#anthologie #13 | De la cuisine.

La maison est tranquille, sur le balcon une femme étend du linge en regardant le passage sur la droite où passent tous les enfants ou presque le matin pour entrer à l’école et au collège, ceux de l’école pépient comme le merle encore plutôt dans le matin, ils parlent fort et rient souvent, ceux du collège sont plus sérieux et Continuer la lecture#anthologie #13 | De la cuisine.

#anthologie #11 | Retour à Tenay

Je m’étais calée contre la vitre les colonnes de fonte ponctuant le quai défilaient Le train quittait lentement l’ombre de la halle métallique de la gare de Perrache J’étais soulagée de voir le jeune homme assis à l’autre bout de la banquette se plonger dans un livre Je n’avais rien su faire d’autre que me précipiter vers la gare il Continuer la lecture#anthologie #11 | Retour à Tenay

#anthologie #08 | dans l’angle de la porte

… la porte est à peine ouverte mais ça leur suffit. Ils retournent sur la pointe des pieds dans le lit superposé, le grand en haut, le petit en bas. Les flashs de couleurs leur parviennent pile comme il faut, même si le grand, depuis le lit du haut, doit un peu se pencher. Ils regardent : un paysage vert, des Continuer la lecture#anthologie #08 | dans l’angle de la porte

#anthologie #13 | la Place Leverrier en 750 mots

À la fois rond point et carrefour, la place dessert la rue Benedit, serpente vers la Belle de Mai. Le Boulevard Camille Flammarion la coupe de part en part, longe le parc Longchamp deviné derrière un large mur coiffé d’arbres pour rejoindre les Chutes Lavie, et court en sens inverse vers la gare Saint Charles. Le boulevard Montricher longe l’autre Continuer la lecture#anthologie #13 | la Place Leverrier en 750 mots

#anthologie #08 | La goutte

Sur la porte dont je devinais la présence plutôt que je ne la percevais, tant le noir était devenu dense dans la chambre, une goutte, une simple et dérisoire petite goutte d’eau perlait. Je n’avais jamais remarqué cette porte auparavant. La veille, il y avait le mur à la place. Mais peut-être cette confusion était-elle due au manque de sommeil. Continuer la lecture#anthologie #08 | La goutte

#anthologie #11 | En moiss’batt’ à Corfou

Le vent s’est levé l’humidité remonte du sol la paille ramollit ne monte plus dans le convoyeur ça bourre dans la barre de coupe la vis d’alimentation éructe il est tard il est temps de rentrer La coupe repliée la moissonneuse-batteuse s’extirpe de la parcelle rejoint le chemin éteint les feux de chantier allume les phares de circulation actionne le Continuer la lecture#anthologie #11 | En moiss’batt’ à Corfou

#anthologie #12 #13 | #SF-3713-HKQ

Ce lieu devenu familier à force de l’avoir en toile de fond dans les séries américaines D’abord en noir et blanc puis multicolore Les Z enchaînés de cette rue plus-que-pentue, dévalés à toute allure pendant les courses poursuites lorsque le méchant en veut au gentil, ou inversement Avec des variantes, à bicyclette, à moto, en traction avant, bientôt en monocycle, Continuer la lecture#anthologie #12 #13 | #SF-3713-HKQ

#anthologie #11 | Départ de Caen

Il faudra mettre des noms sur les choses Les lumières de la ville je sais plus ou moins Et la nuit je sais aussi Enfin il m’est arrivé oui de rentrer à la maison de nuit L’hiver c’était tout le temps comme ça On rentrait de l’école On traversait le village Je peux dire le nombre des réverbères sur le Continuer la lecture#anthologie #11 | Départ de Caen

#anthologie #08 | Un rai de lumière

Le Rai de lumière, photopoétique de François Teyssandier et Patricia Laranco.https://larencore.blogspot.com/2016/04/le-rai-de-lumiere-photopoetique-de.html Elle s’éveille. Le plafond éclairé par la lumière de l’extérieur est la première chose qu’elle voit. Sur le mur face au lit, une tache rectangulaire jaunâtre, elle aussi née de la lumière artificielle du dehors. Elle entend marcher dans le couloir. On parle. Elle ne distingue pas les mots Continuer la lecture#anthologie #08 | Un rai de lumière

#anthologie #13 | De sa fenêtre

Qu’est-ce que tu regardes, tu vois bien qu’il n’y a rien à voir, elle ne répond pas, ne quitte pas la fenêtre, elle voit défiler ce qui était sa vie avant, l’embauche des vendangeurs, le va-et-vient du tombereau derrière le tracteur, le tas de râpes à droite de la cour, son odeur dont elle aime s’enivrer, le tombereau qui déverse Continuer la lecture#anthologie #13 | De sa fenêtre