A propos de Elvire Dellas

N'aime pas en découdre avec la soude et l'encaustique. Préfère le caustique...

Carnet individuel | EV

PROLOGUE : 9 novembre 2022 : Je n’ai pas la culture des carnets mais bel et bien celle des stylos. J’ai principalement le Bic maudit, comme dirait Clémentine Mélois. Mes stylos sont presque exclusivement tous des Bic, à bille, des Crystal ou ceux en quadrichromie, les fameux stylos Bic quatre couleurs qui laissent des traces rouge, noir, bleu et vert sur des Continuer la lectureCarnet individuel | EV

#photofictions #08 | À l’Amigo

Amigo, une chance sur trois de gagner…. Un ami ? C’est ce qu’elle se dit lorsqu’elle se traîne au café, à la Civette, où elle boit un café FOLLIET. FOLLIET comme folle à lier ou comme feuillet ? Comme folle à lier, cette fille qu’elle est ou comme les feuillets de son carnet qu’elle remplit à côté de laBanque à qui parler Continuer la lecture#photofictions #08 | À l’Amigo

#photofictions #07 | Sur le bois flotté

C’est une photo de bord de mer. On est sur la plage. Les couleurs de la photo sont passées puisque la photo a quarante ans. Dessus, un homme barbu portant des lunettes, deux garçons de 6 et 12 ans et une fillette de 10 ans. Au pied de ce petit monde, un chien, un braque allemand tenu en laisse. Tout Continuer la lecture#photofictions #07 | Sur le bois flotté

photofictions #05 | Autour du décor

Elle remonte la côte de la rue des Roncettes, Suzanne, lorsqu’elle est arrêtée par une jeune femme qui a une caméra à l’épaule et un carnet. Elle se demande ce qu’elle fait là, cette jeune femme, dans cette rue des roncettes, une rue apparemment tranquille où les voitures passent. Peu de piétons mais des vélos, des voitures et des camionnettes Continuer la lecturephotofictions #05 | Autour du décor

#40 jours #40 | matières d’en lire

Dans ce livre, il y a des sols, des cheveux, des tissus, des feuilles, des bois et des livres, des tas de livres qui forment une matière à écrire d’autres romans, des récits de genres bien heureux bien que fort mal assis. Il y a des livres à faire naître comme un projet de vie dans lequel on veut bien Continuer la lecture#40 jours #40 | matières d’en lire

#40 jours #39 | La joie d’être deux

Elle voit dans son écran d’ordinateur ce monsieur qui a tout lu, tout écouté et surtout tout bu. Il avait tout avalé d’une traite en ne perdant pas une miette de son refrain : dans ses vestiaires de l’enfance, elle a tout perdu et elle s’est perdue à rattraper un temps qui ne lui revenait plus à l’esprit. Elle s’est perdue Continuer la lecture#40 jours #39 | La joie d’être deux

#40 jours #21 | Saluer comme la reine Elisabeth

Première résolution  : rejeter dans la nature un galet peint. Un galet justement prélevé dans la nature par une certaine Claire qui l’avait décoré avec des motifs de fleurs stylisés. Poster la photo sur le groupe facebook « LOTR 45-40-64 Mes galets voyageurs » et voir le voyage de ce galet du réel au virtuel, passer du concret à l’éther d’internet. Autre Continuer la lecture#40 jours #21 | Saluer comme la reine Elisabeth

#40 jours #01 zoom | la campanule raiponce

Une campanule raiponce au ras du bitume presque au ras du bitume du trottoir sur une petite butte au milieu des pimprenelles, des chardons et il y a même un réséda sur cette butte qui accueille des boutons d’or habituellement au mois de mai c’est une butte qui se trouve entre deux rues, dans la rue des roncettes et la Continuer la lecture#40 jours #01 zoom | la campanule raiponce

#40jours #prologue | dans le tube

C’est un portail, un tout petit portail avec des barreaux tout fins, la peinture est écaillée mais la serrure, large, est neuve et rutilante ; on y met des grosses clés carrées pour ouvrir la porte, assurément ; derrière, un terrain en friche, ça sent la ronce, les grillages rouillés et les parpaings qui s’amoncellent sur le terrain d’à côté Continuer la lecture#40jours #prologue | dans le tube

transversales #6 | je n’aime pas le melon au porto

Depuis que je suis petite je veux devenir écrivain. C’était l’année de mes huit ans. Je m’en souviens plus ou moins. Mais cela ne s’est jamais concrétisé. J’étais en colonie de vacances, à Saint-Béat exactement, dans un bois ou une forêt des Pyrénées apparemment. Je m’ennuyais là-bas. Je pleurais ma maman tous les jours et je vomissais beaucoup après les Continuer la lecturetransversales #6 | je n’aime pas le melon au porto