#L9 PROPOS SUR LES GLACES VANILLE, LES MANTEAUX DE FEUTRE, LES RADIATEURS & LES ÉCUELLES

PROPOS DE ZÉPHON (…) ne pouvant, quant à lui, qu’accepter ça (se voyant mal, quant à lui, refuser ça) (gardant en mémoire, en dépit de son aversion, le coup de sang, à chaque fois que quelqu’un – elle ou quelqu’un d’autre, souvent un ami, un être bienveillant, désireux de te plaire, dit-il, de te faire plaisir, te filerait entre les pattes quelque chose, dit-il, une Continuer la lecture#L9 PROPOS SUR LES GLACES VANILLE, LES MANTEAUX DE FEUTRE, LES RADIATEURS & LES ÉCUELLES

#L6 Les seuls

Voix 1 Dans la nuit, c’est lui qui me sauve. Le dos à lui tiède. Il retient le froid de m’envahir dans la nuit. Du sable froid par les pieds, par les pieds du béton de sable, dans la nuit, c’est du béton. De la poussée de froid sous les étoiles. Il n’y a plus d’insectes volants moites de la Continuer la lecture#L6 Les seuls

#L9 – Il était une fois le ciel ou comment le toucher du bout des doigts.

Le mot ciel vient du latin caelum qui implique une forme circulaire et contient une connotation de pureté et de perfection harmonieuse. Le ciel est l’étendue visible au-dessus du sol depuis la surface de la Terre, de l’horizon au zénith. Il est à la fois l’atmosphère terrestre dans laquelle volent les oiseaux et courent les nuages et la sphère céleste, au-delà de Continuer la lecture#L9 – Il était une fois le ciel ou comment le toucher du bout des doigts.

#P7 Antonia (prononcer paresseusement la dernière syllabe, en diérèse, comme s’il y avait deux l entre le i et le a)

variation 1 La fenêtre de la petite chambre nord de chez l’Antonia est une discrète position de vigie. À gauche, la vue rassurante sur l’arrière de l’auberge des quatre-routes. On pourrait toucher l’ardoise gris-bleu sombre des murs et des toitures qui se détache sur un nuancier de verts dominant. Au premier plan, le pré. En deuxième ligne, l’écran des hauts sapins Continuer la lecture#P7 Antonia (prononcer paresseusement la dernière syllabe, en diérèse, comme s’il y avait deux l entre le i et le a)

#P8 | La maladive exhalaison ou Le dytique(2)

(…) Parmi la maladive exhalaison De parfums lourds et chauds, dont le poison —Dahlia, lys, tulipe et renoncule— Noyant mes sens, mon âme et ma raison, Mêle, dans une immense pâmoison, Le Souvenir avec le Crépuscule. Paul Verlaine, Crépuscule du soir mystique, Les Poèmes saturniens Des odeurs âcres de pierre, d’urine et d’étoffes mal lavées imprègnent les couloirs et les Continuer la lecture#P8 | La maladive exhalaison ou Le dytique(2)

P#3 Mange le feu

Manger l’ardeur à belles dents. La croquer sans retenue, sans frilosité. Jouir de l’éclatement, puis de la pulvérisation des sensations du feu. Mange le feu. Faire rougeoyer les muqueuses de la bouche fait trembler tout le corps. Le mental également est feu par extase. Allumer l’interne de la langue au palais. Le feu. Mange le feu. Remonter de saut en Continuer la lectureP#3 Mange le feu

#L8 Lyrisme dans la ville

A regarder une nouvelle fois cet autre point d’intersection que constitue l’endroit précis où le train s’engouffre dans le tunnel, elle se rend compte qu’il y a également une gare en surface, sans doute certains types de trains s’arrêtent-ils en surface et d’autres sous terre, elle ira voir plus tard sur le net, se disant qu’à une autre époque elle Continuer la lecture#L8 Lyrisme dans la ville

#L7 Fragments et hypothèses

Une femme arrive de nuit dans une chambre d’hôtel type Formule 1 avec l’idée d’explorer la ville par l’écrit et l’image. Fascinée par les strates horizontales et verticales que comporte une ville, la voie ferrée souterraine qui traverse la sienne, les lueurs urbaines nocturnes, elle prend conscience qu’elle a gravité depuis toujours, sans jamais y habiter cependant, dans le quartier Continuer la lecture#L7 Fragments et hypothèses

L#2 Tout ce qu’elle ne sait pas

Les ondes murmurées par les couloirs de l’hôtel lui sont imperceptibles — Elle ne sait pas ce qu’elles murmurent — Des incantations minuscules — Des soupirs de connivences adultères — Quelques délires insoupçonnés de voyages à rêver — Quelques résonances — D’un mur à l’autre des rebonds d’amertumes survivantes — Spectres de représentants de commerce — Des traces de sommeils lourds, mauvais, agités, vifs, superficiels — Pénibles digestions cérébrales — Ruminations confidentielles — Elle ne sait pas ces murmures d’ondes — Elle s’est endormie Continuer la lectureL#2 Tout ce qu’elle ne sait pas

# P8 Sur le fil

Tu étais sur le fil de ta vie. Sur le fil. Toujours tu avais l’air de croire que ce qui te reliait aux autres ne tenait qu’à un fil et comme une funambule tu avançais à petits pas prudents. Ta jupe plissée, ton corsage toujours sagement boutonné, tes cheveux toujours tenus comme pour dire tu vois je ne prends pas Continuer la lecture# P8 Sur le fil