#40 jours #Hors série Le bruit du monde (mise en fiction)

Un souvenir d’enfance de Laurent P. Son enfance était surplombée par la présence de sa grand-mère, une femme dure et autoritaire. La vie en haute montagne, dans un petit village à 1300 mètres d’altitude, au début du siècle dernier, forge une résistance particulière aux intempéries, aux rudesses de l’existence, qui implique aussi une distance aux autres, une grande réserve qui Continuer la lecture#40 jours #Hors série Le bruit du monde (mise en fiction)

#40 jours. #17 Disponibles

Elle a enlevé ses chaussures sous la minuscule tablette. L’hiver elle met ses pantoufles. De toute façon personne ne voit jamais ses pieds, elle pourrait bien ne pas en avoir ce serait du pareil au même. Elle a à peine la place pour se tourner dans cette bulle de plexi arrondie, équipée de trois trous pour renseigner ceux qui viennent. Continuer la lecture#40 jours. #17 Disponibles

Faransi-Languélé / #40jours-38

Passer par là avec Makuto un premier janvier, c’est avoir seulement la sensation de passer une frontière de temps, le passage d’une année qui a fini d’apporter son lot à une année encore inconnue et pour elle, quelle différence ? La terre de la piste se prolonge en continu et les herbes jaunies de la saison sèche fraîche finissante s’entremêlent encore Continuer la lectureFaransi-Languélé / #40jours-38

#40jours #34 | le trésor

Pour aller à l’école Ferdinand Buisson à Boulogne Billancourt, je traversais la cité Pouillon : des grands cubes de béton blonds, une esplanade couleur saumon et des pelouses bordées de troènes. Le gardien de ce grand ensemble était un grand escogriffe, pâle et roux qui marchait au pas de l’oie le long des haies en uniforme bleu pétrole ; on Continuer la lecture#40jours #34 | le trésor

#40jours #33 | Danielle disparue

Mais bon sang, où est-elle passée ? Elle est partie dans la nuit sans doute après minuit car j’ai lu dans mon lit jusqu’à tard dans la nuit et je ne dormais pas ; je me suis levée pour pisser et j’ai vu la lumière dans la cuisine. J’ai entendu le crissement du briquet et son souffle expirant la première bouffée d’un Continuer la lecture#40jours #33 | Danielle disparue

#40jours #32 | leurs villes, miennes

La rue est, pilonnée sans pitié par le soleil. Le bitume fond et forme des coulures poisseuses, noires et brillantes sur la chaussée. C’est midi, il n’a personne, ni pigeon, ni voiture, ni passant. La ville ploie et se tait absolument. Et le silence est lourd d’une menace diffuse. (Le Lyon de René Belleto, mon souvenir de Changning, Shanghai) L’avenue Continuer la lecture#40jours #32 | leurs villes, miennes

#40jours #31 | à la fraîche

Un camion poubelle bloque la rue. Des hommes en vert et jaune vont chercher les grands bacs plastiques gris et les fixent sur le monte-charge avec des gestes brusques mais parfaitement exécutés, à l’économie. Ils regardent pensivement la grande bouche du camion enfourner sa ration de déchets. Freinés dans leur élan, les cyclistes, les motards, les trottinetteurs, les scooteristes, disciples Continuer la lecture#40jours #31 | à la fraîche

#40jours #30 | pini di roma

On avait donné à cet endroit un nom prometteur bien représentatif de cette époque, le Jardin de Cythère. C’était une résidence médicalisée rochelaise avec des murs rose saumon, des carottes betteraves au déjeuner, des vieux parkinsoniens tremblotants et une infirmière en chef qui s’adressait aux pensionnaires avec le pronom il ou elle : « elle a bien dormi », « il a encore Continuer la lecture#40jours #30 | pini di roma

#40jours #22 | Rue François Bonvin, 2ème étage gauche

Rue François Bonvin, 2ème étage gauche. Le salon donne sur la rue. En face, la Poste, son centre de tri. Deux hommes en noir remontent la rue, chacun sur un trottoir. La soufflerie d’en face étouffe le son de leurs pas. Ils avancent vite et au même rythme, on croirait voir une ombre et son reflet. Sans jamais s’arrêter, ils Continuer la lecture#40jours #22 | Rue François Bonvin, 2ème étage gauche

#40jours #38 | 32 frontières 

Un peu plus de trente-deux ans qu’il a quitté la ville de son enfance, il souffre toujours quand il y repense. Basile craint le mot FRONTIÈRE depuis qu’il est enfant. Dedans il a toujours entendu le mot GUERRE mais il ne serait pas expliqué pourquoi. Dans sa ville, ce mot FRONTIÈRE, il l’a toujours vu comme une séparation, entre les Continuer la lecture#40jours #38 | 32 frontières