les murs ont la vie dure

Je n’y connais rien en murs. Si je devais en décrire un, je dirais c’est un mur. Voilà. Un mur en pierre, peut-être, ça je pourrais le dire. Ou un mur de briques si les briques étaient apparentes. Le problème, c’est qu’elles le sont rarement ou alors à Toulouse. Sinon, elles sont recouvertes d’un crépi. Alors, comment savoir à quel Continuer la lectureles murs ont la vie dure

Sulfure bleu et blanc

1. Sulfure bleu et blanc Rêves du jour et de la nuit Œil de voyance Sphère cosmique Abîme Spirale d’effleurements Silence énigmatique Comme chaque jour la main s’est tendue vers le presse-papier, sulfure bleu et blanc posé sur une table pour récupérer une lettre ! Aujourd’hui je tourne et retourne autour de lui, le prends dans ma main, le regarde d’un Continuer la lectureSulfure bleu et blanc

Bouledogue français quartier chinois

Vibre et bave comme cœur lâché libre sans la laisse des côtes       petit bouledogue français palpite et souffle     carrelage à raser ventre       quinzième étage de l’immense tour du quartier chinois      coeur au bras jusqu’à l’ascenseur pour pas l’hernie discale           virgules des pattes trop courtes pour descendre et monter       tontontanguyettatacécile          Continuer la lectureBouledogue français quartier chinois

Disparition programmée

MUR DE FEUILLAGE Entre dedans et dehors, un mur, trois fenêtres longues et fines, de l’autre côté des vitres, un mur de feuillages, des arbres, arbres verts et touffus, plutôt insignifiant de prime abord, des feuilles comme partout, comme dans chaque coin de jardin un peu sauvage, un peu touffu. Selon le point de vue de celui qui écrit, la Continuer la lectureDisparition programmée

Un petit bout de tissu jauni

1/ au fond d’une armoire poussiéreuse dans un sac sous des rideaux et des tissus de rien – oublié depuis des années – d’un blanc jauni avec des ajours sur le dessus – déchirure d’au moins cinq centimètres sur un des côtés – des ajours en forme de fleurs – et des fleurs cernées d’autres fleurs – broderies avec pétales Continuer la lectureUn petit bout de tissu jauni

Affinités infinités

Ça suinte ça remonte par capillarité la tâche c’est l’auréole et l’auréole n’est plus cercle l’auréole est un drap déchiré l’auréole est un organe qui saigne qui se dissout peut-être l’ombre peut-être la silhouette d’un cétacé de muséum on quitte l’enduit on migre avec le coude du conduit sous le collier c’est décrépi c’est friable c’est strié comme griffé c’est Continuer la lectureAffinités infinités

PROPOS_DE_KONSTANTIN_PETERZHAK_VOLUME_37_:_PROPOS_A_PROPOS_DES_ASPERGES_EN_BOITE_LIBREMENT_TRADUIT_DE_L’ARMENIEN_PAR_GEORGY_FLYOROV

appréhendant la chose        l’un et l’autre        dès avant l’entrée          l’odeur forte d’asperges en boîte          comme si          dans la voiture déjà          dès qu’on y prenait place          l’odeur forte          d’asperges en boîte          était là          nous incommodait déjà          dès que nous claquions les portières          prenant place          joyeusement          à l’arrière          nos jambes nues ballotant Continuer la lecturePROPOS_DE_KONSTANTIN_PETERZHAK_VOLUME_37_:_PROPOS_A_PROPOS_DES_ASPERGES_EN_BOITE_LIBREMENT_TRADUIT_DE_L’ARMENIEN_PAR_GEORGY_FLYOROV