

la plateforme de publication collective des abonné·e·s du Tiers Livre
Je n’y connais rien en murs. Si je devais en décrire un, je dirais c’est un mur. Voilà. Un mur en pierre, peut-être, ça je pourrais le dire. Ou un mur de briques si les briques étaient apparentes. Le problème, c’est qu’elles le sont rarement ou alors à Toulouse. Sinon, elles sont recouvertes d’un crépi. Alors, comment savoir à quel Continuer la lectureles murs ont la vie dure
1. Sulfure bleu et blanc Rêves du jour et de la nuit Œil de voyance Sphère cosmique Abîme Spirale d’effleurements Silence énigmatique Comme chaque jour la main s’est tendue vers le presse-papier, sulfure bleu et blanc posé sur une table pour récupérer une lettre ! Aujourd’hui je tourne et retourne autour de lui, le prends dans ma main, le regarde d’un Continuer la lectureSulfure bleu et blanc
et il arrivait enfin le temps ce temps tant attendu espéré étiré celui des vacances les grandes les vraies celles du chaud du chaud et léger du coeur léger soulagé Continuer la lectureun point sur des lignes
Avec l’aimable autorisation de Caroline Diaz, voici une photographie de son mur. Un mur que je ne connais pas, un mur que je connais bien. Je l’ai longé ce mur, j’en ai même rêvé. Une nuit, j’ai trouvé le passage, sans rien faire d’autre que d’en rêver. Alors, je vais moi aussi faire le mur – être mur – dos Continuer la lectureun mur mur
Vibre et bave comme cœur lâché libre sans la laisse des côtes petit bouledogue français palpite et souffle carrelage à raser ventre quinzième étage de l’immense tour du quartier chinois coeur au bras jusqu’à l’ascenseur pour pas l’hernie discale virgules des pattes trop courtes pour descendre et monter tontontanguyettatacécile Continuer la lectureBouledogue français quartier chinois
MUR DE FEUILLAGE Entre dedans et dehors, un mur, trois fenêtres longues et fines, de l’autre côté des vitres, un mur de feuillages, des arbres, arbres verts et touffus, plutôt insignifiant de prime abord, des feuilles comme partout, comme dans chaque coin de jardin un peu sauvage, un peu touffu. Selon le point de vue de celui qui écrit, la Continuer la lectureDisparition programmée
1/ au fond d’une armoire poussiéreuse dans un sac sous des rideaux et des tissus de rien – oublié depuis des années – d’un blanc jauni avec des ajours sur le dessus – déchirure d’au moins cinq centimètres sur un des côtés – des ajours en forme de fleurs – et des fleurs cernées d’autres fleurs – broderies avec pétales Continuer la lectureUn petit bout de tissu jauni
Ça suinte ça remonte par capillarité la tâche c’est l’auréole et l’auréole n’est plus cercle l’auréole est un drap déchiré l’auréole est un organe qui saigne qui se dissout peut-être l’ombre peut-être la silhouette d’un cétacé de muséum on quitte l’enduit on migre avec le coude du conduit sous le collier c’est décrépi c’est friable c’est strié comme griffé c’est Continuer la lectureAffinités infinités


appréhendant la chose l’un et l’autre dès avant l’entrée l’odeur forte d’asperges en boîte comme si dans la voiture déjà dès qu’on y prenait place l’odeur forte d’asperges en boîte était là nous incommodait déjà dès que nous claquions les portières prenant place joyeusement à l’arrière nos jambes nues ballotant Continuer la lecturePROPOS_DE_KONSTANTIN_PETERZHAK_VOLUME_37_:_PROPOS_A_PROPOS_DES_ASPERGES_EN_BOITE_LIBREMENT_TRADUIT_DE_L’ARMENIEN_PAR_GEORGY_FLYOROV