#construire # 02 | «Le fait d’écrire» 

 … « Choses de l’exil » : appartenances, déchirures, chocs, livres ou musiques, et ainsi de suite … Julie – Appartenances iraniennes et russes, déchirures : quitter mes parents. Maria – Appartenances portugaises, maison d’enfance chez mes grands-parents, une maison où il y avait des citronniers et des orangers ; Djedjiga – kabyle, musique préférée « Douroub Ouahra » écrit par Mouloude Feraoune ; Ibana – née à Continuer la lecture#construire # 02 | «Le fait d’écrire» →

#construire #02 | expansions

visage en noir et blanc les yeux clos en photo  visage penché sur une vieille partition visage tout ridé de  pomme sauvage c’est la réverbération à toujours être dehors visage sans âge faisant penser à d’autres visages  en sueur avec coulées qui emportent la poussière d’orge visage revenant visage au temps du service James Dean on dirait visage d’enfant dans Continuer la lecture#construire #02 | expansions→

#construire #02 | échos

Hadj el anka el hadj amar ezzahi guerouabi el hachemi yal maqnin zin kamel messaoudi chema’a yel harraz ya denia dahmane el harrachi ya rayah des voix d’hommes dans mon cœur d’enfant elles sont aiguës et lancinantes elles chantent des oiseaux qui s’enfuient, des chardonnerets aussi beaux que tristes, des feuilles qui s’écrivent, des feuilles qui pleurent, elles chantent l’exil, Continuer la lecture#construire #02 | échos→

#construire #01 | Un mot

C’est comme ça que tout a commencé, basculé devrais-je dire… Par un mot, juste un mot, un tout petit mot, on ne sait pas assez le pouvoir des mots. Je n’ai pas eu le temps de le penser que je l’avais déjà dit. Ce mot était l’expression de mon effroi, mais ce n’est pas le mot effroi, ni peur, ni Continuer la lecture#construire #01 | Un mot→

#construire #01 | «ça a débuté comme ça»

Ça a commencé comme ça, une photographie en couleur découpée dans un journal puis collée sur la première page de l’introduction d’un livre ancien récupéré dans une boîte à lire. Située à la droite d’une reproduction d’un buste de Shakespeare, voué lui-même à disparaître sous un autre collage, cette photographie semble symboliser le début de quelque chose. Dans l’exécution de Continuer la lecture#construire #01 | «ça a débuté comme ça»→

#construire #02 | C’est l’été

C’est l’été en juillet. C’est l’été en août. C’est l’été en septembre. C’est l’été indien. C’est l’été en juin. C’est l’été le 1er juillet. C’est l’été le 2 juillet. C’est l’été le 3 juillet. C’est l’été le 14 juillet. C’est la prise de la Bastille fête nationale jour férié feux d’artifice. C’est l’été le 15 juillet. C’est l’été le 16 Continuer la lecture#construire #02 | C’est l’été→

#construire #01 | la vague / la promenade des chênes

la vague Quand il pénètre dans la salle des Courbet, la vague est à son point culminant. La même, transformée, mobile, deux fois, trois fois, sur les quatre murs, poussée autant par les masses de liquide que celles du ciel. Suspendue avant la déflagration de la descente. Il l’entend de très loin, avant même les borborygmes des galets qui dévalent Continuer la lecture#construire #01 | la vague / la promenade des chênes→

#mardis #écrire | Un triptyque

Lire —Dans le salon bibliothèque, affalé au fond d’un canapé de velours rouge, face à la fenêtre donnant sur la façade aveugle de la maison voisine. Pas de ciel, seulement le tremblement des feuilles du tilleul, le sifflement du vent dans la coursive, sous la lumière pâle et vacillante d’une lampe abandonnée sur son guéridon en osier. Un fauteuil, dans Continuer la lecture#mardis #écrire | Un triptyque→

#construire #01 | ça a peut-être bien débuté là

Ça a peut-être bien débuté là. Dans une salle de classe en quatrième ou en troisième. Dans le désir même. Toi penchée sur ta copie. C’était une rédaction. Tu ne te rappelles plus le sujet. Tu aimerais bien avoir conservé la copie dans tes cartons numérotés. C’est ton professeur de français qui te surveillait. Dont tu étais amoureuse. Il enseignait, Continuer la lecture#construire #01 | ça a peut-être bien débuté là→

#construire # 01 | Le mur

L’espoir a commencé devant un haut mur, juste avant que le bus n’arrive à la gare de l’Est. Il avait le nez collé à la vitre et patient, il guettait le moment où il passerait devant l’immeuble au mur rose bonbon qui portait l’inscription Dragées Martial en lettres noires et brillantes et dansantes. Son cœur joyeux lui annonçait que Martial Continuer la lecture#construire # 01 | Le mur→