#40 jours #11 | l’enfant perdu

L’enfant dans le corridor, l’enfant dans la cave, l’enfant dans la grange, l’homme ne sait pas, ne sait plus, mais il y avait un enfant, il y avait ce dessin de cheval, où est-il passé, ce dessin de cheval, un cheval blanc, celui de cet endroit qu’on appelait l’écurie au cheval, mais le cheval est mort, dit-on, le cheval est Continuer la lecture#40 jours #11 | l’enfant perdu

#40jours #11 | Déluge

Les trottoirs ruisselaient, il pleuvait assez pour qu’on considère ce flux comme l’ordinaire et les jours secs comme l’exception. On ne se souvenait pas qu’il n’ait pas plu. Le pire s’insinuait dans les esprits et les plus pessimistes s’embourbaient dans des calculs de probabilité sans fin. Cependant la submersion des terres diagnostiquée par des cohortes de spécialistes ne se produisait Continuer la lecture#40jours #11 | Déluge

#40jours #11 | vie de quartier

Il rentre du boulot. Il sort du métro. La place est animée. Les terrasses sont pleines. Des tablées d’étudiantes et d’étudiants commencent les premières pintes de bière. Des mères – quelques pères – papotent devant un verre de blanc avec les enfants sortis de l’école qui mangent une glace ou un croissant autour des tables, prolongeant la récréation. Des amis Continuer la lecture#40jours #11 | vie de quartier

#40 jours #09 | Trois sur un carré.

Elle lisait des partitions comme on lit un roman, là, debout, dans le métro. Étrange compagnes de voyages, des notes. Personne ne semblait s’étonner, peut être parce que personne ne regarde. Yeux éteints des voyageurs du métropolitain. Pourtant les siens brillaient par leur vivacité, en parcourant les notes elle chantait en silence. Ne pas déranger. Sa culture lui avait toujours Continuer la lecture#40 jours #09 | Trois sur un carré.

#40jours-10-peu de souvenirs l Archéologie dans les parcs

Je vois flou dans le Marseille de ces années là. Du temps passé au cinéma: pour ça surtout que j’aimais la ville (pas pour elle même mais pour son luxe ou les possibilités de fuite qu’elle recèle). Sinon le réel de la ville: des choses dures: immeubles grands et froids longuement fréquentés mais je ne me rappelle d’aucune fois précise. Continuer la lecture#40jours-10-peu de souvenirs l Archéologie dans les parcs

#40jours#10 | des bavarois à la fraise d’anniversaire

L’enfance ne retient pas les souvenirs si certains se jouent du corps. Des cris intimes révoquent les possibles sourires. Il y en a, sur les photos on les voit. Les adultes ne sont pas tous mal aimants, beaucoup ne veulent pas plus loin que ce qu’il voit ou ne veulent pas voir simplement. Alors tout s’est échappé.Je prépare l’anniversaire copains Continuer la lecture#40jours#10 | des bavarois à la fraise d’anniversaire

#40 jours #11 | perdition

Toutes les rues où l’on se perd se ressemblent, quelles que soient les villes, dans les villes bidons comme dans les bidonvilles. Pas les lieux où l’on se retrouve perdu (idiote formule puisque si retrouvé plus perdu), pas les voies qui nous égarent, pas la fausse route qui nous étouffe. Les lieux dont la fin, la seule fin, est la Continuer la lecture#40 jours #11 | perdition

#40 jours #11 | Perdu

Perdu dans un rêve. Perdu dans un rêve d’une ville. Ce sentiment d’urgence au dedans. Perdu aux pieds d’une gigantesque barre d’immeuble. Architecture masse des périphéries urbaines des années 70. Vieillit mal. Façade de couleur beige/orange domine, écrase, sans fin. Monstrueuse. Impossible d’en voir ni le bout, ni le haut. Sur les premiers niveaux, protégés par des grilles, immenses parkings Continuer la lecture#40 jours #11 | Perdu

#40jours #10 | Presque aucun souvenir

Je n’ai presque aucun souvenir de la rue aux Laines alors que pourtant je passe souvent à quelques encablures de ce que je croyais être une petite rue en contrebas du Boulevard de Waterloo1. Il me semble même que je sois allée dans cette partie de la rue il y a quelques années, mais je n’en ai presque aucun souvenir, Continuer la lecture#40jours #10 | Presque aucun souvenir

#40jours #09 | personne ?

Des personnages de lumière, silhouettes bondissantes, se projettent sur le mur du métro entre coquillages, poissons et formes indéterminées dessinées en gros galets. Vêtu, par cette chaleur, d’un pantalon de flanelle flasque aux rayures graciles, sa jambe fait un angle, repliée comme elle est entre le sol, le mur ; sa tête en fait un autre, lourde, inerte, basculée de Continuer la lecture#40jours #09 | personne ?