#40 jours #10 | Vacances du souvenir

Illustration : une clairière en hiver, fait d’arbres et de sorte de tavaillons multicolores, Hannibal, le mammouth de Marina Le Gall.https://ventdesforets.com/oeuvre/marina-le-gall/ Peu de souvenirs du vieux chalet alpin perdu dans une clairière et dans l’hiver. Loué par la famille pour le ski de fond et pour se retrouver. Reste cette image, arrivé fourbu ou dans les bras d’un adulte, devant Continuer la lecture#40 jours #10 | Vacances du souvenir

#40jours #10 | je n’ai pas beaucoup cherché.

Je n’ai pas beaucoup cherché à savoir qui était Pierre Valdo alors que j’ai habité cette maison dans cette rue qui portait son nom durant 554 jours après avoir déménagé de Tassin la Demi-Lune où je ne suis resté que 35 jours en arrivant de Paris dans la région. Je n’ai pas estimé très important de me demander non plus Continuer la lecture#40jours #10 | je n’ai pas beaucoup cherché.

#40 jours #09 | vie de quartier

Le comique est dans la longueur des jambes disait Tati. Quand je le vois je me dis quel potentiel. Il tient un petit chien à la main qui rythme ses journées. Depuis quand ? Qui emmène qui ? Je pense toujours dans ces duos, celui qui meurt en premier emporte l’autre. Le tour de marche est restreint, sûrement le même Continuer la lecture#40 jours #09 | vie de quartier

#40jours #09 | jour de vote.

Jean Levis 501, polo bleu clair Lacoste, cheveux bruns, plus l’allure d’un jeune homme mais encore celle d’un homme, accoudé à ma fenêtre, il prend des photos des gens et me les envoie sur mon portable pour que je les écrive. Il m’a rencontré il y a 25 ans maintenant et nous allons fêter cela dans quelques jours. Il aurait Continuer la lecture#40jours #09 | jour de vote.

#40jours #06 | deux guides en un

ma main sait où il est, dans l’étagère du bas, au milieu d’autres, il a atterri là après être effectivement allé dans le pays de destination, ce qui n’est pas le cas de tous, il y est allé même 2 fois et en est revenu tout autant, enrichi de petits coupons de voyage et de fleurs séchées décolorées glissés entre Continuer la lecture#40jours #06 | deux guides en un

#40jours #10 | la chair n’oublie pas

Je ferme les yeux, fort, si fort que mon front se plisse et les maxillaires durcissent. Je sens les maxillaires sous les pouces et le front sous la pulpe des autres doigts. Mes coudes sont posés sur la table. J’essaie de me souvenir ce qui me travaille à l’estomac de ce passé. « Pourtant, rien ne vient. Un peu de vide Continuer la lecture#40jours #10 | la chair n’oublie pas

# 40 jours # 08 terminus | là où la ville s’effondre

Pour une fois, aller à pied à l’école, prendre le chemin étroit aperçu chaque jour en voiture. Son étroitesse le réserve aux piétons. Il passe près d’une maison à deux étages, puis est longé par un grillage. Derrière, deux immeubles bas, leur portique se font face à distance respectueuse, une cour vide entre et autour d’eux, des poteaux supportant des Continuer la lecture# 40 jours # 08 terminus | là où la ville s’effondre

# 40 jours # 08 terminus | les pales de l’hélice

Le front contre la vitre, tombe dans un sommeil profond. Contre les rails qui filent à toute allure dans un flou dense et forestier. Flou dense et forestier. D’une station à l’autre, d’un arbre à l’autre, la mue de l’espace-temps a commencé, la tempe décolle, le sourcil désagrégé sur le rebord de la vitre coulissante, te fait un drôle de Continuer la lecture# 40 jours # 08 terminus | les pales de l’hélice

#40jours#9/ au coin de la rue

Tu la croises à chaque fois que tu te rends à la station de tram. Parfois derrière le bar, parfois assise au soleil avec les clients, le plus souvent contre le battant de la porte d’entrée, les yeux plissés à cause de la fumée de cigarette qui s’envole et qu’elle prend le temps d’apprécier, un café à portée de main. Continuer la lecture#40jours#9/ au coin de la rue

#40jours#8/ Strasbourg en morceaux

Ligne B, Faubourg National. Les enseignes clignotantes du Barber shop, la terrasse nonchalante du café Aux grains du bonheur, les vieux endimanchés, les tables bleues bien rangées le long de la pâtisserie syrienne Aroma sweet, les hommes par grappe qui sirotent un café, la vitrine et ses montagnes de baklawa. De l’autre côté de la rue, la terrasse du Tigre, Continuer la lecture#40jours#8/ Strasbourg en morceaux