts sombres bleuis de pluie et le ciel de métal coupé en deux par cette arche aux spectres de couleurs Continuer la lecture#rectoverso #10 | notes

#LVME #14 | Délice de ruines

#01 | Entre chien et loup#02 | A la caisse#03 | Cuisine ouverte#04 | Open space ?#05 | La souterraine#06 | Soirées du Lac#07 | Pseudo-pseudos#08 | Des histoires, histoire de#09 | De cinq à sept#10 | L’affaire du sanglier#11-12 | La Karrière#13 | Cam writer#14 | Délice de ruines #14 | Délice de ruines                                     Mais qui s’arrête Continuer la lecture#LVME #14 | Délice de ruines

#boost #00 | 50°02’16.8″N 19°10’28.2″ l’image

une image – non ce n’est pas une image – comme si la réalité du bâtiment s’était figée dans l’image qui la précède, comme si l’image était le modèle et non l’inverse ; une maquette de l’image à échelle1 , son décor grandeur nature en couleurs, quand l’image s’est gelée en noir et blanc. Se trouver face à une muraille Continuer la lecture#boost #00 | 50°02’16.8″N 19°10’28.2″ l’image

#anthologie #37 | ce qu’elle vit avec moi

JE VIS une femme avancer en s’appuyant sur son bâton de marche, une brume de chaleur enveloppait ses gestes. Le bitume fumait un peu, la pente s’accentuait, je me demandais si elle allait pouvoir continuer comme ça longtemps. Elle allait jusqu’à la ville, ce qu’elle me raconta quand je la dépassai en voiture. Elle ne voulut pas monter, elle dit Continuer la lecture#anthologie #37 | ce qu’elle vit avec moi

#anthologie #29 | l’homme caméra

codicille : reprise du texte #anthologie #09. Mon idée de départ, après lecture de la proposition, était d’intégrer des consignes de réalisateur de film, des didascalies, des précisions de mises en scène. Après avoir écouté la consigne sur YouTube, j’ai préféré y intégrer un personnage qui était lui-même la caméra, œil de l’écrivain enfermé dans l’histoire. Essai étrange. … et toujours Continuer la lecture#anthologie #29 | l’homme caméra

#anthologie #28 | de hasard, ou bien

avancer. Frapper se demander: Ouvrir avec sa clé. Entrer. Balayer du regard : lit recouvert, rideaux tirés, plateau sous la fenêtre ; il y a ou il n’y a pas plateau, ils prennent ou pas le petit déjeuner dans la chambre, le plateau c’est du temps en plus, c’est du temps en moins : décompter; ne pas s’arrêter sur un Continuer la lecture#anthologie #28 | de hasard, ou bien

#anthologie #18 | 8

? Le temps d’exposition Putain, cinq ans… dirait sa marionnette. Le temps que tous les éléments se déchargent ? Et se mettent en place ? Ca(p)t-ionisation Non, ça n’existe pas. Mais pas moins que le reste, finalement. Rapt-ionisation Les Sabines dansantes autour du feu de l’âtre. Mais que font les Sabins ? Dég-ustation Juste parce qu’en le coupant là, je lis sa potentielle Continuer la lecture#anthologie #18 | 8

#anthologie #20 | Mémoire vague

Toi, les photos que j’ai gardées, collées dans de vieux albums que je n’aurais pas feuilletés sans cette invitation à creuser les lignes des images, ta peau de lait tachée de rouille et tes cheveux frisés, denses et frisés, presque crépus, descendant en triangle jusqu’à tes épaules, toi de face et toi de dos et tant de visages, toujours, autour Continuer la lecture#anthologie #20 | Mémoire vague