Désordre aimé.

J’ai pas aimé. Etre obligé, dégagé. J’ai accepté. Obtempéré. Mal obligé. J’ai attendu la fin du jour. J’ai pas dormi. Dès le début. J’ai mal débuté. J’ai écouté Madame Butterfly. Ecouté par elle. Elle m’a enchanté. J’ai lâché. Résister au sommeil. Refuser. N’être pas amouré, aimé pour autre, aimé pour combler. Compenser. J’ai entendu gueuler. S’engueuler. Crier. Se crier dessus. Continuer la lectureDésordre aimé.

Le printemps à L

C’est toujours ici qu’elle les attend de là précisément que souvent ou par hasard au début sans doute étant donné qu’elle y passe les trois-quarts de son temps dans cette pièce à préparer les repas ranger les courses mettre la table arroser les fleurs sur l’appui de l’unique fenêtre donnant sur la portion de ciel nécessaire ni trop ni trop Continuer la lectureLe printemps à L

Oloé je contre je

Comment faire autre chose que ce que Handke fait parfaitement sans se perdre dans les lieux, dates, choses, dans des précisions inutiles et inintéressantes pour la lectrice ou le lecteur ? Si singulière soit l’autobiographie de chacun(e).

L ‘ a n c ê t r e

Assoupie vient la boutique de Kalliroï         improbable foutoir de présentoirs de fortune         pièces uniques         parfois orphelines        dépouillées de leur alter comme cette boucle de cuivre tressé        ressort tendu à l’opale enchâssée        la boutique est étroite        encombrée          pas de mot pour dire cette luxuriance de rouille et d’éclats                curieusement on respire                chaque objet est une porte antique                 tenons-nous le pour dit        Kalliroï est sans pareille        trois ans que Continuer la lectureL ‘ a n c ê t r e

Ceci n’est pas la #4

Journal des poètes / Printemps dans les Balkans 1932 Voilà trois semaines, une chercheuse inscrite depuis plusieurs mois à la Bibliothèque Nationale de Belgrade sous le nom de Zefka Janacek, a brusquement quitté les lieux en fin d’après midi, en laissant derrière elle ses notes et une partie de ses effets personnels. Elle n’est pas réapparue depuis et n’a pas Continuer la lectureCeci n’est pas la #4

Vie en beau cigarettes et monstres #06

Vue découpée en huit Quatre et quatre Huit petits carreaux pour une fenêtre  s’amuser avec ses yeux d’enfant à élire le meilleur  le plus riche le plus rempli le plus rare Fenêtre qui ne s’ouvre pas pour elle petite chaîne avec crochet en haut ça protège  toujours fermée trop dangereux pour les enfants Se contenter de scruter les montants en bois ceux qui divisent Continuer la lectureVie en beau cigarettes et monstres #06

Lettre à Jean Jacques Rousseau pour l’informer de projets à Rochecardon (suite de l’aventure)

Cher Jean Jacques, Je suis partie à la recherche du château de Rochecardon où t’invitait la bonne Madame Boy de La Tour. J’ai pensé que cela te ferait plaisir de savoir ce qu’étaient devenus le ruisseau et le vallon. Rassure-toi, ils sont toujours là et bien verts, c’est autour que tout a changé. Tu pourrais encore initier Julie Boy de Continuer la lectureLettre à Jean Jacques Rousseau pour l’informer de projets à Rochecardon (suite de l’aventure)

Éventail

Jour 1 S’éventer et chercher de l’air. Créer de l’air battu par la flamme violette et docile sous la main. Éventail. Ça ramène à la porte. Une porte ancienne à vantaux, lourds, massifs, pas aériens. Mais l’éventail conduit et / ou ramène à la porte. C’est qu’il faut de l’air pour vivre. Du vent, soulevé ou non par la main Continuer la lectureÉventail