#40jours #02 | si j’y pense, il est 19h30.

Nîmes Novembre 1993 Combien d’étages là ? Depuis le 8ème d’en face, on en voit vers le bas et vers le haut. Pas l’énergie de compter. On commencerait par où, au rez-de-chaussée, y a-t-il des habitations ? des barreaux oui. Des barreaux vers la rue, des barreaux vers l’espace bordé de trottoir, parterre piétiné d’herbe rance. Il est 19h30 peut-être, par là. Continuer la lecture#40jours #02 | si j’y pense, il est 19h30.

#40jours #23 | Course poursuite

A pied, à cheval, en voiture, au pied de la lettre. Comme ça se présente, ça va vite. Et le titre de la pièce : ça part de là. Dans la pièce : un atelier. Ou plutôt : la pièce est l’atelier. Dans une rotonde. Dans un jardin avec acanthes. Dans un arrondissement. Ça part de là. Pièce vide à présent : vite la Continuer la lecture#40jours #23 | Course poursuite

#40jours #22 | ta fenêtre

28 SEPTEMBRE 1990 18H09 tu te retournes une dernière fois pour saisir depuis la rue cette fois cette fenêtre qui si souvent était ta fuite dans l’horizon ta fuite vers les rêves que tu secouais de toutes tes forces jusqu’à ce qu’ils trouvent matières à habiter ce n’est jamais arrivé. 17 JUILLET 1986 15H12 tu regardes à la fenêtre constates Continuer la lecture#40jours #22 | ta fenêtre

#40jours #21 | protocole punk : désapprendre la ville

1 Répertorier toutes les plantes sauvages qui poussent en ville et chercher leur nom latin. 2 Compter les écureuils dans les espaces qui les accueillent encore. 3 Traquer les espaces délaissés, les friches, les tronçons abandonnés. 5 Photographier les plantes qui poussent dans un trou de bitume et les pots de fleurs sur les trottoirs devant les maisons. 6 Cartographier Continuer la lecture#40jours #21 | protocole punk : désapprendre la ville

#40jours #23 | dérive

Ronces. Grillage. Haut. Terrain. Basket. Foot. Râpé. Chemin le long. Terrain vague. Zone blanche. Après le bois. Après le parc. Après le fort. Romainville. Approcher. Buissons. Déchets. Canettes. Néocodion. Capotes. Kleenex. Passage. Par-dessous. La haie. Branches. Basses. Se faufiler. Derrière. Zone. Quelques pavillons. Mille neuf cent trente. Épars. Panneau. Quatre sur quatre. Annonce. Programme. Immobilier. Longer. Panneaux. Grillage. Assez lâche. Continuer la lecture#40jours #23 | dérive

#40jours #21 | Ceci n’est pas un texte

Avant d’entrer dans ce cycle, j’avais écrit mon dispositif pour écrire ma ville. J’ai commencé à le suivre, à l’écrire elle. Puis 40 jours est arrivé. J’ai mis de côté ce dispositif pour suivre celui de l’atelier tout en gardant l’absolu de ma ville. La première moitié du cycle m’a permis de prendre ma ville par d’autres bouts que ceux Continuer la lecture#40jours #21 | Ceci n’est pas un texte

#40 jours #23 | d’aussi loin

j’ai recherché un moment pour finir par trouver cette image, mais peut-on trouver quelque chose de plus ressemblant à un train qu’un autre ? des rails parallèles, un site « propre » comme aime à dire cette saloperie de vulgate technocratique, mais le bleu mais le blanc mais le vert – ça pourrait être n’importe où, il se trouve que c’est là, Continuer la lecture#40 jours #23 | d’aussi loin

#40jours #21 | protocole guillestrin

Dans le centre-ville de Guillestre, coller des affiches directionnelles avec flèche : la flèche indiquerait un parcours à suivre. Vers où ? Vers quoi ? Pourquoi ? Aucune indication. Dans le jardin public de la Plantation, se pointer sous l’habit d’un clown, appeler les enfants, sourire aux mères réticentes, jongler pour eux, avec eux. Sur le panneau d’affichage de la Continuer la lecture#40jours #21 | protocole guillestrin

#40jours #22 | la cité

Novembre 2021 tu emménages dans cette résidence où tu peux regarder sans être vue derrière les fenêtres teintées d’une loggia ou t’accouder à la rambarde. Quotidiennement. En te penchant, juste en bas le parking avec son va et vient de voitures qui tournent toujours dans le même sens s’enroulant dans l’escargot qui contourne les immeubles, le long des garages fermés Continuer la lecture#40jours #22 | la cité

#40jours #23 | La flèche du temps

Je suis un projectile, une flèche, je fonce tout droit vers ma cible, une seule idée en tête, rien ne peut m’arrêter. Marcher d’un pas rapide dans la rue, sans prêter attention à tout ce qui m’entoure, ceux que je croise, je ne les regarde pas, il faut faire vite, il pourrait me distraire, j’entends le martèlement de mes pas, Continuer la lecture#40jours #23 | La flèche du temps