#40jours #07 | cache-cache

Le décompte commence. Cavalcade dans la maison. La partie de cache-cache est lancée. Elle ouvre la porte en bois de la cave et tâtonne pour trouver l’interrupteur. L’ampoule de faible intensité éclaire modestement l’escalier gris bétonné. Immédiatement une bouffée de fraicheur dissipe la moiteur du corps, l’odeur de renfermé lui saisit le nez et la gorge. L’escalier fait un coude. Continuer la lecture#40jours #07 | cache-cache

#40jours #08 | 48°53’58.1″N 2°20’09.9″E

Message illisible sur l’écran bleuté du téléphone qui s’allume dans la pénombre. Je suis sur le chemin du retour pour rentrer à la maison. Ces signes que je ne perçois pas tout de suite dans leur contexte initial. Une suite de chiffres et de lettres incompréhensibles. Je mets du temps à en saisir le sens. 48°53’58.1″N 2°20’09.9″E. En-dessous, une heure Continuer la lecture#40jours #08 | 48°53’58.1″N 2°20’09.9″E

#40jours #03 | le fantôme de Félix Leclerc

Parc Félix-Leclerc (Lasalle, Montréal, Québec, Canada) Sur une rue plus ou moins large, quelques voitures sont stationnées en bordure du trottoir. D’un côté de la voie, les arbres forment une muraille de feuilles vertes. Le parc semble se cacher derrière ce mur végétal. De l’autre côté de la rue, des maisons semi-détachées, chacune arborant sa porte de garage, se tiennent Continuer la lecture#40jours #03 | le fantôme de Félix Leclerc

#40jours #07 | sous-sols cadenassés

Imagine la petite à cinq ans, le panneau bas de la porte vient d’exploser, les parents et les petits étaient tout près, un recul, puis dépêchons-nous, ils descendent tous. Elle suppose maintenant qu’ils ont bien dû descendre et passer la petite porte en bois pour remonter très vite en haut du jardin en pente dans l’établi du grand-père en plein Continuer la lecture#40jours #07 | sous-sols cadenassés

#40jours #07 | de profondis

Ils me mettrons en terre, à reculons. Erreur monumentale, Orphée leur apprendra… Je  ne leur en veux pas. C’est ainsi. Il s’agira d’être courageux. Se laisser descendre dans la caisse de sapin capitonnée de blanc et pourtant déjà sombre. Le doux balancier au bout des bras familiers où palpite la vie. Puis les bruits inquiétants: Le frottement d’abord des cordes qui Continuer la lecture#40jours #07 | de profondis

#40jours #08 | marqueurs terminus

Terminus Bastille. L’escalator est en panne, à sa gauche un escalier de larges marches, 40, peut être 50  et le bruit montant de la ville qui se mêle au milieu, (marches 25, 26, 27)à celui des rames tout au fond des couloirs qui vont et viennent . À droite l’immeuble de la banque de France, sept étages, le dernier, les fenêtres Continuer la lecture#40jours #08 | marqueurs terminus

#40jours #07 | brèves de descentes

Il y avait ce puit sur une des cinq terrasses qui composent ce jardin, un puit recouvert de planches avec une lourde pierre posée dessus. Interdiction formelle d’en approcher et si j’en vois un il est privé de dessert pendant toutes les vacances. Bien, nous nous contentions de tourner autour, de se cacher derrière, de chercher comment retirer cette pierre Continuer la lecture#40jours #07 | brèves de descentes

#40jours #07 | feuille-escalier

J’aime écrire sur des feuilles de fortune dont je défini les limites et les formes. Ici, feuille-escalier. Brouillon. répertoire d’idée, de souvenirs. A chaque marche, une nouvelle déambulation souterraine. Un souvenir de voyage, un rêve, le décor d’une lecture marquante … Se limiter dans un premier temps au petit espace de la marche. Tout remettre à plat, ensuite. En ne Continuer la lecture#40jours #07 | feuille-escalier

#40jours #07 | pause déjeuner

Il avait marché toute la la matinée dans la ville, traversé des parcs, des avenues, des ruelles ombragés, parlé à tout un tas de gens, expliqué, montré. Mais là, il fallait qu’il respire un instant. La chaleur était telle qu’il n’avait pas senti le coup de chaud arriver. Sa tête se mit à tourner, il perdit l’équilibre, se retint d’un Continuer la lecture#40jours #07 | pause déjeuner

#40 jours #07 | vertige

Perchée sur un haut tabouret, accoudée au bar, le regard perdu dans la mousse d’une Guinness, assise au-dessus d’un monde qu’elle ignore, elle chavire vers le labyrinthe de ses désirs. Elle a quatorze ans, dans la grotte encore vierge de touristes – Clamouse – affublée d’un casque à lampe frontale elle avance précautionneusement ; il s’arrête ; ils ont trouvé Continuer la lecture#40 jours #07 | vertige