#anthologie #35 | retour sur l’envol

D’après, avant ou après la proposition 9 Envol Intérieur jour. Un palier. Un peu défraîchi avec son linoléum orange et ses grands placards pour compteurs d’eau et d’électricité. Il manque une porte. Puis l’ascenseur. En haut des chiffres défilent lentement. Les portes s’ouvrent. Il y a un miroir. Les portes se referment. Le bruit de la machinerie de l’ascenseur comme Continuer la lecture#anthologie #35 | retour sur l’envol

#anthologie #35 | en empruntant la 11

Au matin prendre la route, quitter les paysages connus, en longer (je viens d’écrire loger et c’est ça aussi) d’autres, reconnaissables ou pas, le moteur ne te trahira pas : c’est un acte rituel et les organes principaux ont été vérifiés. Le reste ressemble au destin Rue de l’Egalité, premier rond-point et cité largués. Déjà du monde sur l’avenue qui longe Continuer la lecture#anthologie #35 | en empruntant la 11

# anthologie # 34 | écho 31

On y est presque et pourtant on ne voit pas grand-chose mais si, regarde, retourne-toi prends de la hauteur je ne sais pas ce que ça signifie : se reprendre peut-être, ou le large pourquoi pas mais la hauteur quand tu prends le temps de vagabonder, c’est pourtant ce que tu fais tu t’écartes, tu quittes la ligne droite ah non, Continuer la lecture# anthologie # 34 | écho 31

#anthologie #34 | Lila

Parmi les mots qui s’élevaient par moments à l’avant de la Peugeot 205, entre Gil et Lila, on aurait pu entendre cela : ton père ne voulait pas ça, tu sais, dans le fond, c’était un gars bien, il a pas cherché les embrouilles. Gil se serait tu, semblant se concentrer sur sa conduite. Comment t’expliquer tout ça, aurait-il fini Continuer la lecture#anthologie #34 | Lila

#anthologie #35 l Silence ça tourne

Elle est assise en tailleur sur le lit de la chambre d’hôtel. Elle avise le téléphone qui vibre sur le lit à côté d’elle. De mauvaise grâce elle répond. Voix off de la narratrice: C’aurait été un lit blanc au milieu de la scène du théâtre. Elle serait arrivée côté cour. Un technicien côté jardin pour faire le clap une Continuer la lecture#anthologie #35 l Silence ça tourne

                                                                                #anthologie #35 | la scierie au coin de la rue

Le premier rond-point. À droite la station d’essence. Blanche. Une route triste. Encadrée d’immeubles ouvriers. Trapus. Austères. Les façades au garde-à-vous. Usées. Mornes. Parfois certaines plus vives, le plus souvent salies, depuis la naissance des jours. Voix off Il reviendrait certaines nuits ou la toute dernière fois. Il aurait dit je veux revoir. Ensuite il aurait ajouté – pour de Continuer la lecture                                                                                #anthologie #35 | la scierie au coin de la rue

#anthologie #32 | superposition d’images

Au sortir du métro encore deux cent mètres  il pleut c’est bien ma veine en veste légère et sans parapluie je courbe les épaules les pavés luisent sous le feu des vitrines éclairées Petit bonhomme vert je passe et laisse le Monoprix derrière moi les voitures font un bruit de salive caniveau rempli d’eau pieds trempés vitrine du magasin Clarks bardé Continuer la lecture#anthologie #32 | superposition d’images

#anthologie #35 | ici le bonheur commence

en lien avec #anthologie #21 | Complément de fuite Pompes à essence, parking, panneaux publicitaires « Ici le bonheur commence », succession de voitures, plaques étrangères, campings cars, plus loin camions et encore plus loin terrains nus, herbe rare. Gosses qui courent, mère en short fluo qui appelle, Arbres maigrichons petit sentier bordé de poubelles, quelques tables en bois de pique-nique, entrée Continuer la lecture#anthologie #35 | ici le bonheur commence

#anthologie #35 | voix du corps

Forêt pentue. Une centaine de mètres en-dessous coule une rivière. L’Arbogne. Le soir. Pas encore la nuit. L’enfant est immobile devant une béance creusée dans la roche. Voix off : A-t-elle un jour quitté cet endroit ? Elle serait restée même si elle était partie. Elle serait revenue. Elle est revenue. Puis elle a disparu. Séraphine porte son corps devant elle. Son Continuer la lecture#anthologie #35 | voix du corps

#anthologie #35 | avril 1915 : Arrivée à Cannes (tentative1)

Gare de Cannes, avril 1915. Les autorités de la ville et les propriétaires des hôtels répartissent les réfugiés qui viennent d’arriver dans les établissements. Marche jusqu’à l’hôtel Beau-Séjour. Les valises suivent, transportées par des carrioles. Rues grouillantes de militaires, réfugiés et autochtones. Après quinze minutes de marche, face à eux la Méditerranée. L’hôtel est à une centaine de mètres dans Continuer la lecture#anthologie #35 | avril 1915 : Arrivée à Cannes (tentative1)