# Le livre comme fiction livre # 04 | Ranger,

ranger ma bibliothèque, un dilemme, alléger ces trente étagères qui tapissent les murs blancs du bureau où la fenêtre légèrement ouverte, même en plein hiver, imprime dans son léger tremblement les images fantomatiques des fleurs de cactus jaune pâle, soulignées d’un camaïeu de vert tendre qui annonce déjà la douceur humide du printemps, lointaine promesse avant la venue suffocante du Continuer la lecture# Le livre comme fiction livre # 04 | Ranger,

#livre #05 | dimanche pluvieux

Dans la ville, elles ne sont que deux, courageuses, résistantes, des boites à livres d’extérieur. Les autres sont des planquées, l’une au chaud dans la maison des associations, si bien installée qu’elle déborde sur une table adjacente. L’ autre est un carton près de la caisse de la bouquinerie, elle n’héberge pas uniquement les rebuts invendables, le plus souvent si Continuer la lecture#livre #05 | dimanche pluvieux

#livre #05 | M. Jullien. Passants

Il n’y avait pas de boîte à livres. Une table, juste une table. En bois gris, devant une maison du village, dans l’interstice, entre cour pavée et rue. Un territoire de personne, pas dedans pas dehors, ni don, ni abandon. Une surface intermédiaire où suspendre les usages. Une table de celles sur lesquelles on écosse des haricots, on pose les Continuer la lecture#livre #05 | M. Jullien. Passants

#livre #05 | Livres échoués

Les boîtes à livres ! Tu en connais plusieurs autour de chez toi. Tu ne les fréquentes pas, même si, à l’occasion d’un passage inopiné à leur portée, tu fais un crochet pour leur rendre une petite visite et jeter un coup d’œil à leur contenu. Consternée, tu es consternée par ces accumulations de livres disparates, cornés, détériorés par le soleil Continuer la lecture#livre #05 | Livres échoués

#Le livre# Piège napoléonien

Un livre emprunté trente-six fois de mai 1996 à avril 1998, comme en témoigne la fiche bristol estampillée mairie de Villeneuve-sur-Yonne, alourdit ma valise. Ce poids est-il vraiment nécéssaire ? Nous étions en visites et promenades champêtres lorsque mon hôte a fait un détour pour me montrer au bout d’une rue étroite et herbeuse la mairie de Piffonds, un château Continuer la lecture#Le livre# Piège napoléonien

#livre #05 | Feu orange

….. La plus grande partie des terres familiales avaient été vendues à regret aux voisins, des vaches y pâturaient. Le jour où elles vinrent piétiner son potager, ni une ni deux, le frère aîné avait planté des poteaux en bois et tiré des câbles électriques tout autour des 4000 m2 restants. Les bêtes avaient été définitivement dissuadées d’outrepasser leur territoire. Continuer la lecture#livre #05 | Feu orange

#livre #05 | dans le parc du Val Ombreux

Bien sûr, c’est un parc dans la ville. Installé dans un ancien domaine lié à un château démoli. D’un côté, une avenue vers la ville mitoyenne et les grandes surfaces. De l’autre, une résidence dont le parc est séparé par une clôture métallique que cachent forsythias, lierres, et un peu de chèvrefeuille. Reste l’Orangerie, transformée en lieu d’exposition.  Des allées, Continuer la lecture#livre #05 | dans le parc du Val Ombreux

#livre #04 | Au pilon

Certains achètent des chaussures, moi, ce sont les livres. J’ai toujours, même désargentée, acheté des livres. Je ne peux résister à en posséder, comme un instinct protecteur face au risque de perte. Je suis étonnée parfois du peu de livres chez certains. Suis-je complètement vorace ? Et l’écologie dans tout ça ? Lorsqu’il s’agit de livres, je n’arrive pas à Continuer la lecture#livre #04 | Au pilon

#livre #05 | à la lettre

Il y a huit petites clefs. Et sept petits verrous. Rien d’étonnant. Iel examine d’abord les clefs, une à une, pour tenter d’y déceler un indice. Elles se ressemblent toutes, hormis évidement les pannetons, un à un différent. Aucun indice visible donc puisqu’aucune perspective de l’intérieur des serrures n’est possible, aucune perception des différentes formules de piston des stators. Iel Continuer la lecture#livre #05 | à la lettre

#livre #05 | En boîte à livres.

Quand de la consigne, tu ne retiens que le mot échapper. Échapper à une logique marchande, il avait dit. Eux aussi échappés, réunis pour un temps plus ou moins long dans une maisonnette bleue de poupée et son toit à deux pentes et sa façade vitrée et si tes mains chargées, du regard y plonger pour déchiffrer le titre sur Continuer la lecture#livre #05 | En boîte à livres.