#40jours #39 | c’est en pleine nuit que nous prenions le départ…

C’est en pleine nuit que nous prenions le départ. Transbahutées en pyjamas de la chaleur du lit jusque sur le rêche d’une couverture dans le frais d’un sac de couchage sur la plage arrière du fourgon happant goulument la fraicheur et l’odeur des nuits d’été par le haillon arrière ouvert. Dans le chuchotis si doux des voix et des gestes, Continuer la lecture#40jours #39 | c’est en pleine nuit que nous prenions le départ…

#40 jours #07. Le couloir des empaillés

Devant la maison, villa de quartier périphérique, dans un lotissement d’une quinzaine de maisons aux façades crépies de beige, aux toits de tuiles orange, le long de la route d’Arles, la troisième maison avant le fond de l’impasse de Bellegarde, juste là, sous la fenêtre de la cuisine, il y a un escalier. Un escalier pas très long, huit marches Continuer la lecture#40 jours #07. Le couloir des empaillés

#40jours #30 | et si tu glisses dans l’eau

Apprends à lire ton corps quand il se faufile entre les verticales de la ville, quand il hante les rues à l’est de Long Mercy Camp un pas devant l’autre machinalement, ou s’il hésite sur des pavés inégaux, apprends à lire les vibrations qui le traversent quand il arpente Salisbury Road, quand il longe les quais et suit des lignes Continuer la lecture#40jours #30 | et si tu glisses dans l’eau

#40jours #38 | un voyage en Pologne

Il nous attendait à l’aéroport dans le salon des premières classes, il s’y était introduit sans justificatif, il entrait là où ses pas le menaient; il n’aimait pas les lieux réservés, ni les frontières. En me voyant il avait souri: laisse, je dois y arriver seul! Et saisissant le pommeau de sa canne il s’était relevé pour m’étreindre. Il n’y Continuer la lecture#40jours #38 | un voyage en Pologne

#40jours #27 | Drôles de rues

(Non mais qu’est-ce tu fous là ? y a vraiment des jours c’est à se demander, à croire que c’est fait exprès ? pas moyen d’être tranquille, déjà que t’y vas pour quoi ? juste pour voir ? juste histoire de ? parce que c’est une fois dans l’année comme ça à Sauveterre, et si c’était pas gratuit les animations, tu serais où au fond… ? Continuer la lecture#40jours #27 | Drôles de rues

#40jours #40 | capitale, paroles en vrac

S’il est possible de transmettre, d’imaginer la capitale où prendre racine et s’élever, créer, danser, fêter l’existence, répandre le savoir et l’Histoire, ce serait une ville en Ardèche, le sud de l’Ardèche, ou peut-être l’équivalent d’Uzès, une ville ouverte à la musique, de multiples lieux de vies et d’accueils pour tous ceux qui recherchent un refuge. Un espace où l’argent Continuer la lecture#40jours #40 | capitale, paroles en vrac

#40jours #double | Lolio, si Sibelle…

Elle ou bien lui a laissé une invitation à idée, parlant de douce folie, invitant carrément à un beau préambule… Ce doit bien être une elle ! Dans la guirlande posée autour de l’invitation, j’ai essayé de laisser l’empreinte. Pour cela, un long moment tête baissée dans la touffe de géranium, la guirlande nouée dans les cheveux, le géranium mouillé encore Continuer la lecture#40jours #double | Lolio, si Sibelle…

#40jours #39 | Triptyque avec des briques

Presque au carrefour Esquirol. Un peu plus haut quand même mais pas tout à fait à l’autre carrefour, celui qui d’ailleurs n’existe plus mais où le Pépi racontait l’accident de son frère et ce retour vers sa propre jambe blessée. Mais un peu plus bas, c’est l’aventure du défilé à la façon des empereurs romains et l’écho de sa voix Continuer la lecture#40jours #39 | Triptyque avec des briques

#40jours #31 | Point de fuite

Le sommet d’une colline la nuit, vue fixe, longues secondes qui défilent sur les lumières d’une ville au creux d’une baie, à l’horizon la mer.  Derrière ce qu’on devine être le pare-brise d’une voiture, le regard d’un conducteur ou d’une conductrice, homme ou femme, accompagné ou pas, on ignore ; il suit la route, lente descente dans une obscurité presque totale, Continuer la lecture#40jours #31 | Point de fuite

#40jours #hors-série | dédoublement

Elle t’a invitée chez elle, en Bretagne, à Etel. Tu es tellement contente de les retrouver. Passer quelques jours entre ami.e.s, en bord de mer. Dès le départ le train a du retard à cause d’un bagage abandonné. La gare Montparnasse est bondée de familles, de gens seuls, de valises. Des cris, des rires, des conversations se chevauchent, des annonces Continuer la lecture#40jours #hors-série | dédoublement