autobiographies #07 | passages

1- quartier Saint-Cyrienporte d’entrée vitrage opaque, juste à côté le portail coulissant du garage, la fente large pour le courrier avec son clapet au claquement sec, la vigne vierge maintenant qui a colonisé tout le renfoncement du mur et mange l’encadrement de la porte, la caméra disparue presque dans la végétation et qui scrute et se met en alerte quand Continuer la lectureautobiographies #07 | passages

autobiographies #06 | autobiographie véhiculée de ma voix qui pleure

Par une nuit d’hiver premiers, des retours nuit, jour soudain nuit, qu’un démiurge bouscule d’extinction surnaturelle, changement programmation automatique satellite, heure déplacée séparatrice de, le clair de la rigueur, la douceur de l’obscur, la netteté du mouillé, ne pas avoir eu le temps de se faire à la pénombre, le chaud de l’approximatif, le sec du dénudé, le froid du Continuer la lectureautobiographies #06 | autobiographie véhiculée de ma voix qui pleure

autobiographies #03 | le hêtre au grand trou

Son grand trou rond planté là dans la base de son tronc, noueux. Une excavation de la chair, une bouche en sourdine, un œil géant dardé sur ses pairs, une coupe où boire la sève, un creux, un ventre… un ventre où se rouler en boule. Se coucher sur le lit d’humus, entre les cernes épais où creusent les insectes. Continuer la lectureautobiographies #03 | le hêtre au grand trou

autobiographies #06 | les rêves n’empêchent pas les trains d’avancer

De n’importe quelle couleur, orange, bleue ou tagués par des artistes inconnus  tu rêvais d’être comme eux dans le mouvement du vent, dans les bruits des moteurs, te réjouir des sifflements stridents des freins, les entendre encore respirer au repos et repartir toujours repartir, les trains tu les prends à bras le corps, enveloppés de toutes tes idées, décorés de Continuer la lectureautobiographies #06 | les rêves n’empêchent pas les trains d’avancer

autobiographies #05 | le vieux

version. 1 Il est vieux. Ses habits le disent, son béret et son long manteau en chevrons, et puis sa voix qui tremblote, il court comme un lapin et dévale nos trois étages en une respiration, le voilà debout au milieu du salon sous les feux de la colère de son ami, il sourit, il sourit bon enfant, il est Continuer la lectureautobiographies #05 | le vieux

autobiographies #07 | trois lieux et quelques portes

n’ayant aucune photo d’aucune des portes citées, et en totale décalage, une photo d’une humble, mais pas tant, et gentille porte de jardin avignonnaise Paris, rive droite. En tirant les deux portes en bois de l’ascenseur toujours un rien brinquebalantes, en étendant le bras, saisissant la poignée en fer forgé de la grille, en posant le pied sur le terrain Continuer la lectureautobiographies #07 | trois lieux et quelques portes

autobiographies #07 | portes, puertas, deuren

Porte d’entrée en bois brun, agrémentée d’une grille en fer forgé et de vitres ocres. La poignée aussi en fer forgé, est difficile à manier. C’est une porte lourde, à la fausse allure médiévale. Porte d’entrée d’un pavillon de banlieu des années quatre-vingt. On ne l’utilise jamais. Si les habitants passent par la porte de derrière, celle qui donne sur Continuer la lectureautobiographies #07 | portes, puertas, deuren

autobiographies #07 | entr’ouvir

Un rai de lumière m’indiquait sa présence, nos chambres communiquant par une porte tapissée. Le bouton de porcelaine en soulignait sa présence. Une maison, perpendiculaire à la rue, enfilade de pièces que chaque porte nous laissait découvrir, passant de la cuisine à la salle de séjour, salon, entrée délaissée, les habitants préférant la porte vitrée de service plutôt que l’épaisse Continuer la lectureautobiographies #07 | entr’ouvir

autobiographies #07 | déporté au vestibule

Dans mon rêve, la mort m’avait placé là, au coude du vestibule, bon endroit finalement pour prendre en triple perspective l’ensemble des passages de la vieille maison. En glissant sur la droite, le passage est facile par la porte de la cuisine, toujours béante du plus loin de l’enfance mais toujours surmontée de ces carreaux encollés d’un plastique à facettes Continuer la lectureautobiographies #07 | déporté au vestibule

autobiographies #07 | aux portes

1. Porte en fer forgé, noire, froide, lourde ; on l’ouvre en tirant fort mais ça n’est pas assez : il faut pousser le portillon intérieur pour entrer dans la cabine du vieil ascenseur aux odeurs de bois vernis. Les deux vantaux de la petite porte battante rebondissent une fois. 2. Planches grisâtres qui se sont écartées avec le temps, ça moisit Continuer la lectureautobiographies #07 | aux portes