#anthologie #35 | Film nostalgie.

L’équipe de tournage est installée au 20 rue Victor Hugo à Deauville en face de la maison prés du petit parc là où n’existe plus le tourniquet depuis longtemps. La caméra est en plan extérieur large montrant le jardin et les murs. Voix off : Ce serait une longue et fine rue, un peu cachée. Le petit parc d’en face Continuer la lecture#anthologie #35 | Film nostalgie.

#anthologie #31 | Le chocolat américain

La maison s’était écroulée le 6 avril 2009 à 3h 32 mn et 42 secondes. La secousse a tout détruit. A la place, un trou béant. Quand elle a été reconstruite, j’ai tout reconnu. Je veux dire que j’ai tout revu, comme c’était avant, bien que rien n’y ressemblait.  Giovanni était mort depuis le 27 juillet 1983. Je m’en souviens Continuer la lecture#anthologie #31 | Le chocolat américain

#anthologie #15 #32 #33 #34 #35 | Inconnu à cette adresse

#15 Où habitez-vous ?… Ce sont les noms propres qu’on perd en premier… L’autre jour , je me suis perdu dans le quartier… impossible de demander mon chemin. J’avais perdu mes mots …mais où habitez-vous ?…je ne savais plus le nom de ma rue… en fait… mon adresse … je ne connaissais plus mon adresse…je l’ai pourtant noter des milliards de fois…mais d’un coup… Continuer la lecture#anthologie #15 #32 #33 #34 #35 | Inconnu à cette adresse

#anthologie #14 | Ben voilà !

Ben voilà !  Elle l’avait bien dit qu’on allait le rater ce fichu train, cette séance de ciné, ce soufflé au fromage  mais c’est de ta faute car tu n’as rien voulu savoir, comme toujours. Ben voilà ! C’est fini, c’est plié, on s’en va. C’est la fin des vacances, de la conversation,  du gâteau au chocolat. On regrette un peu que Continuer la lecture#anthologie #14 | Ben voilà !

#anthologie #11 | San Francisco, la nuit

sortie du cinéma dans cette nuit électrique des villes acier-verre-béton Les dalles au sol sont propres, mais pas ici Je passai une ruelle où des hommes et des femmes étaient courbés à angle droit, contractions musculaires lues si terriblement douloureuses qu’elles obligent à la prise d’une autre dose lorsque la chimie se dissipe Je remarquai, avec au ventre la honte Continuer la lecture#anthologie #11 | San Francisco, la nuit

#anthologie #02 | Via Fontenuova

Dans la pénombre, la chaleur était déjà montée. La chambre avait une seule fenêtre, les volets étaient fermés. Deux grands lits, deux chevets en bois foncé, deux lampes, deux petits lits disposés le long du mur. On y dormait à sept. Une malle de carton renforcé, vert foncé, avec des charnières, des poignées et des serrures en métal doré. Dedans Continuer la lecture#anthologie #02 | Via Fontenuova

#anthologie #35 | chaque lieu, ses voix.

Couloirs d’hôpital, succession de couloirs, murs, portes. Lumière blanche. L’infirmer pousse sans mot, un sourire parfois vers le visage allongé qui le regarde aux virages. Le reste du corps, invisible sous le drap blanc. Le chariot grince par moments, la jeune fille se tait.V.O. : Elle serait seule. Elle aurait appris ça, se débrouiller sans. Parler sans parler. Il y a Continuer la lecture#anthologie #35 | chaque lieu, ses voix.

#anthologie #34 | comme aveugles, des voix.

Chambre à coucher. On a éteint, la lumière est suffisante malgré les rideaux épais aux fenêtres. La mère est allongée, eux autour. Tuyaux au bout des narines, contrainte de rester sur le dos. Bruit continu d’un appareil à oxygène. À sa gauche entre lit et mur. Ventilateur de l’autre côté. tu veux te reposer, qu’on te laisse ?ils sont peut-être fatigués Continuer la lecture#anthologie #34 | comme aveugles, des voix.

#anthologie #35 | mes chambres à l’Est

1.cité des années 60, vue panoramique sur l’immeuble aux multiples fenêtres bâti sur les coteaux de la Seine / Zoom avant sur une fenêtre en particulier : escalier 12, 7ème étage / minuscule silhouette immobile derrière la vitre nez collé au carreau Elle lève la tête, elle sait retrouver sa fenêtre parmi toutes celles du bâtiment. C’est la fenêtre de Continuer la lecture#anthologie #35 | mes chambres à l’Est