De trois quart

Ce visage qui t’arrive de trois quarts  comme une déflagration d’être Cet effet d’infini distance dans le tout proche  L’impatience du visage à se hisser au rang de mémoire  Du visage on ne sait pas le nom c’est quelqu’un qui se retourne  Impression d’elle qui t’arrive comme par effraction  C’est elle on dirait mais avec cette lumière qu’on a en plein Continuer la lectureDe trois quart

Où les paupières s’accrochent

Sur la moquette rouille, dans la chambre carrée, coudes genoux elle rampe, avance jusqu’au coffre où dort sa poupée, et elle dit que c’est sale et que c’est dégueulasse, tandis que la mère passe l’aspirateur – ma moquette, elle est sale dégueulasse – et elle répète encore, même si proprette, la chambrette, sans mouton de moquette, depuis l’apparition disparition de Continuer la lectureOù les paupières s’accrochent

Œil pour œil

Sous les yeux. Sous les câbles. Usines. Comme compactées. Chimie. Chlore. Hydrogène. Zirchonium. Diamants synthétiques. Air liquide.Tubes, cuve , cheminées, échelles, escaliers, passerelles, wagons-citernes. Des liaisons, des passages, des réservoirs. Illisibles. Mystérieux. Ainsi que je représenterais un cerveau. Par le chemin à flanc. Derrière les lotissements ouvriers. Au replat, deux pylônes jumeaux. Écouteurs aux oreilles. Very good trip en replay. Continuer la lectureŒil pour œil

Petit dictionnaire

 J’ai déplacé mes textes selon le schéma suivant : le premier était le texte 7, le 2/6, le 3/1, le 4/3, le 5/5, le 6/interstice 2, le 7/8, le 8/9, le 9/interstice 1, le 10/2. Vous ne relirez sûrement pas l’ensemble ou sûrement même certains textes n’ont pas été lus. Mais la simple lecture de ce mini-dictionnaire égrène des sortes de Continuer la lecturePetit dictionnaire

Je/elle/corps

Point de départ texte fin de Introspection prop #7 Elle s’inspire de Peter Handke, en reprend quelques expressions Certes aujourd’hui « je ne suis pas ce que j’ai été » pourtant au fond de soi ressentir l’inverse       comme une permanence de l’essentiel… Elle est en quête de cohérence et d’unicité cela semble évident elle décide de reprendre son texte de garder les Continuer la lectureJe/elle/corps

#11-Annotations en clé d’auteur

Quel est vraiment l’espace du gravier et l’espace de l’herbe, l’herbe qui s’appelle en ce temps chiendent et qui vient faire quelque chose qui ne s’appelle pas encore dessin puisque les dessins se caractérisent par de maladroites taches sur des feuilles alors qu’ici le gravier pointe, brille de certaines de ses facettes dures et blanches et s’enfouit sous les brisures Continuer la lecture#11-Annotations en clé d’auteur

#10-hypothèse Babudu

Hypothèse Babudu : à moment donné, changement de vie (le corps se prépare à l’écrasement-dilatation de l’avion). Un mendiant aveugle est dans l’aéroport, ce corps lui parle, par ses fourmillements et ses aspirations dissonantes. A partir de là, le corps tangueur de l’aveugle ne cesse de répéter cette histoire dans le hall de l’aéroport. Les corps helleurs des policiers restent à Continuer la lecture#10-hypothèse Babudu

Ses yeux si pâles

Avoir eu une idée en écoutant la vidéo d’où émergeait le thème clôturant l’atelier d’hiver, et malgré la distance prise avec l’idée d’être capable de me maintenir dans le groupe, sentir une idée tressaillir, idée trop intime, trop infime, reprendre le cours des jours en tentant d’y tenir place, et de temps en temps repenser à cette jeune fille que Continuer la lectureSes yeux si pâles

Pan

Pan Prise de tête. Dans le bureau avec vue sur la place en travaux. Outil grue devant la fenêtre qui brouille l’image habituelle, déplace la trajectoire du regard. Prise de tête. L’informaticien totalement à ses manettes et moi qui ne reconnaîs pas ce que deviennent mes données. Mes données tout à coup si précieuses si fortement indispensables. Désorganisation. Prise de Continuer la lecturePan

Nature morte

Elle est assise en bout de table, la table en formica bleu marine, avec ses rallonges dont les rainures se remplissent régulièrement de miettes de pain minuscules qu’on peut gratter avec les doigts, en passant l’ongle de long en large, d’un bout à l’autre, lentement, presque nonchalamment, avec l’air de pas y toucher, avec les yeux perdus dans le vague Continuer la lectureNature morte