Rue d’Amsterdam, quelle histoire.

En temps réel, dix heures il a fallu. En temps de lecture il faudra cinq minutes. Je suis allée quarante-huit fois à Paris pourtant, enfin dire que j’ai traversé le périphérique quatre-vingt seize fois est plus exact, de la porte d’Italie à la porte de La Chapelle mais pour aller en Picardie, à côté d’Amiens, dans un tout petit village, Continuer la lectureRue d’Amsterdam, quelle histoire.

JEU-BAUDELAIRE

Correspondance « La Nature est un temple familier où de vivants piliers Laissent parfois sortir de confuses paroles L’Homme y passe à travers des forêts de symboles Qui l’observent avec des regards familiers… » Voici « mon » Baudelaire, ceci et Paris (voir plan).  Laisser voler Baudelaire, comme on lance un cerf-volant. Écouter sa musique, se laisser emporter au gré des signes, du hasard, Continuer la lectureJEU-BAUDELAIRE

Basculements

Depuis l’enfance, assiégée par le basculement de situation, comme si elle était une funambule dont la ligne périlleuse s’est tracée depuis son premier cri et sur laquelle à tout moment tout est sur le fil du rasoir, au bord d’un gouffre ! Vie heureuse et paisible suivie de départs imposés et déchirants, fête joyeuse et pointe de couteau dans le gâteau Continuer la lectureBasculements

Résonance

Baudelaire, le seul mot qu’il suffisait de prononcer en cas d’urgence quand nous étions en mission à Paris. Ceux qui éventuellement pouvaient nous écouter s’efforçaient immédiatement de décrypter le code. Cela n’avait aucune importance. Les décrypteurs n’avaient aucune chance. Baudelaire n’était pas un mot codé. Il désignait simplement ce dont nous avions besoin dans une situation extrême, en cas d’exfiltration Continuer la lectureRésonance

25 rue des Marais

À la mi-juillet 1851, Baudelaire est de retour à Paris, au 31bis rue des Marais (ou rue des Marais du Temple, ou rue des Marais Saint-Martin) puis chez Jeanne Duval, au 25 de la même rue. Comme la plupart des lieux où il a vécu, cette maison a disparu, la rue elle même n’existe plus. La rue des Marais reliait Continuer la lecture25 rue des Marais

Dernier domicile avant la Belgique

« J’étais mort sans surprise et la terrible aurore / M’enveloppait… ». Deux chambres vous font un « havre de paix » dit Pichois, sans rire ; c’est rue d’Amsterdam, à l’hôtel de Dieppe au 22. On n’y trouve plus désormais qu’un marchand de kebab, une façade vitrée que pour l’heure on ne franchit pas. On se contente d’y observer derrière un comptoir des cuistots Continuer la lectureDernier domicile avant la Belgique

le côté étroit

De nos jours une grande porte cochère s’insère dans la façade de plâtre blanc entre pans de pierres nues, portant à droite le numéro 5, à gauche le numéro 7… de nos jours, et peut-être depuis l’origine, puisque, malgré l’unité créée par cette peau d’un blanc uni, malgré la parenté, due sans doute à des dates de construction assez proches, Continuer la lecturele côté étroit

LE GARNI

Je ne l’aurais pas vu si je n’étais pas entrée dans la photo d’avant. La rue pourtant, tant de fois sillonnée dans les deux sens, jusqu’au 16, là où se trouvait la galerie Erval dans laquelle, par hasard, des années après la fuite, j’avais vu accrochées les grandes encres noires, je croyais la connaître : en marchant à ce moment-là, je Continuer la lectureLE GARNI