Jamais fini?

Posté le 20 mars 2021 par Simone Wambeke — Aucun commentaire ↓ Comme une grande maison énorme et silencieuse où ne pénètre aucun regard indiscret et dérangeant, une grande maison où on peut se perdre dans les infinis couloirs aux angles droits, énorme et silencieuse et grise comme l’ennui, qui s’infiltre comme un poison, imprègne tout de silence. N’aie pas peur. Comme la falaise reculant Continuer la lectureJamais fini?

Preuve de dépôt

Des objets dans l’objet, toujours. Et le froissement minutieux du papier journal qui vient combler les interstices, empêcher les chocs, protéger les objets dans l’objet. Et toujours aussi une courte lettre, fin objet qui se glisse aisément contre le carton de la paroi de l’objet qui contient les objets. Des fleurs, des feuilles, des herbes aussi parfois. Des fruits, des Continuer la lecturePreuve de dépôt

Fantômes

Quand je le croise dans la rue, il dit, qu’il marche avec eux. Il froisse sous son bras les journaux qu’il emporte toujours avec lui. — Ils sont là, ce sont des fantômes à présent, je marche avec eux, dit l’homme qui porte des journaux dans la lumière abrupte de la ville blanche. Dans quelques semaines nous nous reverrons dans Continuer la lectureFantômes

OBSESSIONS

Dans une pièce claire, éléments d’une vision, d’un rêve pâle et pourtant si lointain, une figure sur une toile attend son assassin, des fleurs entreposées sur des châssis bizarres, laissé à la lumière filtrée des verrières. La pièce est désertée, rien n’y parait que la lumière vue de l’extérieur, d’une autre pièce dont elle est la copie de quelque chose Continuer la lectureOBSESSIONS

Nouveau Monde

Visions Visions qui reviennent Éléments du crime Prescience Dédales Illuminations Cavaliers Éléments de la science Musique Courbes Mathématiques confuses Arrivée sur une grève dans la tribu de primitifs Dictée Tabous / totem Le soleil se lève enfin sur le nouveau monde Isabelle

Rive

Une étendue presque plate et nue dans mon dos et la terre qui, roches et plantes, dégringole dans l’abîme lumineux de la mer devant le corps raidi – la porte du couloir du service dans mon dos et la spirale de l’escalier de secours qui reprend sous le palier où suis sortie dans la nuit avec une cigarette-prétexte que je Continuer la lectureRive

Obsession de l’ordure

Ah Baudelaire, pourquoi ton Paris ne ressemble-t-il pas à celui lumineux des impressionnistes ? Quel mauvais sort tu fais à la Ville lumière ! Il ne fallait pas mourir si tôt, tout était en marche vers l’embellissement ! Napoléon et Hausmann s’en occupaient ! Ton pote Nadar aurait pu te parler des grands collecteurs que construisait Belgrand, il est allé les photographier à sa Continuer la lectureObsession de l’ordure

Traces

Une pierre — Un palimpseste de murs dans la lumière oblique Hier Pierre à l’aube — Le chant d’un coq Une forme arrondie, hérissée de pointes, que tu crois morte. Qui se meut. Tombe d’une marche. Foule l’herbe à petites pattes. La mort d’une bête — La trace de son silence Un trou minuscule où se glissent des mots  pliés Continuer la lectureTraces