#40jours #15 | divagations élucubrations

Invisible / pas de couleur sauf d’or / inconnu musique faux soupir / involontaire / spectacle laisse bouche bée / implacable / maléfique / funeste / écrire / prendre toute son énergie dedans / énumérer / nouveau mode d’évasion / nostalgie / retourner cœur / peur / faire se nouer les intestins / rêve / remplir estomac / il n’est Continuer la lecture#40jours #15 | divagations élucubrations

#40 jours #20 | Bella Donne

donne un peu voir ton papier que je regarde si tu t’es pas trompé. Donne ! Mais donne ! Je te dirai si t’es dans le bon. Si tu veux qu’on te donne des conseils faut être prêt à en recevoir aussi. Comment ça, donne ! Donne et tu recevras, bon peut-être, ça ça reste à voir. Moi la vie, qu’est-ce qu’elle me Continuer la lecture#40 jours #20 | Bella Donne

#40 #17| Trois femmes Samis.

2020Le quad a remonté la longue pente en rebondissant sur les buttes de neige durcies. En haut, ils attendent, gelés, les bras serrés contre le corps, emmitouflés dans leurs doudounes. Elle stoppe le moteur et saute de l’engin, incroyablement alerte pour son âge, les joues rougies, ses rides pleines de givre, ses longs cheveux blonds en bataille couverts de neige Continuer la lecture#40 #17| Trois femmes Samis.

#40jours #21 | Ville in vivo

« Fermez les yeux, ouvrez la fenêtre, ouvrez les yeux ; si la lumière ne vous convient pas, refermez les yeux, refermez la fenêtre, essayez une autre fenêtre ».Arthur Köpcke, Fluxus International & Co Jeter systématiquement les noyaux d’abricots qu’on mange dans son jardin, en visant toujours le même endroit, en attendant qu’un arbre pousse à cette place.Sur le rayonnage Continuer la lecture#40jours #21 | Ville in vivo

#40jours #20 | échapperait au temps

donnait un fleuve, des voies ferrées, donnait le départ, donnait le jour à la nuit, prenait le temps, ouvrait des brèches, des parcs, des buttes, des salles obscures, des repères, des marches, travaillait les ombres, abritait des amoureux sous portes cochères, donnait l’insaisissable, donnait l’ivresse des pavés, renouait l’âme, donnait raison, effaçait les traces, donnait des mots inutiles des corps Continuer la lecture#40jours #20 | échapperait au temps

#40 jours #19 | Samuel m’a tuer

Aussi bizarre que cela puisse paraître, il est envisageable que l’on puisse se jeter sous les roues d’un train imaginaire. Histoire de ne pas rester bêtement sur le quai. Cela ne dérange personne, n’implique personne, ne retarde personne. Ce train n’existe pas. Il n’avait aucun passager. Il allait nulle part. Je l’attendais pour rien. Codicille : La fragilité, les déficiences de Continuer la lecture#40 jours #19 | Samuel m’a tuer

#40jours #14 | factures

Une facture, un rappel, une enveloppe fermée, une enveloppe ouverte sous les factures pliées en trois, un PV, un rappel de PV, une invitation à payer, une mise en demeure, un virement vierge, une facture, des enveloppes à fenêtres plastifiées, un rappel du labo, un rappel de l’assurance auto, un rappel avec frais de dossier, un rappel avec proposition d’étalement, Continuer la lecture#40jours #14 | factures

#40 jours #18 | retour ne ment

Ni rails, ni quais. Niquée la gare. Même plus de plaque tournante. Les vieilles machines ne peuvent plus faire face au retour. Existe-t-elle seulement la gare de cette ville qui n’existe pas dont même les vestiges rouillés disparaissent ? Une ombre sur le sol écrasé de lumière. Il y a bien un homme qui attend quelque chose. Son train. Pour rentrer. Rentrer Continuer la lecture#40 jours #18 | retour ne ment

#40 jours #05 | 89 rue de Paris

Le temps d’un réglage – ou peut-être que c’est un effet de style voulu par l’agence-, pendant quelques secondes le regard se perd dans la vitrine élégante d’une petite armoire en bois, un vaisselier de maison de poupée qu’on aurait agrandi et habité avec minutie d’un service à thé en porcelaine chinoise grise et bleu, celui qui servira à tous Continuer la lecture#40 jours #05 | 89 rue de Paris

#40jours #14bis | Basile

« Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit. » osera Rimbaud dans son dormeur du Val Mais Basile, lui n’est pas tranquille, Parce qu’à presque 22.00, ses pigeons tête de moine font encore, la fête dans la volière Parce que Pom’, elle, gambade et jette en l’air une souris Parce que Saturnin dirige vers leur abri ses copains canes et Continuer la lecture#40jours #14bis | Basile