#anthologie #05 | la femme aux mots empêchés

…les mots roulent dans ma tête roulent de ma tête à ma bouche mais le soleil cuit le soleil me cuit et le corps bout et les mots et mes lèvres et mes bras et mes jambes trébuchent sur le pavé à force de chercher l’ombre et un visage, c’est la faute au soleil, c’est lui qui fait trébucher mon Continuer la lecture#anthologie #05 | la femme aux mots empêchés

#anthologie #05 | Elle poussait son corps devant elle

Elle portait son corps devant elle…Elle poussait son corps devant elle… Des cliniques portent des nom de Saints , Sainte thérèse, Sainte Marie, St Paul , st Augustin ceux qui y exercent sont plus ou moins en bienveillance , plus ou moins en compétence, c’est l’écoute qui compte le plus. C’est un chirurgien plasticien dit aussi chirurgien esthétique qui appelle Continuer la lecture#anthologie #05 | Elle poussait son corps devant elle

#anthologie #05 l Les portes de l’Anatolie

Besiktas, Kadikoy, Karakoy, Fathi, Gezi park, Emimonu, Kabatas… Voyager c’est apprivoiser par petites touches l’espace. Ces noms me sont devenus familiers sans que je sois capable pour autant de les poser sur une carte. Voyager pour moi c’est faire confiance et laisser l’inconscient organiser l’espace sans m’en mêler. Ma méthode n’est pas rationnelle et donc totalement inefficace quand il faut Continuer la lecture#anthologie #05 l Les portes de l’Anatolie

#anthologie #06 | Au bord de moi-même

C’est le reflet dans la fenêtre. C’est mon reflet dans la fenêtre. J’apprends à me regarder en détournant le regard de tous les grands miroirs qui peuplent mon appartement, mais la fenêtre, je l’oublie. Je regarde à travers elle, les enfants dans la cour de l’école, les chiens dans le square, les passants qui jettent leurs bouteilles dans le grand Continuer la lecture#anthologie #06 | Au bord de moi-même

#anthologie #04 | Habiter ou résider ?

Habiter ou résider ? Comme un foyer de braises. Foyer. Feu. Sans foi, ni loi. Sans feu, ni lieu. Je n’habite pas vraiment. Tout au plus je réside, quand je me résigne, fardeau des enfants de migrants. Je sens mes braises chuinter, quand je tente de prendre mes marques. Je me fais aux cris des mouettes et au vent froid Continuer la lecture#anthologie #04 | Habiter ou résider ?

#anthologie #04 | habiter

1:Ça commence avec un lancinant écho, douce mélopée : Allain Leprest en duo avec Yves Jamait « Je le sais, c´est notre Terre Quatre murs, quatre saisons Sont-ils vraiment ma maison? J´habite tant de voyages De creux, de mains, de nuages J´habite des cieux sans bornes Rien qui n´ait vraiment de forme » 2: Vivre et habiter, en français, en Continuer la lecture#anthologie #04 | habiter

#anthologie #04 | habiter l’étranger

Habiter une chambre à 100 dollars le mois, y entretenir son décalage horaire pendant deux ans, aucun rythme de vie, ne plus savoir le nom des jours, attendre n’importe quand la tombée de la nuit, se dire qu’on est parti si loin pour s’enfermer entre quatre murs, à l’abri de la langue étrangère, de l’autre, toujours menaçant, il a beau Continuer la lecture#anthologie #04 | habiter l’étranger

#anthologie #05 | PPP

Il porte son corps devant lui. Il est debout, en pantalon de toile, manches retroussées sous le blouson de cuir, une énergie vitale dans le regard, une énergie dans le geste, dans les plis cassants des étoffes que le peintre emprunte au XVIIe siècle. Il porte littéralement son corps devant lui, son cadavre. Son corps devant lui porté à bout Continuer la lecture#anthologie #05 | PPP

#anthologie #05 | La femme-Auguste

Je sus avant même la sortie de mère marcher sur ta tête. Je suis celle dont on mordit la naissance alors que dejà morte. Collée contre l’homme qui m’empêcha de me parler, je roule dans l’histoire comme un de ses fils, devant toi pas prénommée moi. Je suis celle qui donna nom à l’oubli d’elle. Je suis l’homme qui mangera Continuer la lecture#anthologie #05 | La femme-Auguste