#anthologie #04 | Habiter où

La voisine a écrit : « est-ce quelqu’un songe à vendre son appartement au cours de l’année ? » Au cours de l’année. Où vais-je habiter alors. Habiter. Être là. Dans un lieu avec une adresse à laquelle on peut écrire et recevoir. Qu’est-ce que tu habites. Avec balcon ou sans? Petit balcon ou grand balcon, de quoi mettre une table ou pas, juste Continuer la lecture#anthologie #04 | Habiter où

#anthologie #04 | Habiter

Habiter ailleurs qu’en France mais ne pas le savoir parce qu’on est trop petit Habiter en France mais ne pas le savoir parce qu’on n’est pas encore assez grand même si on étudie déjà  la géographie mais dans les livres, ce n’est pas pareil les pays, c’est simple, net et dessiné sur des cartes bien à plat et coloriées de Continuer la lecture#anthologie #04 | Habiter

#anthologie #02 | Une vieille dame refermerait la fenêtre

Une porte traversante, la fenêtre entre ouverte sur un jardin, le reflet du dossier d’un fauteuil adossé contre le rebord, l’heure où le dos est au soleil, une desserte recouverte d’une nappe en dentelle relevée pour faciliter l’ouverture du tiroir. Une vielle dame de dos rangerait les couverts du panier en plastique de la machine à laver. Ses vêtements gris, Continuer la lecture#anthologie #02 | Une vieille dame refermerait la fenêtre

#anthologie #03 | Caddie

Il n’y avait plus personne sur le parking du super U. Les autres étaient rentrés tous très chargés du plein de la  semaine. Encore un temps de pluie,  à pas trainer , le soir, dehors, un lampadaire sur deux éclairaient les bandes fluos qui indiquaient la sortie. Ses courses achevées, elle se précipita vers son 4X4.  Ses  petits pas  pressés Continuer la lecture#anthologie #03 | Caddie

#anthologie #02 | La marche du monde

La lumière hypnotique des néons, un haut plafond de lames dessinées pour évoquer l’aérien, peut-être pour faire oublier l’âpreté de la circulation dans les aéroports et rappeler le ciel, des surfaces vitrées où se pose le regard, des distributeurs de boissons, une cage pour fumeur, trois hommes y fument en silence, la moquette bleue de la couleur du Bosphore, des Continuer la lecture#anthologie #02 | La marche du monde

#anthologie #03 | seconde peau

seconde main seconde peau en déplacement souterrain ou est tu ? la journée à chercher sa peau pianote pianote et envoie cherche note repose puis reprend une idée une connexion un partage une aspiration à l’inspiration un parasite ou une aide sensible une peau lourde et grasse qui souvent pèse à la recherche de l’objet peau métallique secondant la main Continuer la lecture#anthologie #03 | seconde peau

#anthologie #01 | Comme si de rien n’était

Continuer comme si de rien n’était et pouvoir se dire qu’il sert encore à quelque chose. Il a d’abord hésité à partir. La pluie qui cogne au dehors. Le peu de temps passé ensemble. Il sent que chacun de ses départs la blesse. Qu’elle est assaillie. Il entend ses pas dans sa chambre en haut. Il reconnait sa détresse quand Continuer la lecture#anthologie #01 | Comme si de rien n’était

#anthologie #03 | Hollywood boulevard

Il y a des choses ou des objets inutiles que l’on n’aime pas ramener chez soi. Non pas qu’ils soient particulièrement encombrants voire pas du tout, mais plutôt gênants ou même totalement indésirables…et pourtant ils ne pèsent que quelques grammes. Sentent-ils mauvais ou forts? non pas que je sache, ils sentiraient même plutôt bon à leur usage. Je suppose que Continuer la lecture#anthologie #03 | Hollywood boulevard

#anthologie #04 | verbe transitif

Habiter sans le complément de lieu. Un moment arrive où ce n’est plus un rêve.  L’envie au départ, c’était de faire une maison de Hobbit dans le jardin. Ce n’est pas l’architecture de la maison qui compte. C’est ce qu’elle regarde, ce qu’elle permet de voir. Multiplier les lieux comme autant de cabanes dont l’enfance a manqué. Croire longtemps que Continuer la lecture#anthologie #04 | verbe transitif

#anthologie #03 | le marque-page

Le marque-page est posé là sur mon bureau. Je le prends entre mes doigts, délicat fragile lumineux je me dis. Et puis j’ai reposé le marque-page sur le bois ocre veiné de mon bureau et j’ai creusé sa lumière. Le marque-page, tu me l’as donné de main à main, un après-midi de lumière brûlante et de moiteur et de mer Continuer la lecture#anthologie #03 | le marque-page