#L4 | dix, 10, X

Modifié tellement de fois, ne pas passer à côté de certaines choses trop importantes, s’interdire la posture. Ou quand on se rend compte que parler de la lecture peut être de l’ordre de la posture et donc de l’imposture, et qu’il faut gommer et creuser, creuser, creuser. D’Alain Fournier : les amours adolescentes, l’aventure, la Fête étrange, les couchés de soleil Continuer la lecture#L4 | dix, 10, X

#L5 | Remous et renversement

l’humanité poussée dans ses retranchements, à bout d’elle-mêmeles mots de terre et d’eau, les histoires mêlées dans lesquelles il est facile de s’y glisserremous des êtres, des pensées, des élémentstout est renversement Une forme qui en devient une autre Sur la toile tendue pour une occasion qui se répétera sans doute, un train arrive en gare. Choc de l’image en Continuer la lecture#L5 | Remous et renversement

# L5. Entre des murs et le ciel.

Élaguer, toujours élaguer, depuis les ascètes qui se retirent dans les falaises de la mer morte au deuxième siècle avant Jésus-Christ au monastère de Qumran, les anachorètes qui s’installent dans des grottes, des trous dans le Mont Sinaï, comme Pacôme qui après une vie d’ermite crée le premier monastère dans la Thébaïde, c’est une recherche constante de la légèreté du Continuer la lecture# L5. Entre des murs et le ciel.

#L3 | Pot de départ, moment de convivialité partagé entre collègues

Je vais quand même prendre des viennoiseries et du café, et envoyer un mail pour leur proposer de venir dans mon bureau partager « un moment de convivialité entre collègues, l’occasion de se dire au-revoir ». Ce n’est pas parce que je suis content de partir et de ne plus voir toutes ces têtes de con que je ne dois pas Continuer la lecture#L3 | Pot de départ, moment de convivialité partagé entre collègues

L#5 Ismaël

Si elle s’était, ne serait-ce que, sentie Ismaël, sans doute aurait-elle commencé par ça, comme lui – par le dire, par s’appeler, se nommer, endosser le nom, elle aurait commencé par le commencement, tout simplement – juste que ce n’est pas le cas. Ce n’est pas le cas parce que, de cette histoire de pêche au cachalot, celle de Melville Continuer la lectureL#5 Ismaël

#L5 | Les pays qui n’existent pas

« Il est des femmes qui naissent dans des pays qui n’existent pas. Langue absente, images défaillantes. » Le trou de la serrure, Branko Radicevic. A la descente du train, elle marche tête baissée pour longer le quai. Elle évite les fenêtres. Les fenêtres, les vitres, les miroirs. Tout ce qui donne à voir son reflet. Blanche, tel un spectre. Et la Continuer la lecture#L5 | Les pays qui n’existent pas

#L4 | Dos à dos

Virginia Woolf, La Promenade au phare, la maison abandonnée animée anima c’est l’âme de l’écrivaine sous les lambeaux de la tapisserie mes ongles sur la page Albane Gellée, Un bruit de verre en elle, captation des fêlures dans le miroir des yeux l’homme il la femme elle ça traverse quelque chose suit son cours, comme dirait Clov Fleurs en fioles Continuer la lecture#L4 | Dos à dos

#L5 |Beauté, béton, libre et puissant caméléon

l’œuvre de la beauté #L3 L’eau saisit tes mains. La fraîcheur s’en empare, un instant les sépare de ton corps et les plonge dans l’univers. L’eau se saisit de la lumière qu’elle appose sur tes mains en écailles d’or. Tes mains s’adonnent à l’eau et se mêlent l’une l’autre. Tes mains se retrouvent et s’étreignent comme deux sœurs qui s’étaient Continuer la lecture#L5 |Beauté, béton, libre et puissant caméléon

#L5 | une terre qui affleure

(Le sang sous la peau) [des souvenirs, des traces, je voudrais rester ici des heures sans bouger, des jours, à scruter l’horizon, ses îles illusoires, la jetée minuscule au loin, le vide, le temps figé ou absent, à distance du monde, m’aveugler, rentrer dans cet espace, attendre la pluie, la nuit, des voix, une marche funèbre, une sonate en mode Continuer la lecture#L5 | une terre qui affleure

#L5 | Rien que les heures

La journée d’une adolescente dans un flux de pensées et de sensations. S’échapper quelques heures du purgatoire familial et partir se dépenser à grandes foulées. La jeune fille marche dans la pénombre de l’appartement. Impatiente et concentrée, pensive, elle arpente le long couloir, va et vient sans la moindre attention au paysage qui s’offre à elle derrière la large baie Continuer la lecture#L5 | Rien que les heures